Enfant de pâtissiers renommés et depuis ma tendre enfance, les week-ends se déroulaient chez mes grands-parents paternels à Sète. Mamie m’avait enseigné au fur et à mesure, patiemment, par le biais du jeu, à lire, à écrire et à compter,  avec « sa bonne vieille méthode de l’époque ». A l’âge de six ans, au CP, (en 1966), première de ma classe, je reçus officiellement le Prix d’Excellence, sur le kiosque à musique de notre belle esplanade ; Egalement, l’apprentissage du vélo dans l’allée fleurie de leur villa « Les roses » au pied du Mont Saint Clair ; L’initiation aux jeux de cartes (belote, rami), aux jeux de société, notamment le Monopoly, où l’on souhaitait tous posséder les quatre gares et la fameuse Rue de la Paix. Nous jouions ensemble lors des longues soirées d’hiver. Toute la famille me faisait confiance. Aussi, seule comme une grande fille, je descendais l’impasse des abeilles jusqu’à la « Laiterie de la Colline » pour quérir le litre de lait qui bouillait aussitôt dans sa casserole. En refroidissant, une crème épaisse se déposait, tel un léger nuage blanc dans une jolie tasse à café. D’un petit doigt habile, la dégustation s’accomplissait sur le champ. Le soir, les parents me récupéraient et me chouchoutaient, enfin prête pour somnoler dans les bras de Morphée…

En l’an mil neuf cent soixante cinq, mes grands-parents firent l’acquisition d’une maison en pierre à Formiguères, au cœur des Pyrénées Orientales. Notre deuxième nid douillet été-hiver respirait la joie de vivre et le bonheur partagé Ce sympathique “do mi si la do ré“, jeu de mots tout en musique, était ancré à l’entrée du charmant village si typique. Me voici donc revenue un demi-siècle plus tôt, à la redécouverte de ce plaisant site montagnard, revivant ainsi aujourd’hui ma jeunesse d’antan. Comme une bouffée d’air frais, me remontent à l’esprit leur amour, leur gentillesse, leur patience et beaucoup d’agréables moments… Le matin par la fenêtre entrouverte, il faisait bon sentir l’odeur alléchante des croissants chauds, avec leurs croustillantes croûtes subtilement dorées au pinceau…. Tous les samedis en matinée, Mamie m’emmenait faire les courses. Producteurs et artisans locaux s’installaient sur la Place de l’Eglise pour débuter l’animation du marché. Ensuite, sans aucun bruit, tombait la nuit… Notre table fermière nappée d’une simple toile cirée tendait ses bras pour l’invitation à souper. Une télévision diffusait en noir et blanc les informations…
A la chaude saison d’été, avec mon frère Georges, nous profitions ainsi des merveilleuses journées ensoleillées. Quelle patience d’ange ils avaient ! Mamie Germaine, de son petit nom, en tenue décontractée, surveillait nos jeux de balles au lac artificiel de Matemale. Durant la plaisante promenade matinale, l’herbe verte, folle, mouillée effleurait nos genoux écorchés. K-way fermés et cannes à pêche calées, on attendait que “Dame Truite” daigne bien venir prendre son précieux déjeuner. Reines grenouilles sautaient de nénuphars en nénuphars et Damoiselles couleuvres ondulaient sur l’eau bleutée. Quelques balades forestières où le bois sec et éparpillé se laissait ramasser. Papy Georges avait déterré un petit sapin dans la forêt pour le replanter dans l’angle de notre jardin. Celui-ci grandissait au fil du temps, comme nous, bien tranquillement. Vêtus en short et tee-shirt bariolés, je me souviens comme si c’était hier, des nombreuses baignades endiablées. Ces visqueuses algues gluantes bien serrées chatouillaient nos plantes de pieds. Une palanquée de belles heures passées à s’arroser, s’amuser, nager, plonger et bien sûr ! à faire fuir le poisson longuement espéré. Papy péchait juste à côté… Tandis que nous hissions la grand’ voile pour naviguer, l’ami vent très puissant gonflait la toile pour s’amuser. Notre spacieux Zodiac glissait et serpentait sur ce gigantesque lac agité. Tout à l’identique d’une gracieuse chenille qui scintillait de mille feux étoilés.

Mes grands-parents étaient très alertes et dégourdis pendant l’agréable journée au Perthus aussi. Là-bas, nous «dévalisions» les grandes surfaces en «boissons anisées» avant d’être stockées dans la penderie aménagée. Un jour, sur le chemin du retour à Sète, notre DS couleur beige fut arrêtée sur la départementale par la volante de l’époque. “Bonjour Monsieur ! Qu’avez-vous à déclarer s’il vous plaît ?” demanda poliment le douanier. “Ho… deux bouteilles de cinq litres de Martini, une de blanc, une de rouge… Vous savez, on a une petite maison à Formiguères… et blablabla …”. “Vous pouvez y aller” lui répondit celui-ci d’un air faussement intéressé. “Ouf, on l’a échappé belle” s’exclama Papy tout content de lui… et sa charmante épouse qui lui avoue spontanément : “heureusement, car j’avais caché deux litres supplémentaires dans les valises…”. Sacrée Mamie, va ! Après ces deux mois de vacances méritées toujours appréciées, une certaine complicité, un rituel instauré, une routine bien rôdée, s’étaient installés au fil des années.

Imaginez ce même village montagnard à la fraîche saison d’hiver. De doux parfums aux bises rudes nous incitaient à respirer à pleins poumons l’air pur à Font-Romeu, assez loin quand même de notre foyer chaleureux. Mon frère et moi-même n’avions que cinq et six ans… Quel courage de parcourir toute cette longue route tous les matins… C’est loin, très loin dans le temps mais toujours présent dans ma mémoire d’antan ! Sur ce vaste domaine skiable, noyés sous cette poudre blanche, nos skis valsaient sur l’avenante poudreuse, identiques à de séduisantes danseuses. Par ci, par-là, sur l’excellente neige onctueuse, scintillaient de minuscules diamants… Papy photographiait toute sa tribu avec un polaroïd instantané noir et blanc. Tous deux déjeunaient au restaurant “Les airelles” situé en contrebas de l’unique piste. Constamment pressés d’en profiter tandis que les skieurs affamés et fatigués se reposaient, notre succulent sandwich nous redonnait des ailes. On amortissait ainsi notre forfait suspendu autour du cou par une courte bretelle. Leurs petites têtes blondes étaient adorables mais surtout increvables… Quand l’obscurité descendait sur nos maisonnettes fermées à clé, tous contemplaient la lumineuse flambée qui dansait dans notre cheminée. Celle-ci se tortillait en cadence comme de magnifiques ballerines issues de célèbres cabarets. Une douce chaleur enveloppait nos corps frigorifiés. A l’intérieur de la chambre lambrissée située au rez-de-chaussée, on se chamaillait sur les lits superposés. Mamie déposait dans nos duvets une brique chaude enveloppée dans un torchon en coton mélangé. Ainsi les petits pieds gelés se réchauffaient… Superbe et silencieuse, la pleine lune d’un seul coup, venait éclairer notre fenestrou. Admirant ainsi cette nuit étoilée, voilà qu’ici résonnait minuit enchanté…
Vers l’âge de neuf, dix printemps, la station de ski Les Angles, plus proche de notre domicile, paraissait impressionnante. Là, nous étions suspendus à l’intérieur des télécabines de quatre places, panachées aux traditionnelles couleurs catalanes, sang et or. L’originalité de ce sommet ressemblait à une gigantesque pieuvre nantie de ses huit tentacules s’étendant sur un immense domaine skiable. Pistes bleues, vertes, rouges et noire se déployaient et se croisaient par endroits, un vrai labyrinthe de blancheur immaculée. A dix-sept heures, skieurs amateurs et chevronnés redescendaient. Papy et Mamie, toujours en pleine forme, venaient alors nous rechercher vers l’Ecole de ski… Puis à douze, treize ans, demeurant sur place (un kilomètre), la naissance de la station de Formiguères a encore modifié nos habitudes. Tenant à bout de bras un épais fil de neige et tirant sur ce solide câble, notre flèche déjà en poche, nous écumions toute cette montagnette enneigée à la découverte de joies nouvelles et bosses à sensation. Voilà donc repartis les rois de la piste, leurs anges adorés pendant toutes ces superbes années… Ce doit être cela l’Amour… Bonheur, Patience et Dévouement… !!!
Cette charmante prose a rafraîchi les formidables souvenirs de ma jeunesse rendant ainsi ce brillant hommage à mes adorables grands-parents… Ma plume si légère voudrait bien s’envoler et tout partager avec vous mais il me faudrait bien plus que ces deux feuillets, vous vous en doutez !

La vie n’est-elle pas un extraordinaire livre d’images, une éphéméride où l’on tourne tous les jours une page ?

Ce charmant texte a gagné le 2e  prix 2014 de la catégorie “du souvenir et des souvenirs” de l’Association Rencontres île des poètes à Ste-Geneviève-des-Bois (91).

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La bûche de Noël !
Publié à 12:11 dans Ma famille

L ‘avenir de son joli métier… devenir “très bon pâtissier”…
A près trois générations est née Sète joie, Sète passion.

B iscuit imbibé de sirop parfumé et de fruits macérés,
U ne crème au beurre, marrons, pâtissière… princière.
C hantilly aussi, pardi ! avec de la mousseline, si fine.
H abillée tout en beauté, enrubanée, prête à déguster.
E n ganache ou même glacée, elle n’avait aucun secret.

D ès le petit matin, enfin, à côté du beau sapin,
E lle trônait dans la vitrine, si fière… j’imagine !

N oël arrivait… notre Père Noël descendait, et au ciel, on y était.
O ccupé, il se levait très tôt, par tous les temps et tous les maux,
E n bichonnant ses clients, avec humour, et toujours avec amour.
L as, il était le meilleur pâtissier* de l’île singulière si particulière.

* Mon papa adoré

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Mes Noëls d’Antan
Publié à 0:00 dans Ma famille

J e n’ai jamais passé cette fête avec mes parents, et pourtant…
O u plutôt en les aidant, tout simplement… c’était bien marrant.
Y faut que je vous le raconte… mais sans aucune fausse honte…
E t jusqu’à mes quinze ans, on n’a eu que de très bons moments.
U ne virée à Formiguères, chez les grands-parents… peuchère !
X Man en rouge et blanc avec le traîneau et les beaux cadeaux…

N oël, la pâtisserie remplie de clients offrait ses gâteaux alléchants,
O u ses chocolats, entremets glacés, il fallait même les commander,
E t toutes ses friandises, faites maison… c’était vraiment très bon !
L a nuitée à tout préparer, la journée à travailler et jamais fatigués.

E t nous, petits sans aucun souci, on s’amusait, ravis de cette sortie !
T ous en salopette colorée, bonnet et cache-nez serrés, on se gelait…

B elote et rebelote, et pour Le Réveillon, c’était la même ” punition ” !
O n voit les mêmes personnes, mêmes donnes, la cuisine est bonne !
N ouvel An ou Jour de l’An… Et Premier Janvier, premiers baisers !
N ouveauté à volonté, Marquise endimanchée, tout avait du succès,
E t cette double journée achevée, ils s’en allaient enfin, se reposer.

A vec le temps qui passe, on rêvasse, on ressasse…
N ’oublions pas ; Papy et Mamie, Mémé, Geo et Ro…
N os pensées s’envolent vers ces cieux, si précieux !
E n cette nouvelle année, Amour, Humour, Bonheur…
E t Santé, Prospérité… et l’Amitié, aussi, c’est sacré.

Diaporama : Joyeux Noël 

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Joyeux anniversaires, je vous aime !
Publié à 23:51 dans Ma famille

Joyeux anniversaires !

D  imanche seize septembre ! Carte blanche, à l’aise, les membres.
I  
mprovisant l’acrostiche fétiche, cet instant si charmant, ma biche.
M  
ariage, le bel âge le partage, 50 années à souhaiter, ça s’arrosait.
A  
Port Marine. Où ? Mais à Sète !… D’accord Minou*, on fait la fête.
N  
ous voici réunis, la famille, les amis, pas de bisbille, pas de souci,
C  
hics et bien sapés, hic, on dirait de jeunes mariés prêts à convoler.
H  
a ! 55 printemps, pour Bernard et du bon temps, pour mon Mozart.
E  
t un déjeuner très apprécié, goûteux, copieux et joyeux, à souhait.

La pièce montée se laissait déguster...

S  avourez ce foie gras de canard cuit et la salade de homard qui suit,
E  t le carré d’agneau, trop beau, la pièce montée se laissait déguster.
I  maginez, pour votre palais, vin blanc, rouge. Catalans, on se bouge.
Z  ou, soyons fous ! Les petits fours, le champagne, bonjour, la cagne.
E  t après ce festin heureux, Minou et son coquin regagnent les cieux.

S  i on allait à la pêche à la seiche ? Sur l’étang, ce serait si marrant.
E  t nous voici donc partis, pour l’après-midi… ravis de cette belle vie.
P  our un baptême, pas de problème, j’ai un système, passe la crème.
T  out est prêt, on peut y aller, le moteur démarre, largue les amarres,
E  t revoilà les fameuses turlutes, aventureuses, miraculeuses. Flûte !
M  anqué, pourtant je l’avais, je la tiens elle vient, elle crache la vache.
B  royant du noir, gardant espoir, on cale, elles cavalent, on se régale.
R  iant de bon coeur et dans la bonne humeur, on partage ce bonheur,
E  t à Bernard, l’oscar, Jo - Véro, le duo, en musique, c’est magnifique.

* Minou = surnom affectueux de mes parents

2 commentaires
Merci papy, merci mamie…
Publié à 10:00 dans Ma famille

F ormiguères… Un charmant petit hameau tellement ravissant,
O ù naguère avec nos grands-parents nous venions tous les ans.
R afraîchir tous mes souvenirs, ici… leur rendre ce bel hommage.
M agnifique maison étagée bien ancrée à l’entrée du petit village.
I l faisait trop bon sentir l’odeur alléchante des croissants dorés.
G arage déneigé, cheminée allumée, sapin décoré, tout y était !
U
ne ruelle goudronnée située entre la pâtisserie et la droguerie.
E
té comme hiver, allons vite prendre l’air ! Et voici notre paradis.
R
appelle-toi ! leur tendresse, leur gentillesse, à chaque instant.
E nfin ! Bien présent à tout moment, suivait le berger allemand.
S
ages comme une image, nous étions arrivés et quelle fringale !


M
atinée ensoleillée, papy nous surveillait au Lac de Matemale,
A vec tente bleutée, Zodiac amarré, canne à pêche calée, voilà !
T oute la famille se divertissait… A moi les aiguillée du canevas.
E n short et petit tricot, la baignade et le vélo étaient conseillés,
M archer en pleine forêt où le bois mouillé se laissait ramasser.
A ffairés à la voile, le vent gonflait notre toile… et le ski nautique,
L a journée au Perthus, les prospectus, l’Espagne si magique.
E change de complicité dans nos activités, en avant l’Aventure !

P arfums d’hiver aux bises rudes et respirer cette brise si pure.
Y avait-il beaucoup de neige ? La station préférée, les Airelles.
R apidement avalé, le succulent repas nous redonnait des ailes
E n effet, à Font-Romeu, le ciel était bleu, le temps appréciable.
N
ous étions tous deux adorables, increvables, inséparables,
E nsuite, la station près de chez nous a vu le jour, doucement.
E n grandissant, Les Angles étaient plus qu’impressionnants,
S uspendus dans les œufs colorés, bâtons et skis sur le côté.

O n grimpait au sommet et à la nuitée, tous redescendaient.
R egarde le tarif des forfaits, un prix exorbitant maintenant.
I l y a longtemps, si longtemps, ils étaient tous à vingt francs.
E merveillés, cette poudre blanche dansait. Vite, accélère !
N ous avons vu aussi la naissance de Formiguères, si chère.
T irant sur le câble à bout de bras, voilà les rois de la piste.
A rtistiques, astucieux et intrépides, ben quoi ? des artistes.
L a nuit, la brique, pratique, nous réchauffait pieds et duvet,
E t la chambrée lambrissée où l’on dormait en lit superposé.
S ublime et superbe, la lune en beauté illuminait le fenestrou.

S ympathiques nos petits anges, mais très casse-cou surtout !
E spiègles mais toujours complices pendant toutes ces années.
T endresse et amour si bien partagés, rien ne nous manquait…
E xcepté nos parents pâtissiers qui tous les jours travaillaient.

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Chez “Minou patte folle” !
Publié à 1:00 dans Ma famille

C hez Minou et sa patte folle, là, on rigole !
H a ! Une très belle journée bien appréciée,
E n très bonne compagnie, je vous certifie.
Z ou, Gabinou-Gabinette, Minou et Minette.

M aman au vin blanc nous au Ricard, trop tard !
I mprovisant perroquets, avec olives anchoitées.
N ous aimons l’imprévu qui, pour nous était prévu.
O n recevait Gaby, il participait à la fête, lui aussi.
U n repas succulent et la galette tout simplement.

P uis après le café, le “docteur-facteur” Jo est arrivé.
A ssis en carré le tarot a débuté mais sans compter.
T ous les coups sont permis, pour sauver, “son petit”.
T ant de bonne humeur, les âneries, tous en choeur,
E t ce bout d’essai fut confirmé on s’est bien amusé.

F inalement pour goûter, le champagne nous était réservé.
O n l’a dégusté, bien que ce ne soit pas, ma tasse de thé…
L ‘après-midi est trop vite passé et Minou regardait la télé.
L a dînette chez Gabinette, dvd, enroulée dans la couette,
E ndormie, ”vrai bébé dans sa poussette”, je vous la décris.

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Mon petit nid douillet à l’année
Publié à 13:22 dans Ma famille

M on petit nid douillet secret est enfin dévoilé.
O n l’apprécie ; Il est si joli et c’est de la folie.
N on. Grande ourse se ressource à la source.

P eluches colorées, perruches accrochées,
E n quantité, des nounours variés à volonté,
T out gabarit aussi… Ils me sourient, ravis.
I l y en a bien quatre-vingt, ça c’est certain.
T ous ont leur place, et chacun se prélasse.

N ichés sur les tuyaux, la stéréo et le frigo,
I ntimidés par le piano, ils sont trop beaux.
D issimulés dans les pavois, je les aperçois.

D ans la bibliothèque, le Journal de Mickey,
O u les Bellemare, Borniche et Walt Disney.
U ne flopée de B.D… et de K7 enregistrées.
I nstallés aux murs, mes canevas, bien sûr.
L ac aux fées, flamants, Cloclo évidemment.
L es volets fermés, lumière et télé allumées,
E n ce petit paradis, je n’ai plus aucun souci.
T out l’hiver, il est chauffé et l’été, il fait frais.

A ssise au canapé, je suis assez bien entourée.

L ‘Atari, bien dit, fait aussi partie de ma belle vie.

A vec mon copain… qui fait trop souvent le malin,
N ourri de bonnes intention, la raclée à répétition…
N ‘entendez-vous pas le sax alto et mes défauts ?
E t je l’ai travaillé, torturé, sans arrêt et sans pitié…
E n une semaine, l’aubaine, je suis devenue la Reine.

    

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L’après-midi d’enfer…
Publié à 0:00 dans Ma famille

A tari est un jeu vidéo trop beau, il a fait de vieux os !
T ellement facile à manipuler, qu’il nous plaît ! Parfait !
A vec ses K7 variées, c’est la fête assurée. Continuez !
R egardez, on va jouer au flippeur, aux envahisseurs…
I maginez les circuits de voitures, pourvu que ça dure !

T élé grand écran, manettes pas jeunettes, en avant !
E t notre préféré, c’est le tennis ; Bis, bis, c’est gratis !
N otons nos performances, mais là, je mène la danse…
N ul ne vient nous déranger, on peut s’amuser en paix !
I l jure, murmure, endure, se torture… C’est l’usure !
S ‘il te plaît ! Je vais maï prendre la pâtée, pour changer…

E t voilà, c’est fait, elle me l’a donnée avec trop de facilité…
T ant pis pour Moi mais Elle, elle s’en mordra les doigts…

M ais oui ! Depuis quelques temps, c’est moi qui la prends…
A vec lui, c’est garanti, c’est la raclée assurée, ça promet.

R ami, rami ! Mais tu n’es plus mon ami… Eh ben, tant pis !
O n a beau changer de mains, mais jamais tu ne me reviens.
U ne fois la partie commencée, si, si, tu deviens Le Privilégié,
S ouvent, Très souvent, Trop souvent… c’est Lui qui te tient !
T u le fais terminer en beauté, pour moi, c’est toujours râpé !
E t tout comme le fromage… il faut que je tourne Sète page !

A u départ, il m’escampe… une jolie carte, qui le gène…
U n Ricard et une trempe ! Je m’écarte car j’ai la haine…

R emarquez aussi sa façon de compter… ça me plaît !
A vec 3 fois 7 vingt huit… hé oui, je suis cuite, recuite…
M algré son fameux Ha ou Tu me la rejetteras celle-là…
I l pose tout, d’un coup, ça ne m’amuse pas du tout !

A vec ma très bonne humeur, j’additionne mes erreurs !

S i vous voulez mon avis, la chance lui a souri, à lui aussi !
E t bavardant tout l’après-midi, le perdant se fait du souci…
T our de France à la télé ? Sans importance, je l’ai gagnée !
E n cadence, il est invincible et ma vengeance sera terrible…

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