

L ‘avenir de son joli métier… devenir “très bon pâtissier”…
A près trois générations est née Sète joie, Sète passion.

B iscuit imbibé de sirop parfumé et de fruits macérés,
U ne crème au beurre, marrons, pâtissière… princière.
C hantilly aussi, pardi ! avec de la mousseline, si fine.
H abillée tout en beauté, enrubanée, prête à déguster.
E n ganache ou même glacée, elle n’avait aucun secret.

D ès le petit matin, enfin, à côté du beau sapin,
E lle trônait dans la vitrine, si fière… j’imagine !

N oël arrivait… notre Père Noël descendait, et au ciel, on y était.
O ccupé, il se levait très tôt, par tous les temps et tous les maux,
E n bichonnant ses clients, avec humour, et toujours avec amour.
L as, il était le meilleur pâtissier* de l’île singulière si particulière.
* Mon papa adoré


J e n’ai jamais passé cette fête avec mes parents, et pourtant…
O u plutôt en les aidant, tout simplement… c’était bien marrant.
Y faut que je vous le raconte… mais sans aucune fausse honte…
E t jusqu’à mes quinze ans, on n’a eu que de très bons moments.
U ne virée à Formiguères, chez les grands-parents… peuchère !
X Man en rouge et blanc avec le traîneau et les beaux cadeaux…
N oël, la pâtisserie remplie de clients offrait ses gâteaux alléchants,
O u ses chocolats, entremets glacés, il fallait même les commander,
E t toutes ses friandises, faites maison… c’était vraiment très bon !
L a nuitée à tout préparer, la journée à travailler et jamais fatigués.

E t nous, petits sans aucun souci, on s’amusait, ravis de cette sortie !
T ous en salopette colorée, bonnet et cache-nez serrés, on se gelait…
B elote et rebelote, et pour Le Réveillon, c’était la même ” punition ” !
O n voit les mêmes personnes, mêmes donnes, la cuisine est bonne !
N ouvel An ou Jour de l’An… Et Premier Janvier, premiers baisers !
N ouveauté à volonté, Marquise endimanchée, tout avait du succès,
E t cette double journée achevée, ils s’en allaient enfin, se reposer.
A vec le temps qui passe, on rêvasse, on ressasse…
N ’oublions pas ; Papy et Mamie, Mémé, Geo et Ro…
N os pensées s’envolent vers ces cieux, si précieux !
E n cette nouvelle année, Amour, Humour, Bonheur…
E t Santé, Prospérité… et l’Amitié, aussi, c’est sacré.
Diaporama : Joyeux Noël


D imanche seize septembre ! Carte blanche, à l’aise, les membres.
I mprovisant l’acrostiche fétiche, cet instant si charmant, ma biche.
M ariage, le bel âge le partage, 50 années à souhaiter, ça s’arrosait.
A Port Marine. Où ? Mais à Sète !… D’accord Minou*, on fait la fête.
N ous voici réunis, la famille, les amis, pas de bisbille, pas de souci,
C hics et bien sapés, hic, on dirait de jeunes mariés prêts à convoler.
H a ! 55 printemps, pour Bernard et du bon temps, pour mon Mozart.
E t un déjeuner très apprécié, goûteux, copieux et joyeux, à souhait.

S avourez ce foie gras de canard cuit et la salade de homard qui suit,
E t le carré d’agneau, trop beau, la pièce montée se laissait déguster.
I maginez, pour votre palais, vin blanc, rouge. Catalans, on se bouge.
Z ou, soyons fous ! Les petits fours, le champagne, bonjour, la cagne.
E t après ce festin heureux, Minou et son coquin regagnent les cieux.
S i on allait à la pêche à la seiche ? Sur l’étang, ce serait si marrant.
E t nous voici donc partis, pour l’après-midi… ravis de cette belle vie.
P our un baptême, pas de problème, j’ai un système, passe la crème.
T out est prêt, on peut y aller, le moteur démarre, largue les amarres,
E t revoilà les fameuses turlutes, aventureuses, miraculeuses. Flûte !
M anqué, pourtant je l’avais, je la tiens elle vient, elle crache la vache.
B royant du noir, gardant espoir, on cale, elles cavalent, on se régale.
R iant de bon coeur et dans la bonne humeur, on partage ce bonheur,
E t à Bernard, l’oscar, Jo - Véro, le duo, en musique, c’est magnifique.
* Minou = surnom affectueux de mes parents
F ormiguères… Un charmant petit hameau tellement ravissant,
O ù naguère avec nos grands-parents nous venions tous les ans.
R afraîchir tous mes souvenirs, ici… leur rendre ce bel hommage.
M agnifique maison étagée bien ancrée à l’entrée du petit village.
I l faisait trop bon sentir l’odeur alléchante des croissants dorés.
G arage déneigé, cheminée allumée, sapin décoré, tout y était !
U ne ruelle goudronnée située entre la pâtisserie et la droguerie.
E té comme hiver, allons vite prendre l’air ! Et voici notre paradis.
R appelle-toi ! leur tendresse, leur gentillesse, à chaque instant.
E nfin ! Bien présent à tout moment, suivait le berger allemand.
S ages comme une image, nous étions arrivés et quelle fringale !
M atinée ensoleillée, papy nous surveillait au Lac de Matemale,
A vec tente bleutée, Zodiac amarré, canne à pêche calée, voilà !
T oute la famille se divertissait… A moi les aiguillée du canevas.
E n short et petit tricot, la baignade et le vélo étaient conseillés,
M archer en pleine forêt où le bois mouillé se laissait ramasser.
A ffairés à la voile, le vent gonflait notre toile… et le ski nautique,
L a journée au Perthus, les prospectus, l’Espagne si magique.
E change de complicité dans nos activités, en avant l’Aventure !
P arfums d’hiver aux bises rudes et respirer cette brise si pure.
Y avait-il beaucoup de neige ? La station préférée, les Airelles.
R apidement avalé, le succulent repas nous redonnait des ailes
E n effet, à Font-Romeu, le ciel était bleu, le temps appréciable.
N ous étions tous deux adorables, increvables, inséparables,
E nsuite, la station près de chez nous a vu le jour, doucement.
E n grandissant, Les Angles étaient plus qu’impressionnants,
S uspendus dans les œufs colorés, bâtons et skis sur le côté.
O n grimpait au sommet et à la nuitée, tous redescendaient.
R egarde le tarif des forfaits, un prix exorbitant maintenant.
I l y a longtemps, si longtemps, ils étaient tous à vingt francs.
E merveillés, cette poudre blanche dansait. Vite, accélère !
N ous avons vu aussi la naissance de Formiguères, si chère.
T irant sur le câble à bout de bras, voilà les rois de la piste.
A rtistiques, astucieux et intrépides, ben quoi ? des artistes.
L a nuit, la brique, pratique, nous réchauffait pieds et duvet,
E t la chambrée lambrissée où l’on dormait en lit superposé.
S ublime et superbe, la lune en beauté illuminait le fenestrou.
S ympathiques nos petits anges, mais très casse-cou surtout !
E spiègles mais toujours complices pendant toutes ces années.
T endresse et amour si bien partagés, rien ne nous manquait…
E xcepté nos parents pâtissiers qui tous les jours travaillaient.
C hez Minou et sa patte folle, là, on rigole !
H a ! Une très belle journée bien appréciée,
E n très bonne compagnie, je vous certifie.
Z ou, Gabinou - Gabinette, Minou et Minette.
M aman au vin blanc, nous au Ricard, trop tard !
I mprovisant perroquets, avec olives anchoitées.
N ous aimons l’imprévu qui, pour nous était prévu.
O n recevait Gaby, il participait à la fête, lui aussi.
U n repas succulent et la galette tout simplement.
P uis après le café, le “docteur - facteur” Jo est arrivé.
A ssis en carré, le tarot a débuté mais sans compter.
T ous les coups sont permis, pour sauver, “son petit”.
T ant de bonne humeur, les âneries, tous en choeur,
E t ce bout d’essai fut confirmé, on s’est bien amusé.
F inalement pour goûter, le champagne nous était réservé.
O n l’a dégusté, bien que ce ne soit pas, ma tasse de thé…
L ’après-midi est trop vite passé et Minou regardait la télé.
L a dînette chez Gabinette, dvd, enroulée dans la couette,
E ndormie, ”vrai bébé dans sa poussette”, je vous la décris.

M on petit nid douillet secret est enfin dévoilé.
O n l’apprécie ; Il est si joli et c’est de la folie.
N on. Grande ourse se ressource à la source.
P eluches colorées, perruches accrochées,
E n quantité, des nounours variés à volonté,
T out gabarit aussi… Ils me sourient, ravis.
I l y en a bien quatre-vingt, ça c’est certain.
T ous ont leur place, et chacun se prélasse.
N ichés sur les tuyaux, la stéréo et le frigo,
I ntimidés par le piano, ils sont trop beaux.
D issimulés dans les pavois, je les aperçois.
D ans la bibliothèque, le Journal de Mickey,
O u les Bellemare, Borniche et Walt Disney.
U ne flopée de B.D… et de K7 enregistrées.
I nstallés aux murs, mes canevas, bien sûr.
L ac aux fées, flamants, Cloclo évidemment.
L es volets fermés, lumière et télé allumées,
E n ce petit paradis, je n’ai plus aucun souci.
T out l’hiver, il est chauffé et l’été, il fait frais.

A ssise au canapé, je suis assez bien entourée.
L ‘Atari, bien dit, fait aussi partie de ma belle vie.
A vec mon copain… qui fait trop souvent le malin,
N ourri de bonnes intention, la raclée à répétition…
N ‘entendez-vous pas le sax alto et mes défauts ?
E t je l’ai travaillé, torturé, sans arrêt et sans pitié…
E n une semaine, l’aubaine, je suis devenue la Reine.

A tari est un jeu vidéo trop beau, il a fait de vieux os !
T ellement facile à manipuler, qu’il nous plaît ! Parfait !
A vec ses K7 variées, c’est la fête assurée. Continuez !
R egardez, on va jouer au flippeur, aux envahisseurs…
I maginez les circuits de voitures, pourvu que ça dure !
T élé grand écran, manettes pas jeunettes, en avant !
E t notre préféré, c’est le tennis ; Bis, bis, c’est gratis !
N otons nos performances, mais là, je mène la danse…
N ul ne vient nous déranger, on peut s’amuser en paix !
I l jure, murmure, endure, se torture… C’est l’usure !
S ‘il te plaît ! Je vais maï prendre la pâtée, pour changer…
E t voilà, c’est fait, elle me l’a donnée avec trop de facilité…
T ant pis pour Moi mais Elle, elle s’en mordra les doigts…
M ais oui ! Depuis quelques temps, c’est moi qui la prends…
A vec lui, c’est garanti, c’est la raclée assurée, ça promet.
R ami, rami ! Mais tu n’es plus mon ami… Eh ben, tant pis !
O n a beau changer de mains, mais jamais tu ne me reviens.
U ne fois la partie commencée, si, si, tu deviens Le Privilégié,
S ouvent, Très souvent, Trop souvent… c’est Lui qui te tient !
T u le fais terminer en beauté, pour moi, c’est toujours râpé !
E t tout comme le fromage… il faut que je tourne Sète page !
A u départ, il m’escampe… une jolie carte, qui le gène…
U n Ricard et une trempe ! Je m’écarte car j’ai la haine…
R emarquez aussi sa façon de compter… ça me plaît !
A vec 3 fois 7 vingt huit… hé oui, je suis cuite, recuite…
M algré son fameux Ha ou Tu me la rejetteras celle-là…
I l pose tout, d’un coup, ça ne m’amuse pas du tout !
A vec ma très bonne humeur, j’additionne mes erreurs !
S i vous voulez mon avis, la chance lui a souri, à lui aussi !
E t bavardant tout l’après-midi, le perdant se fait du souci…
T our de France à la télé ? Sans importance, je l’ai gagnée !
E n cadence, il est invincible et ma vengeance sera terrible…





