Quand le ciel est bleu, l’étang est heureux… quel moment merveilleux !
Le soleil se réveille, le caresse en finesse, pour le sortir de sa paresse.
Dames mouettes, telles des cerfs-volants se laissent bercer par le vent.
Leurs ailes déployées, elles suivent le mouvement… par enchantement.

Cerf volant Mouette

Ces bancs de goélands si gracieux au grand cou blanc majestueux,
Au long bec épais, aux pieds palmés, se reposent en toute sérénité
Sur le toit des jolies maisons, ou de surcroît, sur nos petits balcons.
On les voit se promener dans les ruelles, sautiller dans les nacelles.

Tous ces voiliers du dimanche agrémentés de belles voiles blanches
Dansent et se balancent au gré des vaguelettes pour parader à Sète.
Dans le lointain, ils filent et défilent, comme une chenille qui scintille.
Sur le ponton si long, nous observons un bateau qui se remplit d’eau.

Voilier

Une plage de sable fin, rythme en cadence, toute la nuance du matin.
Pèle-mêle, ces barques naturelles colorées sont couchées sur le côté.
Le varech si sec, les cailloux de partout, il est passé le Petit Poucet ?
Nous respirons l’iode, c’est la bonne période, et notre dernier épisode.

Arrivés près des filets, les nasses et nos orteils se dorent là au soleil.
Les caisses renforcées, toutes les bouées bariolées si bien alignées.
Un havre de paix ! Même un chat tigré se prélasse sur l’herbe coupée.
La place est pavée bien harmonisée et les bancs dispersés à volonté.

Chat sur hamac

Montez ces ravissants escaliers au coeur du petit village, courage !
Notez ces volets tout en couleur, et une belle flopée de jolies fleurs.
Nous sommes charmés de ce coin ombragé, et quelle tranquillité !
Un bel étang où murmure le vent, moment d’une cure au printemps.

Ce poème a reçu un diplôme d’honneur (section 2 : grand poète d’aujourd’hui) au concours international 2009.

Ce poème a reçu la Mention d’Excellence au concours de
poésie 2010 de l’Institut Académique de Littérature Francophone
dans la catégorie Poésie libre.

aucun commentaire
Un coucher de soleil magnifique !
Publié à 22:14 dans Etang de Thau à Sète

Sur notre petit chemin bien goudronné,
Où poussent ces jolies fleurs colorées,
En bordure de l’étang toujours si beau,
Je me promène sans bruit avec le vélo.

Il fait tellement bon, pour l’instant !
Le soleil si haut s’y reflète dedans.
Ses rayons brillent de tous leurs feux,
Et me sourit, mon visage est heureux.

L’eau est si calme et transparente,
Que j’aperçois les algues vivantes.
Doucement, le soleil rouge orangé
Se cache derrière ce nuage bleuté.

Les mouettes de leur bel envol glissent sur l’eau.
Un “plouf” trouble le silence, le calme et le repos.
Quelques bateaux amarrés par ici, là, gentiment,
Attendent pour la promenade… tout simplement.

Un gentil papy se balade avec son petit.
Nos amis les bêtes sont aussi de sortie.
Au fur et à mesure que le soir descend,
La lune scintille de son si joli croissant.

Toutes les soirées, jamais le même paysage.
Ciel, soleil, lune, étoiles, vent, pluie, nuages.
La nature est trop belle, notre vie trop rebelle,
Je partage ce très bon moment de printemps.

aucun commentaire

Ce soir, un coucher de soleil magnifique.
Cette couleur orangée qui se laisse aller,
Sur ciel azuré, dessine avec de la craie
Une toile si colorée que je trouve unique.

Madame la Lune, de son premier quartier,
Brille, resplendit de mille feux, quel pied !
Esseulée… au milieu du bel océan bleuté,
Elle est chaque soir complice de la nuitée.

Quel temps, aucun nuage, ni souffle de vent,
L’eau salée caresse sans cesse les rochers,
Des algues accrochées se mettent à danser.
Elle est bonne l’eau, je viens juste de glisser…

La petite nacelle s’enfuit chez elle à tire d’aile.
Une flopée de mouettes convole en pirouettes.
Des promeneurs et dans cette bonne humeur,
Je vais me reposer car la nuit vient de tomber.

aucun commentaire
Ma muse… l’étang de Thau…
Publié à 21:03 dans Etang de Thau à Sète
L'étang de Thau

Dans la soirée, assise sur un rocher,
Un vent si frais se pose à mes côtés.
Il souffle, soulève mes cheveux fins,
Et tourne les pages de mon bouquin.

Je le sens et tout mon corps en frissonne,
Jambes repliées, mon esprit s’abandonne.
Un portail couine… la mouette baragouine,
Le vol est gracieux, j’ouvre grand les yeux.

Le soleil, aux beaux reflets argentés,
Vient de tirer sa révérence, enchanté.
Ces nuages blancs en forme de flocons,
Ressemblent à un troupeau de moutons.

La lune n’était pas invitée à jouer.
A cache-cache… elle se planquait,
Parmi toutes ces boules de coton.
L’étang s’amuse avec les poissons.

aucun commentaire

La tramontane s’éveille… L’étang se déchaîne,
Il n’a pas sa pareille, pourtant tout s’enchaîne.
Ces belles vagues escaladent les gros rochers,
Et rentrent par la fenêtre qui n’est pas fermée.

Elles noient les allées, arrosent nos jardinets,
Aspergent les promeneurs… de si bon coeur.
Le vent très furieux souffle si fort… au dehors.
Nos jolies voiles blanches battent des records.

Il virevolte avec les mouettes en farandole secrète.
Regardez-les tourbillonner, danser en toute liberté,
Les ailes déployées au vent, en suivant le courant,
Elles volent s’amusent comme moi avec ma muse.

Les nacelles, surprises par la tempête, ne sont pas de la fête.
Elle les secoue, les balance, et par à coups, là, elles dansent.
Les poissons pris dans les filets ont le mal de mer, c’est vrai !
Je partage ce bon moment de gaieté avec mon K.way trempé.

 Ce poème a reçu le 2e prix Jean de la Fontaine du concours Rencontres - Île des poètes 2009 organisé par l’association Rencontres Artistiques et Littéraires (Ste-Geneviève-des-Bois).

aucun commentaire

Quand le vent s'éveille, l'étang s'émerveille...

Le soleil habillé d’or, reluit comme un trésor.
Il nous caresse, avec finesse et délicatesse.
Dans cet océan géant si clair mais très vert,
Les algues, l’écume, dansent sous la brume.

Le vent souffle fort et il fait frais au dehors.
Le ciel est bleu, les nuages sont heureux.
De formes colorées, gris-blanc mélangés,
Un barbouillage, sur la page du coloriage.

L’eau de l’étang se rebelle, toujours de plus belle.
Elle saute et se jette par-dessus les gros rochers,
Pour mieux asperger… m’empêcher de promener.
Je reste là, plantée avec mon K. Way à l’admirer.

La petite nacelle bleutée tourne la valse endiablée,
Tandis que les bouées orangées sont bien ancrées.
Le plongeur s’abandonne, avec ses palmes jaunes,
Son masque et tuba, il plonge replonge et le voilà !

Face à cette jetée, l’eau caresse les galets usés,
En continu, en régulier, l’inconnu prend son pied.
Elle traverse le long chenal, s’enfuit vers le canal,
Et se faufile, tranquille, vers notre jolie presqu’île.

Ses majestés les mouettes profitent de la tempête.
Elles se laissent planer, emporter au fil du courant,
Comme d’élégants cerfs-volants dirigés par le vent
Et se posent vite fait, sur les allées bien nettoyées.

Me voilà inspirée, et ma plume veut tout partager.
L’harmonie en mon joli paradis, c’est toute ma vie.
Mes yeux sont joyeux car ce paysage merveilleux
Méritait cette jolie poésie, qui nous a tous rajeuni.

Quand le vent s'éveille, l'étang s'émerveille...

Ce poème a gagné le 2ème prix dans la catégorie “grand prix de poésie” au concours de Pont St Esprit 2010

aucun commentaire

Tous les soirs, sur les bords de l'étang...

Tous les soirs sur les bords de l’étang, je vais voir ce beau décor de printemps.
Un poisson vient de moucher, des jeunes gens lancent des pierres en ricochet.
Des chiens non attachés mais habitués gambadent, sautent de tous les côtés.
Il est calme l’étang, pas le moindre souffle de vent… le soleil s’y reflète dedans.

Dans le ciel si bleu, il brille, s’illumine, une longue trainée lumineuse scintille.
Les rochers colorés sont entassés facilitant la descente pour aller se baigner.
Je me promène tranquillement… en frottant mes souliers sur l’herbe mouillée.
Aucun bruit ne vient troubler ce si bon moment et je respire cette joie de vivre.

Dans le fonds j’aperçois les algues danser, et une nacelle pressée de rentrer.
Comme des bateaux blancs se balançant, des mouettes attendent le courant.
Les belles maisons aux murs et volets toujours si bien colorés sont bien gaies.
De grands lampadaires illuminent nos terres et les petites allées goudronnées.

Le soleil joue à cache cache, puis disparaît, l’étang devient alors plus foncé,
Tandis que le ciel et ses nuages aux tonalités bleutées m’invitent à rêvasser.
Je suis ici à contempler, assise sur le rocher, et me voilà tellement inspirée,
Mais quel regret, il me faut déjà rentrer… la nuit m’offre les bras de Morphée.

Ce poème a gagné le 12ème prix (section 1 : grand prix de poésie) au concours de poésie Poètes d’aujourd’hui 2009.

aucun commentaire
À la tombée de la nuit…
Publié à 12:50 dans Etang de Thau à Sète

À la tombée de la nuit...

Dans sa palette de couleurs, l’étang fait mon bonheur.
Cette immensité bleutée ; du bleu clair au bleu foncé,
Ciel et nuages emboîtés, les formes se redessinaient.
Aucune étoile scintillait… seul un point bleu clignotait.

La lune, de son croissant doré, me souriait enchantée.
D’un coup d’oeil, elle surveillait tout ce qu’il se passait.
Et m’invitait à me reposer, dans les bras de Morphée,
Enfin pour m’encourager, avait caché sa tendre moitié.

Le clapotis de l’eau salée venait caresser les rochers.
Le vent s’était bien calmé, satisfait de sa jolie journée.
Mais les mouettes en fête, criaient pour se rassembler.
Toutes ces lumières colorées me ramènent à la réalité.

aucun commentaire
Les mouettes en fête !
Publié à 8:02 dans Etang de Thau à Sète

Les mouettes en fête !Mouette

Admirez-les, esseulées,  au milieu de l’étang,
Comme des bouées… bien trop mal arrimées,
MouetteElles se laissent caresser, dorloter par le vent,
Se font emporter… et balancer par le courant.

Le soleil leur adresse son océan de tendresse.
Avec le cou blanc, ces oiseaux sont élégants.
Quelques cris de plaisir, et un instant de désir…
Tellement touchant, ce moment de printemps.

A tire d’aile mais elles sont partout chez elles.
Sur le toit des maisons, sur nos jolis balcons.
MouetteOn les aperçoit, se promener dans les ruelles,
Quelquefois ici, farfouiller dans nos poubelles.

Pendant la journée, quand le temps le permet,
Elles sont regroupées sur la pelouse nettoyée.
C’est le quartier général où se passe le festival.
Le stade est animé, les buts sont bien gardés.

mouette2

aucun commentaire

Jo et la "Miolle"

L e dimanche après-midi, nous voici partis, sans aucun souci.
E nfin sur l’étang, un brin de vent et des copains si charmants.
S ur la sèche, le bain… la pêche, perlinpimpin… petit coquin.

N on sans mal pour démarrer, trop banal le moteur s’escanait.
A u début, c’était gentillet… torsu nu, enfariné, le mec rigolait.
U ne fois le fer escampé, deux fois le ver bouffé, viens nager ! 
F estival de coques, régal sans équivoque, amical, réciproque.
R ires, sourires, la dérive, de pire en pire, c’est le grand délire.
A vec l’eau agitée, pousse le bateau échoué prêt à appareiller.
G agné, le vent soufflait par l’autre côté… ça nous contrariait.
E n effet, on sautait pour remonter… le slip, lui, redescendait.
S i bien boulégué un rien estropié mais au quotidien engruné.

D e la clavette encore en miettes en passant par les lunettes,
E bahis, l’eau noyait son tapis, nous aspergeait aussi, pardi !

L a tasse à chaque nouvelle brasse, le vent qui nous enlace,
A vec la bière, la glacière… c’est une croisière d’aventurière.

M ais belote rebelote, à l’eau pour réparer, trop beau, ça y est.
I maginez la situation dans le feu de l’action, quelle animation.
O rchestrées en cadence, les belles vagues menaient la danse.
L e mauvais temps nous apostrophe… ça frisait la catastrophe.
L a doffe, une sacrée doffe… être philosophe, fin de la strophe.
E squichée comme une sardine, dans la cabine on baragouine.

S oulagés, notre épopée continue mais l’apôtre n’en pouvait plus.
A bandonné au triste sort, après mille efforts, voilà ! on s’en sort.
I mpressionnant ! Avec tout ce vent, ce courant si décourageant.
N aviguer dans ces conditions, quelle organisation ! Champions.
S urveillant le poète, nos jolies dents jouaient, des castagnettes.

E nfréné, avec le bateau tiraillé, son capitaine était bien en peine,
T ous transformés en statue, en petite tenue, on ne souriait plus. 

S ‘il vous plaît ! A bon port avec de nombreux bleus sur le corps.
A rrivé comme des peilles, trempé et sans oseille, on dépareille.
U n kilo de sable fin dans les godasses, un festin ses patasses.
F oire dans la baignoire, algues noires, à boire ! quels déboires !
S ouvenir… la journée des pêcheurs, plaisir gravé en mon coeur.

     Petit lexique du parler sétois  : 

     * la sèche : banc de terre formant un petit îlot, tout en longueur
     * s’escanait : s’étouffait 
     * enfariné : à moitié éveillé
     * escamper : jeter 
     * bouléguer : remuer dans tous les sens
     * estropié : mal foutu, déformé
     * engruné : on s’est fait mal
     * la doffe : la chance
     * esquiché : très serré
     * baragouiner : parler “petit sétois” 

     * enfréné : gauche, maladroit
     * des peilles : très fatigué
     * des godasses : des chaussures
     * des patasses : des grandes mains 

aucun commentaire