Jo et la "Miolle"

L e dimanche après-midi, nous voici partis, sans aucun souci.
E nfin sur l’étang, un brin de vent et des copains si charmants.
S ur la sèche, le bain… la pêche, perlinpimpin… petit coquin.

N on sans mal pour démarrer, trop banal le moteur s’escanait.
A u début, c’était gentillet… torsu nu, enfariné, le mec rigolait.
U ne fois le fer escampé, deux fois le ver bouffé, viens nager ! 
F estival de coques, régal sans équivoque, amical, réciproque.
R ires, sourires, la dérive, de pire en pire, c’est le grand délire.
A vec l’eau agitée, pousse le bateau échoué prêt à appareiller.
G agné, le vent soufflait par l’autre côté… ça nous contrariait.
E n effet, on sautait pour remonter… le slip, lui, redescendait.
S i bien boulégué un rien estropié mais au quotidien engruné.

D e la clavette encore en miettes en passant par les lunettes,
E bahis, l’eau noyait son tapis, nous aspergeait aussi, pardi !

L a tasse à chaque nouvelle brasse, le vent qui nous enlace,
A vec la bière, la glacière… c’est une croisière d’aventurière.

M ais belote rebelote, à l’eau pour réparer, trop beau, ça y est.
I maginez la situation dans le feu de l’action, quelle animation.
O rchestrées en cadence, les belles vagues menaient la danse.
L e mauvais temps nous apostrophe… ça frisait la catastrophe.
L a doffe, une sacrée doffe… être philosophe, fin de la strophe.
E squichée comme une sardine, dans la cabine on baragouine.

S oulagés, notre épopée continue mais l’apôtre n’en pouvait plus.
A bandonné au triste sort, après mille efforts, voilà ! on s’en sort.
I mpressionnant ! Avec tout ce vent, ce courant si décourageant.
N aviguer dans ces conditions, quelle organisation ! Champions.
S urveillant le poète, nos jolies dents jouaient, des castagnettes.

E nfréné, avec le bateau tiraillé, son capitaine était bien en peine,
T ous transformés en statue, en petite tenue, on ne souriait plus. 

S ‘il vous plaît ! A bon port avec de nombreux bleus sur le corps.
A rrivé comme des peilles, trempé et sans oseille, on dépareille.
U n kilo de sable fin dans les godasses, un festin ses patasses.
F oire dans la baignoire, algues noires, à boire ! quels déboires !
S ouvenir… la journée des pêcheurs, plaisir gravé en mon coeur.

     Petit lexique du parler sétois  : 

     * la sèche : banc de terre formant un petit îlot, tout en longueur
     * s’escanait : s’étouffait 
     * enfariné : à moitié éveillé
     * escamper : jeter 
     * bouléguer : remuer dans tous les sens
     * estropié : mal foutu, déformé
     * engruné : on s’est fait mal
     * la doffe : la chance
     * esquiché : très serré
     * baragouiner : parler “petit sétois” 

     * enfréné : gauche, maladroit
     * des peilles : très fatigué
     * des godasses : des chaussures
     * des patasses : des grandes mains 

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Les rescapés de la turlutte
Publié à 7:18 dans Etang de Thau à Sète

L e lendemain, perlimpinpin… Serein et taquin, enfin !
E t dans l’après-midi, on est reparti, sans aucun souci. 
S ur l’étang, il y avait longtemps et il faisait beau temps.

R evoilà les cannes, le jerricane. On va tomber en panne ?
E t le shadock pompait, pompait, le coq sifflait et chantait, 
S ans cesse, souplesse, vitesse, il se confesse à la déesse. 
C ar le moteur démarre, j’en ai marre, on lève les amarres.
A h, nous voilà, au milieu des cieux ! Où est-il, le bon dieu ?
P êche à la seiche, encore la dèche, la calèche, la brèche…
E t on dérivait, vite fait, bien fait, et à Mèze, on allait arriver.
S urtout, ne rie pas et reste là car il ne démarre pas, voilà !

D ebout sur la Miolle, il bricole, s’affole, l’îdole de la gondole,
E t “hou hou, c’est nous” ! “Les bronzés”, là, on les revoyait.

L e “surcouf”, ouf ! Merci, on est ravi ! A nous, la belle vie !
A cinq kilomètres, peut être. Il m’inspire et je veux l’écrire. 

T ellement magnifique, bénéfique et magique. J’abdique !
U n moteur de pêcheur, un moteur de malheur. Lâcheur ! 
R ires, sourires, on soupire, transpire, respire. Je l’admire.
L a nuit sur l’étang, à deux, sans bruit sans vent, un voeu !
U n si beau clair de lune, assis sur les dunes, sans rancune.
T out s’est très bien terminé… Ange gardien, on est à quai,
E t merci, ici, de nous avoir recueillis… Il a sauvé notre vie.
 

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La seicheP ressés d’aller à la pêche à la seiche,
E n cette chouette journée ensoleillée,
C herche la turlutte, en cinq minutes !
H a ! Voilà ma sœur et son petit cœur,
E t avec, un petit malheur au moteur.

A lors, ça mord, ton coin vaut de l’or ?

L a réponse affirmative, fonce, active !
A ccompagnés de Marie-Thé, ça y est !

S autant à l’intérieur du “petit baigneur”,
E t profitant de la chaleur à l’extérieur…
I mprovisant la sortie, on est tous ravis.
C lavette, clavette ! Elle est en miettes…
H a, recommence, ça vient de l’essence,
E t silence, c’est Lui qui mène la danse.

D e l’animation, la réparation… action !
A llez, c’est parti… A nous la belle vie !
N ous voici à 50 mètres, et ça s’arrête,
S ur l’étang, on allait rester longtemps.

L e courant nous a poussés du bon côté.

E t après s’être dépatouillé, de la corde,
T oute désespérée, il faut que ça morde.
A la rame, on déclame, on s’enflamme…
N ous voilà au ponton, et pour de bon…
G agné ! La pagaie a cassé, on a rigolé…

D e très bon coeur, dans la bonne humeur,
E t ce fut la dèche… notre partie de pêche.

S ur le quai, on s’y est retrouvé, hébété…
E t du coq à l’âne, son coup de la panne…
T out l’après-midi, on a bronzé ici aussi,
E t merci pour le souvenir. Quel plaisir !

Une vue de l'étang de Thau

Cet acrostiche a remporté le premier prix de l’humour
au concours international 2008 Georges Brassens à Sète.

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Le Requin de l’étang…
Publié à 0:00 dans Etang de Thau à Sète

L a voilà qui nous arrive avec son beau sourire !
E t sa pêche d’enfer… pour les Dents de la Mer.

R egardez ce cadeau ! Lunettes noir’, casquette rouge,
E lle ondule sur l’eau et s’en va voir tout ce qui bouge…
Q ui c’est qui voudrait bien se faire prendre… le pied ?
U n coup d’oeil par ci et par là !… Si, si ! Il est bien là !
I l était une fois… un gentil requin qui prenait le bain,
N é pour une belle vie sans souci ! ça, il l’avait compris !

D ans l’étang… il est toujours à l’aise…
E t pourtant, il ne s’appelle pas Blaise !

L ongeant toujours la côte, le pêcheur l’asticote…

E t pendant qu’il barbote, notre homme radote…
T itubant, bronzé, dévoilé… et voici l’anecdote…
A la pêche, c’est une flèche, c’est aussi la dèche !
N ‘oublie pas la bonne baignade et l’orangeade,
G arantie pur fruit. Vite, le requin nous poursuit !

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Ma petite crevette rose…
Publié à 15:01 dans Etang de Thau à Sète

M a Petite Crevette… Rose… si virtuose…
A vec toi, chouette, je me métamorphose…

P artout où tu iras, je serais toujours là…
E t à tes côtés, je me sens tout ravigoté.
T oute la journée, toujours très occupé,
I l me faut bien calculer… et m’organiser,
T oute ma vie, j’ai tant espéré ce paradis,
E t le voici ! C’est l’osmose, en symbiose.

C haque fois que je pense à toi, défois,
R avi moi aussi, car je te languis, si, si,
E t nous partageons pas mal de choses…
V éro est grandiose… C’est l’Apothéose…
E t cette si belle prose qui m’en impose…
T out en Musique, mais c’est Véronique…
T out en gentillesse, elle est Tigresse…
E nchanteresse, elle tient sa promesse.

R aclée au rami, au tennis, au volley,
O ublié aussi, mon Adonis… préféré…
S oleil, bateau, daurades, je te bade !
E h oui, moi aussi, j’aime les balades !

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P ar ce magnifique mercredi ensoleillé,
E n début d’après-midi, on est motivé
C ar l’heure de la pêche vient de sonner.
H a ! Ne pas oublier la crème à bronzer,
E t la glacière, les gâteaux et le maillot.

A l’embarcadère ! Vite, vite, accélère !

L a Renault 5… connaît bien le chemin,
A vec le jerricane, on prend les cannes.

D ans le bateau, on largue les amarres,
A u quart de tour, le moteur démarre.
U ne fois que les 2 ancres sont jetées,
R abats la casquette, mets les lunettes,
A vec les gros bibis, on a aucun souci.
D aurades ! Tenez-vous bien, on vient
E t pendant qu’on cale, elles cavalent !

S ur l’étang, aucun petit souffle de vent,
U ne jolie brise vient nous faire la bise…
R avis, on attend patiemment l’ Instant,

L’ Instant qui troublera ce bon moment.

E n guise de bonne pêche, ce fut la dèche.
T ant pis pour nous, pas au rendez-vous !
A vec sérénité, on en revient tout bronzé.
N on ! Ce n’est juste qu’une partie remise.
G agné ! On se revoit en gondole à Venise.

Cet acrostiche a remporté le deuxième prix de l’humour
du 3ème concours national de poésie 2008/2009
de l’Association “A mots ouverts” de Fabrègues.

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Jojo et sa Miolle
Publié à 15:20 dans Etang de Thau à Sète

Jojo et sa Miolle

J o vient juste de s’acheter un nouveau bateau, mais il n’est pas très beau…
O h ! Son remorquage n’a pas été de tout repos, ça nous a donné du boulot.
S euls, on a bien failli y laisser notre chère peau, et surtout notre pauvre dos,
E t même en plein soleil ou au rythme de la pluie, on entend le même bruit !
P onçage, grattage, plasticage, ancrage, peinture. Ah ! Pourvu que ça dure !
H é ! Cet amoureux de l’eau a bien transformé son bateau en petit paquebot.

B ichonnant ses deux moteurs, il y met gaiement toute son ardeur…
E spérant bientôt le voir flotter sur l’eau… et non couler dans l’eau…
L ‘étang de Thau devant sa maison, quel repos, c’est vraiment bon…
O ubliant ses humeurs et son bon coeur… il nage en plein bonheur…
T out lui réussit, épanoui, sans souci, chut, le voici, il a la Belle Vie.

Jojo et sa Miolle

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