Grotte de Limousis (poème)
Gouffre géant de Cabrespine (poème)

Grotte de l’Aguzou (à l’état naturel sans éclairage artificiel)

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Dans l’Aude, à proximité du fameux pic de Nore,
Point culminant de la montagne noire que j’adore,
Explorez une des plus grandes grottes du monde…
Ouverte au tourisme, mon imagination vagabonde.

Par une magnifique journée… sur ce parking gratuit,
Les camping-caristes stationnent et passent la nuit.
La vaste salle aménagée nous accueille pour visiter…
Produits régionaux et artisanaux… on va se régaler !

Le tunnel de départ se situe dans la jolie boutique.
Un son et lumière magique, écoutez Sète musique.
Eclairage géré par informatique, et très modernisé,
Sas bien étudié, voilà Cécile, nous sommes prêts !

En 1970 deux spéléologues déclarent leur découverte.
En 1988 enfin aménagée… Sète merveille est ouverte.
“La Clamoux” reste asséchée cinq à huit mois par an.
Deux cent cinquante mètres de profondeur… le néant…

Ce gouffre géant nous conduit au 7ème ciel, directement,
En baladant sur les balcons du diable… tout simplement.
Le gour rempli d’eau limpide est alimenté par la cascade,
Beau jacuzzi sans bulles et eau glacée, pour la baignade.

“Coupe du monde de foot… et Statue de la Liberté…”
Et bien d’autres beautés se laissent photographier.
Température à quatorze degrés… été comme hiver,
La salle rouge plus ancienne est riche en sel de fer.

Sous nos yeux médusés, une immense rivière de calcite.
Ocre vif… éclairée… la cascade couleur chocolat m’invite.
Gigantesque, fabuleuse, cette Dame s’expose royalement.
Je l’imagine accompagnée de petits fours, et de diamants.

Au plus profond, l’impressionnante salle des éboulis.
Celle du 7ème ciel est assez difficile d’accès, pardi !
Découvrez petites draperies, bouquets d’aragonites,
Fines colonnes, excentriques, agrémentent la visite.

Sur l’agréable son et lumière… de Jean-Michel Jarre,
Contemplez le plus gros disque rond potelé, si rare.
Stalagmites en choux-fleurs… ou en pile d’assiettes,
En forme de crêpes je ne vous laisse que les miettes…

Afin d’évaluer la profondeur, aussi nous tenir compagnie,
Ce beau mannequin… son va-et-vient… notre ami Rémi.
Casque de sécurité salopette bleutée, il grimpe encordé.
Une fois au sommet, il redescend, son activité à l’année.

Mais que voilà cette chose foncée qui pendouille ?
Est-ce la liane de Jane la tarzane… en vadrouille ?
Ou une corde oubliée… pour plonger dans le gour ?
C’est une longue racine… notre sortie de secours ?

Rendez-vous au tonneau, la délicieuse dégustation.
Ces vins apéritifs aux fruits méritent votre attention.
L’églantier “Gratte-cul”, et la figue “Coucougnettes”,
La meilleure pour la fin… la fraise pour “Galipettes”…

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Limousis est situé à vingt cinq minutes de la cité.
Cité de Carcassonne, vous l’aviez bien sûr deviné.
L’itinéraire est fléché… prenez direction Mazamet.
Les horaires à l’année sur un tableau sont affichés.

Continuez donc la route goudronnée et serpentée,
Qui vous conduira vers cette merveille enchantée.
Les petites mûres, les figues vertes nous saluent.
Le chant des cigales me souhaitant la bienvenue.

Au coeur de cette garrigue souvent très jaunie,
Brousailles et arbustes lui tiennent compagnie.
Les grands vignobles se laissent dorer au soleil,
Caressés par ces jolis rayons, quel doux réveil !

Pour stationner au calme, par ici un parking gratuit.
Il nous tend les bras mais garez-vous avant la nuit !
Une visite bien commentée… des départs réguliers.
Photos, films autorisés… je vais prendre mon pied !

Accueil agréable ; Produits régionaux ; Il fait chaud ;
Boutique achalandée… Tout est OK sous le préau ?
Vins, apéritifs, bières, gâteaux, fabrication artisanale,
Miel, pierres, jolis bibelots, superbes cartes postales.

Pour commencer… une bonne grimpette à travers la forêt.
Mettez vos grosses chaussures, capahutez sans le kway.
Emma, la charmante guide, nous donne des explications,
Qui me font rêver éveillée… et intriguent mon imagination.

Quatorze degrés dans la grotte… température appréciée…
Tous les vignerons du Minervois y entreposent leurs “bébés”.
Une vingtaine de fûts bien rangée, ces immenses tonneaux
Sont étiquetés, chouchoutés, enviés, par tous les badauds.

Quinze marches plus tard… la salle des colonnes.
Griffures et ossements d’ours, alors là je frissonne…
Une vierge posée pour l’inauguration de l’électricité.
Stalactites stalagmites, gours et escaliers mouillés.

La salle du lac vert, à huit mètres de profondeur
Nous invite à la baignade malgré cette fraîcheur.
Pour l’anecdote, ne glissez pas dans “la piscine”
Ou vous trouverez vos os-scellés dans la vitrine.

Rivière Clamoux à l’époque a creusé la splendide grotte.
Elle coule 300 mètres plus bas alors mettez vos bottes.
Dame Sorcière suspendue à la paroi fait partie du décor.
“Passez, passez braves gens que je vous jette un sort”…

Une galerie grandiose de roche imperméable
Faisait office de salle de bal, c’est agréable !
Utilisé deux fois par an, superbe acoustique,
J’imagine l’orchestre jouant sa belle musique.

Maintenant… la salle du grand lac, à sec surtout l’été,
Le moment où l’on apprécierait la trempette des pieds.
Je progresse peureusement sur l’étroit balcon. Vite !!!
Tout en admirant leur magnifique plafond d’aragonite.

L’histoire vraie… du tremblement de terre,
Celle aussi de la bougie, du courant d’air…
Le son et lumière magique crée la surprise.
La découverte du “fameux trésor” me grise.

Le plus grand lustre d’aragonite est ici dévoilé.
Il se laisse contempler, admirer, photographier.
Des dimensions exceptionnelles, quel morceau !
Dix mètres de large… et quatre mètres de haut.

Côté gymnastique, 1 km 200 de balade sympa,
Une flopée de marches… et une côté, tout là-bas…
En guise de récompense, la dégustation offerte.
Des vins originaux que nous apprécions, certes !

A base de figues “Coucougnettes” amène un soupir.
L’églantier, “Gratte-cul”… vous fera rougir de plaisir.
Fraises des bois “Galipettes” j’adore, cela va de soi.
Ma plume vous salue. Merci !!! Il n’y a pas de quoi !

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U n étang où murmure le vent, le moment d’une cure au printemps.
N aturelles, ces barques si belles, colorées, couchées sur le côté.

S ur le ponton assez long suivons ce bateau qui se met à l’eau.
I l y a la faune nécessaire et nous voilà situés en zone portuaire.

C yclistes sur la piste, les promeneurs trouvaient le bonheur.
H avre de paix, un chat tigré se prélassait sur l’herbe coupée.
A rrivés près des filets, nasses et orteils se doraient au soleil.
R avissants escaliers, à pieds, au coeur du village, courage !
M oi aussi j’en suis ravie. Je voulais le visiter car il est si joli.
A gréables ruelles coquettes, adorables fidèles maisonnettes.
N otez les volets tout en couleur, une flopée de jolies fleurs.
T aquinons la rue du môle de Montfort, “pas Dole ni Montfort.”

P lace pavée bien harmonisée, bancs dispersés à volonté,
E ntrons vite dans ce joli bistrot et buvons un petit apéro.
T élé, escaliers, canapés, lumières tamisées, tout y était.
I nstallés sur une table en bois et pas de sable cette fois.
T ranquillité, charmés par ce coin ombragé, on se reposait.

V oici la porte du cadran solaire, nous y voilà, un élan solidaire.
I maginez l’entrée de ce bourg fortifié… comme si vous y étiez !
L es maisons s’emboitent et s’étagent dans ce charmant village.
L es doyennes plus anciennes, aspect pittoresque chevaleresque.
A dmirez cette belle église et ces quatre chapelles si exquises.
G ardons la fraîcheur, la lueur, les statues, si bien entretenues,
E ncore des tableaux, des vitraux et que de l’or, c’est trop beau !

B ien sûr ! Le panorama magnifique nous tend ses bras magiques.
A ccédez aux escaliers tarabiscotés* pour le sentier recommandé.
G agné ! Celui de la falaise, elle est mauvaise et, gare au malaise !
E ntre les barrières les projecteurs, sans manière un coup de coeur
S urtout, à la nuit tombée, d’un seul coup, l’édifice luit et apparaît.

E merveillés, nous redescendons, clopin clopant, avec le vent.
T out ce varech si sec, la plage, les petits cailloux sont partout.

S i vous levez la tête, contemplez le bâtiment surplombant l’étang.
O rchestrée en cadence, la barquette encordée danse, se balance.
N ous respirons l’iode, c’est la bonne période… le dernier épisode,

E t quantité de petits filets ne demandent qu’à retravailler.
T ous ces détails… l’attirail du pêcheur, des durs labeurs,
A vec ces caisses renforcées, toutes les bouées bariolées…
N ous entendons par ici, de l’animation, des exclamations.
G agné, les boules claquent, la débacle, on rit, c’est la vie.

* tarabiscotés : mal foutus, tordus

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Promaude Lézignan-Corbières Aude 2008
Publié à 12:05 dans Aude, ses environs

P roduits de notre terroir… Oui, c’est à voir ; mais il faut le savoir.
R eprésentant ici, tout le département de l’Aude, c’est Promaude.
O lives, huile d’olive végétale, spéciale… du coq à l’âne, la tisane.
M ême les apéritifs, les vins AOC, les jus de fruits et muscat frais,
A ccompagné de pâtisseries, sorbets, confiserie, glaces parfumées.
U n petit foie gras bien arrosé, confit, magret se laissent apprécier.
D u miel, des confitures, au ciel, l’aventure, au melon, Raymond ?
E n fabrication artisanale, allusion à la cigale, la fringale s’installe.

L a soupe de poissons de Fabienne, c’est trop bon quoi qu’il advienne,
E t merci, pour l’acrostiche de Bages, ici, mon fétiche, un beau village.
Z ou, soyons fous. Agrumes, légumes, le pain du pays, la charcuterie,
I maginez les fromages, dégustez ces coquillages, venez voir la plage.
G ourmand, charmant, admirez volailles, moutons, vaches et cochons.
N otez ici, les jolis stands de cuir, la coutellerie, mais aussi la poterie.
A dorez ces petits objets, en bois d’olivier, ou encore, en verre soufflé,
N ombreux bijoux… mosaïstes, ébénistes sont toujours, dans le coup.

C es sujets de décoration… en pierre ou en marbre font sensation !
O ffrez ces bougies, passez aussi de la ferronnerie à la gendarmerie…
R eprenons notre chemin où les associations nous tendent la main.
B aptêmes de l’air en hélicoptèr’, et des bons traiteurs-producteurs,
I nitiation à la pêche à la truite, et action à la fraîche, elle est cuite.
E space pour les petits enfants avec des jeux de société amusants.
R estauration rapide, ça speede, manèges et bonbons, trop mignon.
E ntrez à la buvette, ôtez votre casquette… aujourd’hui, c’est la fête.
S ur les tables de pique-nique, vous écouterez de la bonne Musique.

A pparition d’un big band allemand… l’émotion de chaque instant.
U n superbe parcours d’agility pour chiens dégourdis nous a ravi.
D émonstrations de beaux chevaux et la Compagnie du Petit Vélo.
E nfin, le meilleur des festins pour la fin, le bonheur, en petit train.

Site officiel de l’association Promaude

Promaude 2009

Promaude 2009 - L'Indépendant du 6 juin 2009 Promaude 2009 - L'Indépendant du 6 juin 2009

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Bages et son étang

B ages dans l’Aude, un si charmant petit village,
A vec ce ciel gris assorti d’un barbouillage.
G roupé, et bien perché tout là-haut vers l’étang,
E merveillés, on s’asseoit, ici, sur un banc.
S ur le sable si fin qui recouvre les plages,

D ansent en choeur les vagues, les jolis nuages.
A l’abri, les barquettes se font désirer,
N ‘attendant que l’eau salée pour les caresser.
S ur les flots, les flamants roses et les mouettes

L issent en cadence leurs plumes si coquettes.

A grémenté d’un coin réservé aux pêcheurs,
U n filet déplié voilait les durs labeurs.
D ebout devant l’aquarelle si magnifique,
E bahis, il ne nous manquait que la musique.

E t le vendredi, en traversant ce bel hameau,
T andis que le vent soufflait fort sur le panneau,

S uivant cette petite route goudronnée,
E lle recevait l’ondée, dense, déchaînée.
S ous le pont de pierre, “la dame” s’éclatait,

E t dans ce super décor, il nous arrosait.
T hym, romarin, belles plantes aromatiques,
A mandiers, petits arbustes sont si rustiques.
N ote le boulodrome, les jeux pour enfants,
G énéreux sont tous ces lampadaires géants.
S avoure les grands figuiers, les vignes soignées.

D evant ces maisons toujours si bien animées,
A ccrochés au portail, des pieds de sangliers !
N ous repassons dimanche dans ses beaux quartiers.
S ous un soleil radieux, l’étang était calme.

L e calme plaît et j’avais décroché la palme,
E t l’herbe faisait contraste sur le goudron.

V raiment, toutes ces couleurs changeant du marron,
E n rose, en blanc, c’est le joli miroir magique.
N ous continuons, mais le paysage unique,
T el que je le décris, nous a tous enchantés.

Bages et son étang

Un grand merci à l’Indépendant, qui a publié cet acrostiche
dans son supplément, Bol d’Air n° 173 du 28 juin 2008.

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