Méjannes-le-Clap par une divine journée ensoleillée,
Route goudronnée, quatre kilomètres, voici l’arrivée.
Sur l’immense parking arboré, avec itinéraire fléché,
Sept cents mètres en balade, large sentier en forêt.

Accueillis par des trilles d’oiseaux aux agréables mélodies,
Un fond d’air frais caresse mes narines encore endormies,
Tandis que calme, panorama, me tiennent bien compagnie,
Grille ouverte à dix heures et demie, Dame cavité… par ici.

Vaste terrasse ombragée… triangulaires voilures colorées,
Jolie boutique bois aux baies vitrées, toujours achalandée,
Toit pointu, vasistas carrés… riche mur végétal immobilisé,
“Maud/Leeloo”, de son nom de scène, y travaille volontiers.

Royaume d’Enzo et ses reines éternelles les gouttes d’eau,
Grande première exceptionnelle… un tête-à-tête avec Véro.
Onze heures ! Quel honneur… le tutoiement est de rigueur,
Partageons ce long moment en duo dans la bonne humeur.

“Sésame, ouvre-toi”. Ho ! Là-voilà qui m’offre ses joyaux.
Tunnel de soixante-dix mètres, je pénètre en ses boyaux.
Chemin antidérapant aménagé, balises vertes sécurisées,
Serpentons gaîment, au coeur de l’insolite et rare beauté.

Quatre courageux descendent en rappel, par l’entrée naturelle,
Suspendus dans le vide, harnachés… la vue paraît plus belle.
Cette solide protection en bois au-dessus de nos chères têtes,
Doit éviter, que rochers et éboulis, ne nous fassent notre fête.

Le regroupement d’extraordinaires massifs stalagmitiques,
De vingt mètres de hauteur anime “Sète” visite magnifique.
Hautes orgues majestueuses, frêles fistuleuses au plafond,
Fine draperie volumineuse, pile de crêpes, c’est trop bon !

D’impressionnantes colonnes cassées couchées sur le côté,
Une palanquée de méduses, hiboux, chouettes, aux aguets.
La suave et douce musique de fond, enchante mes oreilles.
Floc ! Floc ! Floc, murmure la goutte d’eau qui m’émerveille.

Pendant les trois dernières minutes, joli son et lumière.
Les mirettes bien écarquillées, accoudée sur la barrière,
Exquise maquette en toile de fond c’est que du bonheur,
Enzo et sa zapette m’en font voir de toutes les couleurs,

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Abîme de Bramabiau (poème)
Grotte de la Cocalière (poème)
Grotte de Trabuc (poème)
Grotte de la Salamandre (poème)

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L’aquarium de St-Jean-du-Gard
Publié à 11:22 dans Aquariums, Gard, ses environs

Aquarium de Saint-Jean-du-GardAquarium de Saint-Jean-du-Gard

Cet aquarium est si original, ces bassins en plein air, l’idéal.
Au nombre de quatre, ils sont grands et bien remplis dedans.
Une bonne quantité de carpes multicolores ainsi le décorent.
Les noires, environ, mesurent cent vingt centimètres de long.

De gros esturgeons colorés font du sur place pour être filmés.
De la Floride elles sont venues, une trentaine de jolies tortues.
Toutes jaunes et noires avec un filet rouge orangé sur le côté.
Accrochées aux troncs couchés, l’heure de la sieste a sonné.

Certaines glissaient pour aller se tremper, ou se faire admirer…
Puis se dorer sur les rochers, se reposer sur le sable mouillé.
Le nez collé à la vitre, elles attendaient pour se faire caresser.
Je ne mettrais jamais le doigt ni la main dans ce grand bassin.

Des truites magnifiques Arc en ciel et Fario, vraiment beau !
Une splendide forêt tropicale où mon imagination s’emballe.
Me voici en Tarzane endiablée, sautant par-dessus les filets.
Grimpant aux palmiers… profitant de la cascade enchantée.

Goujons, vairons, blageons… font vingt centimètres de long.
Une grosse amphore, des petits graviers, du sable grossier.
Des anguilles se tortillent, quatre osciètres de deux mètres
Si majestueux, blanc doré, que l’on dirait du velours décoré.

Une bonne quinzaine de beaux piranhas rouges immobiles.
Des sterlets avec de jolis poissons me font la conversation.
Quelques perches, sandres, et tanches, ont carte blanche.
Esseulée… une énorme tortue happante joue à l’innocente…

Un gourami géant, nous fait la danse du ventre, excellent !
Admirez la salle égyptienne, montez l’escalier du pharaon.
A l’étage, par ici, mandarins, gobies, chirurgiens, papillons,
Barbiers (pas de Séville !), rascasses volantes et anguilles.

Au milieu de la grande salle trône le bel aquarium à requins.
Deux pointes-noires, avec une raie guitare, tous en fanfare.
Longues murènes vertes, l’une est dans l’amphore, j’adore !
L’autre, heureuse est bichonnée par la crevette nettoyeuse.

La nouveauté à ne pas manquer, la salle du bateau si beau !
Le bar-restaurant vous attend avec sa boutique dans le vent.
Accueil chaleureux, spectacle fabuleux, tout pour les yeux,
A 200 mètres de la gar ‘, l’aquarium de Saint-Jean-du-Gard.

Aquarium de Saint-Jean-du-Gard

Ce poème a gagné le 2ème prix catégorie “grand prix de poésie”,
au concours de Pont St Esprit 2010.

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Le petit train à vapeur des Cévennes

Un beau samedi matin, nous voilà debout dans le train.
Gare véridique, belle boutique, estivants sympathiques.
La locomotive enfin démarre… et arrive le chef de gare,
Installés dans ces grands wagons bariolés, bien aérés.

La vapeur nous envoie des signaux de fumée,
De bon coeur j’entends le son criard du sifflet.
Une journée si féerique avec un soleil idyllique,
Dix heures et demie, avec le sourire c’est parti.

Départ St Jean-du-Gard, ne soyez pas en retard !
Anduze… A l’arrivée, un arrêt à la bambouseraie.
Deux petites minutes, tous les jeunes chahutent.
Un paysage bien charmant… un si bon moment !

Une immense muraille où les herbes encastrées
Saluent en continu, pour souhaiter la bienvenue.
Aux robes noir, blanc et marron… très colorées,
Dames vaches continuent de brouter dans le pré.

La petite rivière “le Gardon”, c’est son nom,
Coule bien tranquillement sous ce joli pont.
Un viaduc magnifique, le château magique,
Quatre tunnels, où les “loups” font les fous.

A l’aller, penchés d’un côté les yeux écarquillés,
Nous savourons à souhait, la balade enchantée.
A trente kilomètres à l’heur ‘ et que du bonheur !
Nouvelle vue des alentours, et bonjour le retour.

Train à vapeur des Cévennes

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La grotte aux diamants (Cocalière)

La  plus belle grotte se situe à Courry, c’est trop joli !
Imaginez cet immense parc toujours si bien aménagé,
Une fontaine en pierre avec géraniums, beaux rosiers,
Avec un petit banc devant, pour se faire photographier.

Pour notre plaisir, une boutique remplie de souvenirs.
La maison bioclimatique et magique, trop magnifique,
Entièrement faite de bois, c’est le lux’ avec trois velux,
Et des baies vitrées, en forme d’igloo c’est trop chou !

Deux cent cinquante escaliers nous attendent du bon pied !
Soixante mètres de profondeur, tout dans la bonne humeur,
Visite commentée parcours sécurisé, vite allons l’explorer !
La grotte, la Cocalière, le chemin a été creusé par la rivière.

Un bon kilomètre de beauté, ouvrez vos yeux, admirez !
De très grands disques sont bien suspendus au plafond,
Ou accrochés sur les parois, une centaine… je les vois !
Stalactites, stalagmites, monolithes, draperies si jolies…

La salle des congrès où les marches bétonnées sont réservées.
Un petit grain de sable de calcite, dans un cratère, emprisonné,
La nature magique, en une perle magnifique, l’avait transformé.
La goutte tombe éternellement et ce bijou tourne constamment.

Toujours un si beau parcours, la majestueuse salle des gours.
Etagés en escaliers, cette couleur émeraude, chez le bijoutier…
L’eau descend ces gours et se jette dans la rivière souterraine,
A trente mètres plus bas, elle est toujours limpide si cristalline.

La salle des chaos, des blocs de rochers très gros, très haut.
Le plafond lui, s’est effondré, il y a plusieurs milliers d’années.
Cet amas est très impressionnant… surtout, en se retournant…
Nous avançons mètre après mètre pour apprécier le kilomètre.

Des concrétions bien formées, “la Statue de la Liberté”,
Les “Rois mages” vu de dos, des méduses tout là-haut…
Un si petit village sur le côté… avec de tout petits objets,
Deux tentes bleutées éclairées, pour aller nous reposer…

Des fistuleuses “creuses”, et des avancées rocheuses,
Des excentriques bouchées si magiques, je reconnais.
En remontant doucement, d’un bel ours les ossements.
Un poignard, une hache, la réserve d’eau, les poteries.

L’aventure terminée, me voilà très ravie de sortir d’ici.
Des histoires en tête, j’ai même aperçu les squelettes…
Par un chemin goudronné rempli de fleurs si colorées,
Le petit train, dans le vent, nous ramène au firmament.

La grotte aux diamants (Cocalière)

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La grotte de Trabuc

Une petite boutique sympa me tend les bras,
Vins, cartes postales, souvenirs, quel plaisir !
Nous patientons dans un couloir, assez noir,
Une flopée d’escaliers m’attend du bon pied…

Ce beau voyage féerique reste si magique.
De bon cœur, à cent mètres de profondeur,
Quatorze degrés toute l’année, il y fait frais.
Bonjour les gours ; les draperies trop jolies.

Comme dit le document, la grotte servit aux brigands,
Ils avaient leur cache secrète, le repaire sous la terre.
Leur arme, le “trabuc” d’où ce nom “Grotte de Trabuc”.
Quelle appellation, laissons vagabonder l’imagination.

L’eau est claire, pure, vitale mais pas de vie animale.
De très nombreux gours remplis comme des jacuzis.
Les jolies draperies forment les coquillages de plage.
Des stalactites tombent, et les stalagmites montent…

La salle des 100.000 soldats, les plafonds sont si bas,
Un lac cristallin… sur notre chemin le safari souterrain,
Ces grandes orgues illuminées, les cascades pétrifiées,
Les grosses méduses d’antan, tout est impressionnant.

Dans la vitrine, un tromblon, des ossements s’acoquinent.
Egalement… de très nombreuses poteries, fin néolithique.
A remonter les deux cents escaliers, on a pris notre pied !
Et je ne vous raconterai pas tout. Allez-y, ça vaut le coup.

La grotte de Trabuc en Cévennes

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