En ce samedi quinze juillet résonne enfin le départ,
Direction, l’incroyable pays basque en camping-car.
Suivant la féerique route des vacances, avant Foix,
Visiter la grotte du mas d’Azil, stop cela va de soi.

Le panneau, trente kilomètres. Bifurque, vite, vite !
Une gigantesque cavité… mais quel magnifique site.
Superbe porche… soixante-dix mètres de hauteur,

Où départementale, rivière, apportent du bonheur.

Charmés par la demoiselle fredonnant sa sérénade,
Caressant les rochers usés… elle offre son aubade.
Soudain, jouant toujours à cache-cache… à bâbord,

Souterraine, enchanteresse… je l’entends, dehors.

Sous la vaste voûte principale apparaît la boutique,
Charmant hall… zone intéressante, recoin magique.
Des rampes de projecteurs aux lumières tamisées,
Livres… mugs… peluches… expositions diversifiées.

Victor, coquet jeune homme, brun, cheveux frisés,
Bermuda en jeans, bien chaussé, semble passionné.
Passionné, passionnant, petit rappel des consignes,
Notre mentor, sa copine la lampe, nous font signe.

En avant, marche ! Après cette kyrielle d’escaliers
Où Mrs Piette et Mandement ont usé leurs souliers,
Une flopée d’éternelles salles… autant de galeries,

Servaient de lieux d’échanges, entre tribus amies.

Ouvertes par Monsieur Dynamite assez dynamique,
Des milliers d’objets… des hommes préhistoriques.
Mille cinq cents chauves-souris… avec leurs petits,

Batifolent en espionnes changeant souvent de nids.

Nourries de papillons… recrachant les ailes par ici,
Faites juste attention au guano des gazelles, aussi.
Ainsi… une série de généreuses marches plus tard,

Découvrons la suite escortés par un air de Mozart.

Passage rétréci en ce couloir ventilé, douze degrés,
Isolé de l’Arize… leur climatisation crée son effet.
Vision d’une originale scène, aux trois hologrammes,

Bel honneur, profond hommage à cette grande dame.

Crânes vernis ou non, en l’immense salle Mandement,
Et la devinette : à qui appartiennent ces ossements ?
Tous ces squelettes d’ours tués par les éboulements,

Ou décédés pendant l’hibernation… tout simplement.

Telle l’organisation du jeu de piste follement sympa,
Maintenant… courbons l’échine comme cela et voilà !
Il subsiste quand même une autre sortie de secours,

Public souffrant du dos… claustro… chacun son tour.

Dans ces vitrines en verre, cherchons tous les nonos,
A droite ! A gauche ! Là ! Là ! Et non tu l’as dans l’os.
Retrouvons la température normale, de cette saison,

Lentement on entrevoit la chaussée de tout son long.

Sur quatre cents mètres, voici enfin l’apparition,
Le pont du diable ? Mais quelle belle imagination !
Grimpons les derniers plateaux en fer, sécurisés,

Surtout n’oubliez pas votre guide, s’il vous plaît !

Le spacieux bâtiment d’accueil monté sur pilotis
Peut se démonter en trois journées selon l’envie,
De continuer les fouilles… creuser… rechercher…

En une heure trente de plaisir partagé… au frais.

Reprenant notre fidèle camping-car, l’air heureux,
Regardant le panorama stratégique, avec ciel bleu.
Allumant nos codes afin d’explorer ce long tunnel,
Endroit exceptionnel, j’ai grimpé au septième ciel.

Site de la grotte du Mas d’Azil

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Comme cette jolie route de montagne serpentée,
Direction Lauroux… avec ce petit temps frisquet.
Dans les Causses du Larzac, sur les contreforts,
Nichée en ces hautes falaises se cache un trésor,

Une boutique achalandée de souvenirs diversifiés,
Certains produits du terroir, limonades parfumées,
Confitures,  jus de fruits, vins de coteaux, miels,
Charcuterie fine, artisanat, admirable arc-en-ciel.

Alors voilà, quatre cents mètres à pieds à grimper,
Prenez la voiture, un parking se situe juste à côté.
L’accès, dans la roche reste quasiment dissimulé,
Enfin, descendez quelques marches, on est arrivé.

Emilie rythme notre visite… en cet éternel gruyère.
L’entrée naturelle a été creusée par dame Rivière.
Pareil à un jeu de piste, voici son premier passage,
Puis le deuxième… le troisième, quel atterrissage !

L’occupation des lieux par nos ancêtres préhistoriques,
Bols, amphores, cruches, maints vestiges authentiques.
Vases décorés, épées, urnes funéraires si différentes,
Sépultures, crânes, fémurs, squelettes là je déchante.

Pendant un siècle, l’affinage de notre Roquefort ici,
Arrêté en mil neuf cent vingt cinq pour l’AOC aussi.
Trois mille bouteilles de bon vin également stockées,
Mille de chaque millésime, au frais, ces trois années.

Parfaites draperies, extraordinairement colorées,
Lit de sable dolomitique, eau fraîche à dix degrés,
Riche de courts macaronis… constant plafond bas,
Unique passerelle surplombant le simple brouhaha.

Au second pont de bois écoutons bien son aubade,
Une adorable cascade offre sa brillante sérénade.
Un déplacement détendu jusqu’à la salle à manger,
Admirons la longue cheminée, de méduses variées.

La galerie sur la gauche, plongée dans l’obscurité,
Finalement réservée au safari… faut être équipé.
Passez l’étroit couloir, marchez sur les plateaux,
Attention aux pieds, à la tête, ce n’est pas haut.

Des millions de fistuleuses, de concrétions fines,
Stalactites, stalagmites et colonnes s’acoquinent.
Soudain à tribord s’élève la superbe Tour de Pise,
Une énorme faille se dessine… une vision exquise.

Plusieurs commentaires embellissent l’appellation,
Cabeil, C mal tracé transformé en L, l’explication.
Egalement… la présence de nombreux apiculteurs,
Abondantes ruches nanties d’abeilles, le bonheur !

Tunnel artificiel, où l’on s’accroche à la rampe,
Ce n’est pas le moment d’attraper une crampe.
En émergeant à bâbord, redescendons la route,
Dégustation dans la cave située sous les voûtes.

A.O.P du ″Château Pégairolles, de l’Escalette″,
Roquefort, tomme de brebis pour faire la fête.
Alléchez par le safari familial en toute sécurité,
Deux heures donc, visite sympathique partagée.

Site de la grotte de Labeil

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Située au cœur des magnifiques Gorges de l’Hérault,
La promenade sur le superbe Pont du diable, ce joyau.
Un petit cours d’eau sommeille… à l’intérieur de son lit,
Immobile, stagnant, reposant, quel incroyable paradis !

En compagnie des sublimes vignobles en maturation,
Garrigue parfumée… abritant faune, flore, d’exception.
Entre les splendides villages, Saint-Guilhem-le-Désert,
Puis Saint-Jean-de-Fos… se niche un fabuleux univers.

Une kyrielle de hautes marches, un sentier botanique,
Ou le cheminement cimenté, avec accès à la boutique.
Succulents vins… apéritifs… produits du terroir variés,
Peluches, pierres précieuses, cartes, mugs, porte-clés.

Il m’aura bien fallu deux visites… afin de tout conter.
Bastien et Camille, mes anges-gardiens très sollicités.
Le meilleur film projeté sur les crues, impressionnant,
De 0 à dix par an, Dame pluie se lâche régulièrement.

L’écran mystérieux suspendu, l’espace de projection,
Huit minutes d’explications, formation de concrétions.
Cette merveilleuse cavité, son importante résurgence,
L’histoire de la goutte d’eau… qui mène ainsi la danse.

Neuf cents mètres… de galerie aménagée, sécurisée,
A gauche au sol, la gaine étanche, plastifiée, colorée.
Eté comme hiver, une température de quinze degrés.
Consignes : photos sans flash… enfin restez groupés.

Dès son ouverture cette élégante plaque manuscrite,
Sept noms d’explorateurs dénichant ce plaisant site.
Pénétrons le long du labyrinthe, basculez votre tête,
Ciselé par les flots, fin ouvrage de dentelle discrète.

Entrevoyons de ce côté la plage de sable dolomitique.
Deux aquariums d’animaux cavernicoles fantastiques.
Ils séjournent… meurent, dans ces grottes magiques.
Astyanax, sorte de poisson d’eau douce, du Mexique.

Protée cousin de la salamandre son ami de Slovénie,
Aveugles, dépigmentés, atrophiés, vivent au paradis.
Approvisionnés de vers de vase tous les douze jours,
Divines apparitions, saluons-les d’un amical ″bonjour″.

Cette partie sportive offre la fermeté à nos fessiers,
A l’identique d’autres merveilles, myriade d’escaliers.
Quelques sièges tendent leurs bras pour nous poser,
Tandis que le légendaire son et lumière doit débuter.

Plongés dans le noir… là, je frissonne d’excitation,
Savourant l’harmonieux Magnificat, en communion,
Ces éclairages illuminant les majestueuses beautés,
Etonnant spectacle vers ces deux orgues dévoilées.

Un gigantesque plafond aux millions de fistuleuses,
L’impressionnante colonne, cassure avantageuse.
Délicat disque de calcite et subtile coulée calcaire,
Aérienne aile d’ange, aux couleurs extraordinaires.

A la Salle-à-manger, dévorons, avec nos mirettes,
Accoudée à la rambarde, un point de vue de fête.
Nos premiers spéléologues prenaient ici les repas,
Buvaient l’eau du lac souterrain au gour que voilà.

Le vécu de Michel Siffre… son aventure capitale.
Piles de tasses, gracieuses stalagmites originales.
Découvrez ainsi le trésor du célèbre couloir blanc,
Brillants cristaux d’aragonite purs tel un diamant.

Cette exceptionnelle bijouterie, quelle renommée.
Que dis-je ? Une joaillerie… orfèvrerie… réputée.
La coupelle en verre où tombe notre goutte d’eau,
Calcite récupérée en vue d’expériences, chapeau !

Ecoute l’émouvante légende, datant du moyen-âge…
Plongés dans l’obscurité, placés devant le passage,
A la lumière rayonnante, la méduse en profondeur,
La phénoménale damoiselle exhibe… ses rondeurs.

Regroupant à elle seule, la diversité des cristaux,
Aragonite… draperies… stalactites, quel tableau !
Salle rouge, fontaine chocolat dédiée aux enfants,
Moi j’y ai vu une avalanche de glaces, désaltérant.

Folie humaine, large tunnel creusé en huit mois.
Surtout n’oubliez pas votre guide cela va de soi.
Émerger de ce boyau divin, retrouver la chaleur,
Une heure vingt au frais et l’ivresse du bonheur.

Site de la grotte de Clamouse

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Près de la superbe citadelle de Villefranche-de-Conflent,
Se dissimule l’insolite, la rare perle de l’époque d’avant.
Nichée au cœur de la gigantesque falaise, toujours cachée,
En ce matin très frisquet, découvrons le précieux secret.

Un interminable parking gratuit… bien situé, agrémenté,
Séduit tous ces promeneurs stupéfaits par cette beauté.
Deux grilles fer peintes en gris… s’entrouvent lentement,
Ce joli pont de bois, la Têt coule à flots inlassablement.

Notre dame rivière ronronne tranquillement sa sérénade,
Avec ce froid si piquant, fredonne agréablement l’aubade.
Tout en batifolant dans son perpétuel lit, impressionnant,
Elle effleure aussi les énormes galets usés par le courant.

Un chemin cimenté tortueux embelli de yuccas, cyprès,
Donne facilement accès à cette plaisante terrasse dallée.
Huit tables couleur marbrée de formes très diversifiées,
Vous tendent les bras, afin de se restaurer et patienter.

A l’intérieur de la fraîche cavité, avec ses treize degrés,
L’ample miroir mural, quelques plantes vertes colorées.
Samedi vingt-deux avril… notre circuit enfin programmé,
Bien couverte de la tête aux pieds, me-voilà très excitée.

Dix heures, les premiers arrivés, toujours prêts à visiter,
L’absence physique du guide m’a un peu décontenancé.
Ouverture de la porte d’entrée… on reste là, bouche bée,
A gauche un magnifique bourg en miniature a été recrée.

Mon imagination ma plume souhaitent vous la raconter,
L’extraordinaire histoire, en témoignage de notre passé.
Le temps jadis, le village d’autrefois, en toute simplicité,
Une petite croix, un champ de paille ceinturé de rochers.

A côté, ce grand pré où l’herbe ne demande qu’à pousser.
Potager, bruyère, culture, la nature tout en générosité.
Sur l’immense pont de bois, traversant sur l’autre rive,
Serrant deux bébés dans ses bras, la fermière s’active.

Avec son mouton sur le dos arrive notre jeune vacher,
Un troubadour, tout le monde vit ici en pleine sérénité.
Parfois un pêcheur à la ligne musarde sur le plan d’eau.
L’enfant admire le manège depuis son modeste bateau.

Aux abords de cet étang… un cochon traîne sur la rive.
Batifolant, nageant sereinement, ce canard à la dérive.
Souvent ce villageois soigne les fleurs de son jardinet,
Lavande en bouquets serrés, un banc pour se reposer.

Cette bienveillante maisonnette, avec fenêtres carrées,
Garde généralement la porte ouverte, en signe d’amitié.
Le chien à peine éveillé sort de sa niche pour s’ébrouer,
Quant au chat sur le toit, il miaule pour laper son lait.

L’abri du bois bien rempli, permet d’alimenter le foyer.
Maître Coq sur les tuiles surveille d’un œil le poulailler.
Un puits avec ses ustensiles servent à récupérer l’eau,
Le cheval la vache, baguenaudent dans ce joli hameau.

En ce formidable havre de paix, de bonté, de verdure,
Cette volée d’oies reste séparée par la fragile clôture.
Des couples de cygnes flirtent sous la rosée du matin,
Tandis que le dindon attentivement scrute son festin.

Sur les hauteurs du versant, apparaît un calme plateau,
Où paissent paisiblement tous les nombreux troupeaux.
Borders, bergers si complices, surveillent leurs animaux,
Les moutons, mouflons, bouquetins, brebis, tout là-haut.

Incrustée dans la falaise, une caverne s’est creusée.
Un étrange ours blanc somnole juste devant l’entrée.
Caresses du soleil, vent léger, vont enfin le réveiller,
Partir à la chasse débusquer son savoureux déjeuner.

Au fin fond de cette montagne au majestueux paradis,
Circule le “petit train jaune” touristique… le train d’ici.
L’église illuminée dont le clocher retentit dans la vallée,
Règne en maitresse souveraine sur ce hameau comblé.

Devinez qui attend à la sortie de ce petit bourg ?
Une sorcière vêtue de bleu souhaite “bon retour”.
Très gentille, elle procure bonheur, joie et santé.
Je la salue bien bas, généreux moment partagé.

Et “Sésame, ouvre-toi” ! Revoilà le repaire de l’aventurier.
Marchons sur ce chemin cimenté toujours bien sécurisé.
En écoutant l’Avé Maria je ressens de bonnes vibrations,
Tandis que plein de gouttelettes jouent aux percussions.

Sur ce passage accessible aux fauteuils handicapés,
Cette “salle du Totem”, commence à nous faire rêver.
Ici, un film inouï, dont je tairais le nom, a été tourné,
Pour la nuit de Noël l’an deux mille. Allez, cherchez !

Découvrons le monde merveilleux non pas de Némo,
Seulement le royaume enchanté, des gouttes d’eau.
Une palanquée de draperies foncées… vues par ici,
Ressemblent à s’y méprendre à des chauves-souris.

Comme l’interminable piste de ski serpente en chenille,
Imaginez la longue descente, de chantilly, et de vanille.
Dans la galerie façonnée par cette rivière souterraine,
Les marmites, cheminées deviennent des châtelaines.

Quinze marches plus tard, la suave “salle blanche”.
Nos mirettes écarquillées devant cette avalanche.
Stalagmites, stalactites, piliers, fissures, macaronis,
La pureté des concrétions, ces fistuleuses trop mimi.

Beaucoup de panneaux de guidage, explications,
Tout le long de ce parcours… à notre disposition.
Cascades de glaces café caramel, j’en suis sûre,
Un gradin pour mieux admirer cette calcite pure.

En descendant encore un peu dans ses entrailles,
Contemplez la “salle du balcon” et ses trouvailles.
Une flopée de gigantesques colonnes circulaires,
Aux mille excentriques, ce plafond extraordinaire.

Depuis la passerelle en fer un super décor de cinéma.
Le “lac aux atolls” débordent de choux fleurs ici et là.
Des centaines, des milliers… mais on ne voit que ça !
Enormes, prodigieux coraux, magnifique panorama.

Ensuite toujours en silence la “salle d’Angkor”,
Le superbe son et lumière dévoile ses trésors.
D’étonnantes aiguillettes mais pas de canard,
La tour, la Vierge et l’enfant, le Saint-Bernard.

“Balcon des ténèbres”, subjugués je frissonne,
L’Avé Maria en cet harmonieux décor, résonne.
Grandes orgues, colonne catalane, Montserrat,
Splendide tombeau de Martel, Sagrada familia.

Au fond du gouffre une tente illuminée en rouge,
Deux spéléos encordés mais personne ne bouge.
Silence revenu, seules les gouttelettes crépitent,
Retour par un chemin inattendu, lors de la visite.

La “cité interdite”, mais toutefois inaccessible,
Un monastère au sommet de la colline paisible.
Intéressante plateforme, panneaux illustratifs,
La centaine de chaises cannelées, c’est positif.

Hommage vibrant dédié à… Jean-Luc Armengaud,
Poème d’amis, nombreuses coupures de journaux.
Grand merci Edmond Delonca homme dynamique,
Qui a découvert cette grotte divine, très magique.

“Caverne de l’Onyx”, bijoux, cadeaux, présents,
Vitrine riche de pierres, au centre, nous attend.
Un sublime ours brun de deux mètres cinquante,
Yeux noirs, gueule fermée et griffes reluisantes.

Vite dans ses bras ! Photographie en souvenir,
L’adorable… la merveilleuse matinée de plaisir.
Le bar, la cafétéria, des endroits anecdotiques,
Merci Betty, ouverte, serviable et sympathique.

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Deux minutes de marche… sur un sentier sécurisé,
A travers l’agréable forêt, tout en charme décalé.
Trois, pour cette belle visite à l’ancienne, originale,

Aurore, notre charmante guide… en saison estivale.

L’exclusive grotte de la Luire, du nom de son démon,
La légende de la femme-serpent ailée, O’non de non.
Super cours d’histoire, devant ce porche historique,
Fabrication de bougies, virée sans torche électrique.

N’y voyant goutte, je m’accroche sans équivoque,
Au charmant papy dans cette ambiance d’époque.
Température sept degrés… dans la bonne humeur,

Dirigés au son de la voix, voici mon grand bonheur.

Un léger frisson frivole… descend le long du dos,
Ne sachant plus quoi imaginer, sinon que du beau.
J’envoie tout de go… quelque petite plaisanterie,

Pour détendre cette atmosphère, alors là, on rit.

Soudain… penchons-nous sur le côté… la frayeur.
Voici le gouffre de trente mètres de profondeur.
Serpentons dans le lit de Dame Rivière asséchée,

Certains endroits, ont des éclairages appropriés.

L’évasion s’effectue… par cette étroite galerie,
Gare aux flaques, baissez-vous jusqu’à la sortie.
En passant devant l’écran, voilà la beauté à nue,

Vision de la cavité sèche… puis là-voici en crue…

Je n’en dirai pas plus pour maintenir le mystèr’,
Mais suite à tout cela… allons vite prendre l’air.
Dans les entrailles de la terre, en explorateurs,
Ou comme l’ours des cavernes, même pas peur !

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A la Chapelle en Vercors se localise un royal trésor,
Variété de fabuleux joyau… en ce magnifique décor.
En mille neuf cent dix-huit, le solitaire Fabien Rey,
D’une trentaine de chiens… était toujours escorté.

Marseille de son surnom était passionné de nature,
A chaque journée appréciée, une nouvelle aventure.
Par l’ouverture d’un scialet une de ses bêtes a chuté,
Compagnon courageux… il est descendu la chercher.

Armé d’une simple corde, Fabien aperçut la galerie,
Remonta son toutou, muni d’une minuscule bougie,
Redescendit et découvrit… ce véridique sanctuaire.
Erosion eau de pluie toutes deux complémentaires.

Fin août, de l’année mille neuf cent soixante-dix,
Aménagement du puits et éclairage, furent bâtis.
Il y a une dizaine d’années… le tunnel aménagé,
Un serpentin de marches et dix degrés à l’année.

Petits coquillages incrustés, orgues, draperies,
Cigales… marmites, coulées et chauves-souris.
A notre retour, cette voûte tellement généreuse,
Laissait apparaître, une cathédrale silencieuse.

Emerveillée par tant de beauté, la bouche bée,
Mirettes écarquillées… aveuglée par la cavité,
Je m’envole, comme un ange vers d’autres cieux,
Aussi insouciante qu’un petit oiseau bienheureux.

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Juste en bordure du bras mort, du Doubs,
Des splendides vaches tachetées partout.
Chaleur et ciel bleu, enfin au rendez-vous,
Magnifique soleil, si bon si doux, coucou !

Lieu fleuri… odeur printanière… abri frais,
Terrasse ouverte, avec l’appel de la forêt.
La flopée de glycines en grappes violettes
Câline, côtoie, embellit cette maisonnette.

L’endroit si verdoyant, la plaisante balade,
Les rosiers grimpants caressent la façade.
Camille la guide détient les clés du musée.
Toutes mirettes écarquillées… bouche bée,

Ah ! Mille deux cents pierres précieuses,
L’unique collection… approche délicieuse.
En ces mines, on a extrait des diamants,
Des quatre coins du monde… stupéfiant !

Après avoir joué notre rôle de bons élèves,
Apprécions tous les vingt minutes de rêve.
Cheminons sur les traces de nos ancêtres,
Aussi loin, qu’on puisse nous le permettre.

Mil’ deux cents mètres aisément aménagés,
Où l’exploration de ce joyau va commencer.
″Attention à la tête″, les recommandations,
″Découverte de la cavité″, ses explications.

Une palanquée de gours aux formes variées,
Serpentons gaiement, sur le circuit cimenté,
Dans le lit, de l’ancienne rivière souterraine,
Nommée Dame Froidière Dame Souveraine.

Troublée par l’envol, de ces chauves-souris,
En vraies espionnes me tiennent compagnie.
D’éternelles colonnes contemplées… par ici,
En calcite pure, comme de la vraie chantilly.

Courbant l’échine devant le passage étroit,
Vois-tu la belle salle colorée… d’autrefois ?
Le manganèse presque noir, le fer, orangé,
Pour clore ce trio, le cuivre… bleuté, grisé.

Récit du long laminoir… l’élargissement
Vaut le coup d’être raconté adroitement.
Donc ici le carrefour des quatre rivières,
Qui dévalaient, de façon très irrégulière.

″Bienvenus, dans le département du Jura″.
Douze grosses marmites érodées, par là !
Entrée insolite, dévoilant un beau corridor,
Sans stalactite ni stalagmite, quel décor !

Une voûte calcaire aux parois bien lissées,
Par la violence des flots, qui descendaient…
Squelettes des ours de cavernes, retapés,
Deux adorables oursons… assez familiers.

Admirez… cette sublime cuisse de canard,
Sa bonne graisse en calcite pure… pétard !
Au détour du chemin, le lac aux Colonnes,
Si calme si profond, alors je m’abandonne.

Pour achever ici, la fin de notre parcours,
Avec satisfaction entamons le demi-tour.
Plaisir partagé, à cent mètres sous terre,
Que treize degrés, bonjour l’atmosphère !

Orgues, draperies, méduses, tu les vois,
Et la gigantesque aquarelle, sur la paroi.
La grotte fort originale, à voir et à revoir.
Un arc-en-ciel, nous souhaite le bonsoir.

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Cette magnifique matinée inondée de soleil,
Trilles d’oiseaux et calme, quel doux réveil !
Immense parking ombragé, coin pique-nique,
Cadeaux, souvenirs variés, dans la boutique.

Les recommandations de notre guide Pétra.
“Surtout baissez la tête, le plafond est bas”.
En 1902, lors de l’exploitation de la carrière,
La divine balade dans le lit de Dame Rivière.

Au pied de la colline de Thouzon sont nichés
Deux cent quarante mètres…déjà aménagés.
“Sésame, ouvre toi”. Abracadabra, là-voilà !
Tunnel et couloir sécurisé nous enchantera.

Fines, creuses, tubulaires, forme macaronis,
Courtes, épaisses, les carottes, bon appétit !
Salle de la racine… le silex et ses rognons,
Gris clair, blanc et abondantes concrétions.

La paroi, aux sublimes draperies musicales
Ainsi que ses tonalités variées, m’emballent.
Quelques translucides comme des fantômes,
Rouge oxyde de fer, en cet étrange royaume.

Au plafond quatre gigantesques cheminées,
Dix-huit mètres de haut. “Qui veut grimper ?”
L’échelle agrippée attend donc un volontair’ ?
Voici l’issue de secours afin de prendre l’air.

Certains gours, en petits îlots au sol argileux,
Bassins naturels très beaux et si chaleureux,
Gours fermés ou cloches mais sans fromage,
Ces gouttelettes stagnent, allez, à l’abordage.

A l’intérieur de l’énorme ouverture verticale,
Diaclases, cône d’éboulis ornent ce dédale.
Salle des fistuleuses… avec son et lumière…
“Installez-vous ici et tous contre la barrière”.

D’abord le noir… pour ressentir l’atmosphèr’.
Soudain des stalactites jaune et or, “l’enfer”.
Tordues et boulées ce sont les excentriques,
Réelle beauté, joyaux souterrains magiques.

Un énorme puits témoigne de l’arrivée d’eau,
Qui a laissé son empreinte, pour les spéléos.
L’épais guano des éternelles chauves-souris
Et un minuscule “bébé” ont été fossilisés, ici.

Au retour… à droite… ce micro-gour asséché,
A l’abri, la Perle des cavernes tout en beauté.
Belles billes blanches amovibles tel un trésor,
“Sète” visite guidée, vaut tout son pesant d’or.

Au milieu du chemin en plein cœur de la cavité,
L’autre groupe est pressé d’admirer… sa pureté.
Ce périple se termine… devant la porte fermée,
Et surtout n’oubliez pas le guide s’il vous plaît !

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Méjannes-le-Clap par une divine journée ensoleillée,
Route goudronnée, quatre kilomètres, voici l’arrivée.
Sur l’immense parking arboré, avec itinéraire fléché,
Sept cents mètres en balade, large sentier en forêt.

Accueillis par des trilles d’oiseaux aux agréables mélodies,
Un fond d’air frais caresse mes narines encore endormies,
Tandis que calme, panorama, me tiennent bien compagnie,
Grille ouverte à dix heures et demie, Dame cavité… par ici.

Vaste terrasse ombragée… triangulaires voilures colorées,
Jolie boutique bois aux baies vitrées, toujours achalandée,
Toit pointu, vasistas carrés… riche mur végétal immobilisé,
“Maud/Leeloo”, de son nom de scène, y travaille volontiers.

Royaume d’Enzo et ses reines éternelles les gouttes d’eau,
Grande première exceptionnelle… un tête-à-tête avec Véro.
Onze heures ! Quel honneur… le tutoiement est de rigueur,
Partageons ce long moment en duo dans la bonne humeur.

“Sésame, ouvre-toi”. Ho ! Là-voilà qui m’offre ses joyaux.
Tunnel de soixante-dix mètres, je pénètre en ses boyaux.
Chemin antidérapant aménagé, balises vertes sécurisées,
Serpentons gaîment, au coeur de l’insolite et rare beauté.

Quatre courageux descendent en rappel, par l’entrée naturelle,
Suspendus dans le vide, harnachés… la vue paraît plus belle.
Cette solide protection en bois au-dessus de nos chères têtes,
Doit éviter, que rochers et éboulis, ne nous fassent notre fête.

Le regroupement d’extraordinaires massifs stalagmitiques,
De vingt mètres de hauteur anime “Sète” visite magnifique.
Hautes orgues majestueuses, frêles fistuleuses au plafond,
Fine draperie volumineuse, pile de crêpes, c’est trop bon !

D’impressionnantes colonnes cassées couchées sur le côté,
Une palanquée de méduses, hiboux, chouettes, aux aguets.
La suave et douce musique de fond, enchante mes oreilles.
Floc ! Floc ! Floc, murmure la goutte d’eau qui m’émerveille.

Pendant les trois dernières minutes, joli son et lumière.
Les mirettes bien écarquillées, accoudée sur la barrière,
Exquise maquette en toile de fond c’est que du bonheur,
Enzo et sa zapette m’en font voir de toutes les couleurs,

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Pendant ce calme dimanche Pascal, Dame pluie et compagnie,
Afin de troubler notre festival se sont invités sans faire de bruit.
La neige dessine une blanche collerette… sur la forêt endormie,
Tandis que le ruisseau dans son lit, fredonne sa douce mélodie.

Gorges de la Bourne… falaise voûtée, filets agrippés au sommet,
Accès serpenté goudronné… passages serrés mais bien précisé.
Voilà ! Notre route barrée… déviation obligée, circulation alternée,
Ce magnifique panorama reste flouté, par un brouillard très épais.

Tunnel des grands goulets, Ste Eulalie Pont-en-Royans, me voici.
Charmant village de Choranche, à gauche trois kilomètres, par ici.
L’étroite chaussée grimpe sur trois cents mètres. Enfin le paradis !
Il faut vraiment apprécier la visite de grottes avec ces intempéries.

Parking gratuit, boutique achalandée, tables pour déjeuner, cafés,
Terrasse bois, salle au sol pavé, peluches, boissons… tout y est.
Ce sentier caillouteux à remonter, cette senteur de terre mouillée,
Quelques flots trop légers jaillissent de gros rochers en ricochets.

Daniel accueille le groupe en ce long couloir cimenté à la paroi mouillée.
La salle d’Entrée dévoile son divin lac aux eaux turquoise… une beauté.
Lorsque Dame pluie sanglote en versant ses larmes de joie de bonheur,
Chemins, passerelles, quelle inondation !  Portes fermées de l’extérieur.

Galerie du Syphon, ses millions de fistuleuses suspendues à la voûte,
Délicates stalactites cristallines, si fines, si fragiles sans aucun doute.
Quatre insolites fontaines… vanille, café, chantilly, moi, je les imagine,
En pure calcite, la piste de ski… continuons dans la galerie Serpentine.

La rivière souterraine, locataire bien-aimée, ronronne toute la journée,
Son éternelle ritournelle rugissante… et sa température à neuf degrés.
La fraîche demoiselle slalome en continu sur son immense toboggan,
Plonge en certains gours, caresse les galets usés tout en s’amusant.

Colonnes, draperies, pieuvres, choux-fleurs, au gré des illuminations,
La flopée d’harmonieux bourgs très originaux… mérite votre attention.
Peau translucide, aveugles, curieux animaux cavernicoles les protées,
Carnivores, ils se nourrissent de larves d’insectes, et petits crustacés.

Palanquée d’escaliers éclairés en bleu… puis ce spectacle fabuleux.
Un son et lumière envahit la salle de la Cathédrale… ouvre tes yeux !
L’Egypte ancienne, pharaons, méduses poussiéreuses, personnages,
Majestueux fantômes colorés dansent en cadence pour tous les âges.

Dans le massif du Vercors avec cinq cents mètres de galerie aménagée,
Visitez le splendide trésor, une des plus belles cavités jamais évoquées.
Source de bonheur… cascade de joyaux… déluge de mercis pour Daniel,
Cette complainte de Miss Rivière m’a fait grimper jusqu’au septième ciel.

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