L’oeuf ou la poule…
Publié à 14:59 dans Humour apprécié...

L’anecdote se déroulait dans cette usine
Où l’on devait s’activer sur une machine.
Simple test physique… pour l’embauche
Et surtout… surtout ! ne pas être gauche.

Longue chaîne automatisée, tapis roulant,
De quoi passer un très agréable moment !
Mais voilà donc… que le divin instrument
Fonctionnait déjà, depuis bien longtemps.

Un beau jour, arriva une jeune stagiaire
Qui n’avait pas peur de la grippe aviaire.
Son travail consistait à ranger les œufs
Dans un emballage carton fait pour eux.

Pour le meilleur, pour le pire… Attends !
Tout en sifflotant un air assez charmant,
Les doigts bien écartés elle s’appliquait
Pour les attraper sans jamais les casser.

Puis soudain, voilà que le tapis accélère,
Les yeux écarquillés, mais quelle galère !
Son va-et-vient gestuel ne suffisait plus,
Le poussoir «arrêt» ne fonctionnait plus.

Quatre à quatre, six par six ils arrivaient,
Par huit ! par douze à la vitesse grand V.
Impossible… de les récupérer ! Affolée,
Elle les regardait approcher… médusée.

La demoiselle s’allongea de tout son corps,
Sur le tapis dans une situation d’inconfort.
Bras écartés, elle tentait de les ceinturer,
Hélas cette fameuse omelette est arrivée.

C’est si élémentaire… quelle belle affaire !
Le jaune la glaire, comment s’en défaire ?
Puis subitement, la situation se renverse,
Le mécanisme s’inverse et la bouleverse.

Les œufs reculaient en sens contraire,
Alors la stagiaire était démissionnaire.
Alarme et sirène hurlaient dans le noir,
Notre apprentie pleurait, de désespoir.

D’un coup le système s’était détraqué,
Des plateaux tout prêts s’entassaient.
Retrouvée pattes en l’air, sur le tapis,
La petite poule avec ses beaux habits.

Car d’autres volatiles ont surgi, en défilé,
Je les imaginais, les plumes retroussées,
Dansant notre «French Cancan» endiablé,
Au son de la Musique, toujours appréciée.

La jeune fille maintenant amusée souriait,
Riait même ! de la duperie bien préparée.
Ce fut un magnifique instant de détente,
Qui termina pour moi par ce bel andante…

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Venise, Vidi, Vici…
Publié à 11:54 dans Humour apprécié...

J’me voyais déjà - non pas en haut de l’affiche - mais à Venise, cette ville idyllique si magique. Un véritable conte de fées animé où toute mon imagination entrait en action. Un lundi, en soirée, je partais donc, angélique, pour une petite semaine de vacances paradisiaques et qui sait démoniaques.
Une fois sur place dans cet éblouissant hôtel, comme une hallucination, plusieurs péripéties venaient me contrarier. Mon nid douillet venait d’être échangé, ma literie bien mouillée… Des horaires jamais respectés, des tours de manège supplémentaires - non réglementaires - autour de certains ronds points… Le bal masqué fut… démasqué ! Bref, de la bonne humeur à volonté !

Soudain, un mirage : l’apparition du superbe vaporetto* que j’ai failli manquer, avec toutes ces explications embrouillées. Sur la grandiose Place Saint Marc, une marée de badauds découvrait ainsi le somptueux Palais des Doges, l’élégante Cathédrale, tous les innombrables monuments à visiter… Sur la longue estrade improvisée, j’apercevais l’éblouissant cortège bien rythmé où des  personnalités, déguisées en noir et or, défilaient en cadence, s’il vous plaît !

La merveilleuse balade sur le Grand Canal fut mémorable. Mon charmant gondolier en costume d’apparat agrémenté du traditionnel canotier, conduisait sa gondole préférée avec maestria. Avec sa voix de ténor, nous poussions la chansonnette, comme pour s’étourdir. Mais au moment de négocier son virage à tribord, Sire Batelier prit appui, avec son pied, sur le mur décrépi, puis poussa énergiquement sur la rame. La barque tangua fortement tout en me déséquilibrant. A ce moment-là, la comtoise en profita pour carillonner les douze coups de minuit… Surprise, j’étais sur le point de dégringoler au bas de mon lit… Mais toujours dans un demi-sommeil, j’écoutais attentivement les commentaires très intéressants. Un passage éclair sur les îles de Burano et de Murano m’enchanta. Une belle journée m’attendait, j’imaginais ces nombreuses maisonnettes peintes de couleurs vives, d’étroites venelles pavées très passantes, de surprenantes vitrines achalandées. Les extraordinaires fabrications - dentelles et verrerie - autant artisanales qu’artistiques, m’ont époustouflée ; aussi, après avoir flâné à souhait, j’étais aux anges. Tous mes sens participaient à cette fête ! Revenue sur la terre ferme, l’agréable visite se poursuivit par celle du vaste marché et des ravissantes venelles. L’origine du majestueux Pont des soupirs doit son nom aux condamnés qui voyaient Venise pour la dernière fois. La compagnie d’un temps incertain m’a comblée. Tous les matins, devoir affronter Maître Soleil ou Reine Pluie, Seigneur Vent et Prince Froid tout azimut, quelle bravoure !!!

Pourquoi ne pas y organiser ce magnifique voyage de noces afin d’échanger nos splendides alliances dorées à l’or fin ? De généreux volatiles danseraient alors en plein ciel, avec d’éternelles banderoles colorées à souhait. Quel délicieux bien-être !

Patatras, le bus tombait en panne, ce bougre d’âne ! Lui aussi pétait les plombs et surtout ses fusibles… Cela engendrait des problèmes de ventilation, climatisation, essuie-glace, chauffage… impossible de revenir dans mon île singulière si particulière ! Un car belge venait d’être volé la veille de notre départ. Heureusement que ce n’était pas le notre… Mon redoutable réveil choisit ce moment très agité pour déclencher son éclatante sonnerie. Je m’agitais, tournais, retournais dans mes draps frais… “Quand te reverrai-je… pays merveilleux !” Quelle fumisterie avais-je donc subie ?

Les cafés les plus luxueux et les salons de thé les plus raffinés, aux immenses baies vitrées, étendaient leurs grandes terrasses sur la resplendissante Place Saint Marc. Ainsi, du verre d’eau sans arsenic, bien sûr !, aux nombreuses déclinaisons de cappuccino, les tarifs restaient toujours plein pot. Quotidiennement, les restaurants gastronomiques augmentaient leurs cartes, nuancées d’un euro au fur et à mesure que la date du fameux carnaval réputé approchait. Le service et les toilettes, en outre, n’étaient pas compris… Dans ce lieu princier, je me baladais tout simplement, bien tranquillement. Subitement, cette “chose” est arrivée sur ma jolie tête frisée. Pigeonnée à Venise ou pigeons nés à Venise ? Je me pose la question… Enfin ! Pour une fois que j’étais bien coiffée, un pigeon en plein vol, est venu me « chapeauter », plantant toutes ses griffes pour ne plus s’envoler. Monsieur me crêpait le chignon et se faisait des nœuds dans mes cheveux ondulés. Plus je criais fort, plus il s’affolait et tirait encor’. - “Aïe, aïe, aïe ! Mais il va tous me les arracher ! Malgré toute la place qu’il avait pour atterrir, il m’avait choisi pour cible !…” - Les promeneurs, ébahis, me regardaient, tous ravis du spectacle. Certains se marraient mais bien sûr, personne n’était venu m’aider. La vie n’était pas rose car j’aurai pu être chauve ! Heureusement que je ne portais pas une perruque, qui pourtant aurait été de circonstance, carnaval oblige. J’en avais plein la nuque que toute cette foule me reluque. Les mains en l’air  avec des mouvements saccadés, je gesticulais énervée comme un pantin désarticulé. Finalement, mon volatile a réussit à se dégager sans y laisser une plume. Il aurait terminé chez moi, dans une casserole avec des petits pois.

A Venise, je ne sais plus où vont tous ces pigeons… et surtout, qui sont les vrais pigeons…

 

*Bateau italien plus ou moins gros transportant les visiteurs de la lagune à Venise.

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Je n’ai jamais reçu l’original de ma déclaration,
Au domicile des parents… à l’adresse indiquée,
Occupée par beaucoup d’autres préoccupations,
Mon avis d’imposition, à l’as… hélas ! est passé.

Mi-octobre en vos locaux je me suis présentée,
Requérir un duplicata…fut ma première réaction,
En relisant ce dernier dans une nouvelle version,
A mes yeux ne m’a pas sauté “la somme à payer”…

Aussi n’étaient pas imprimées toutes les mentions.
Jamais au grand jamais un seul picaillon j’ai donné.
Afin de ne pas payer à regret, les dix % réclamés,
Ma plume vous envoie la demande en versification.

Le vingt octobre, un chèque du montant j’ai porté,
Expliquant le pourquoi du comment de la situation,
Espérant obtenir sûrement satisfaction et succès,
Je vous remercie sincèrement de votre attention.


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Tous au poil !
Publié à 10:52 dans Humour apprécié...

Quand il l’aperçoit toujours aussi belle,
Son œil expert, ses lèvres charnelles,
Il ouvre gentiment ses modestes ailes,
Pour se faire ratiboiser… les aisselles.

Comme le fameux Zizi de Pierre Perret,
Françoise n’a pas sa pareille pour l’épiler.
Une cht’i caresse, avec le bout du doigt,
Et le-voilà de suite, debout… bien droit.

Le rasoir mécanique se met alors en route.
Avec quel instrument Madame me broute ?
La sire bandelette ? La pince Monseigneur ?
Chouette c’est la fête, oui ! Quel bonheur !

Saucisse en lévitation… Œufs brouillés en ébullition,
Voilà Françoise en action toute dévouée à sa mission.
Mais quand elle arrive furtivement… au “trou de balle”,
Alors là !!! Ce monsieur lui fait vraiment un scandale.

Le cul bien serré… et les fesses contractées,
Impossible d’y aller, sans son laissez-passer.
Ses jolis yeux piteusement rempli de larmes,
Le-voici qui soigneusement… repli ses armes.

Dans un joli slip kangourou, reposé après son épilation,
Nestor reçoit un petit bisou, se remet de ses émotions.
Plus de poils, plus de cheveux ! Mais je les ai donc tous perdus…
Croyez-moi ! Les trente-six chandelles aussi, je les ai aperçues.

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La Mouette et le Chat…
Publié à 20:09 dans Humour apprécié...

Une magnifique mouette avec sa bonne tête
Avait décidé à moindres frais de faire la fête.
Depuis un moment elle traînait dans le jardin
L’air très innocent, mais le regard si coquin.

Coup d’oeil à droite… Coup d’oeil à gauche…
Toujours habile elle ne manqua pas le coche.
Se faufilant par une porte-fenêtre entrouverte,
Elle se dandina fièrement vers sa découverte.

Roulé en boule sur son petit coussin préféré,
Le gros chat matait l’intruse mal intentionnée.
Qui d’abord, entrait sans gène en sa maison,
Et picorait dans son assiette sans autre façon.

Surpris, intrigué, il la regardait sans sourciller,
Savourer le petit déjeuner et dévorer la pâtée.
Elle piquait, ingurgitait tout ce qu’elle pouvait,
Puis ressortit, pour boire un coup à sa santé.

Gonflée, la demoiselle faisait comme chez elle.
Un coup d’oeil circulaire sans jouer de ses ailes,
Celle-ci revint sur ses pas lui faucher son plat,
Afin de terminer tranquillement ce bon repas.

Faisant un demi-tour, elle refaisait sa mimique.
Minet, stoïque, ne connaissait pas La musique.
A moitié réveillé, il la surveillait, sa pimprenelle
Se demandant où la belle trimballait sa gamelle.

Mais le félin était si repu qu’il n’en pouvait plus.
Il l’épiait mais elle partit comme elle était venue.
Fatigué de sa faction, épuisé par tant d’émotion,
Mistigri ferma les yeux pour faciliter la digestion.

Ce charmant poème a reçu un diplôme d’honneur,
catégorie humour, au concours international de poésie,
à l’Académie Léon Tonnelier à LAXOU (54).
8ème sur 55 poèmes envoyés.

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La Belle et le Pigeon…
Publié à 10:38 dans Humour apprécié...

Un beau jour en plein été sur l’esplanade,
Le pigeon se souvenait de son escapade.
” Je me promenais volant au gré du vent,
Tout simplement et bien tranquillement,
Quand soudain pour un atterrissage forcé,
Sur une tête bien coiffée, me suis reposé.
La main en l’air avec des gestes saccadés,
La belle, énervée, hurlait à gorge déployée.
- Aïe aïe aïe, il va m’arracher les cheveux ! -
Et moi affolé, je me faisais plein de noeuds.
Quelques badauds nous regardaient, ravis.
Certains souriaient, d’autres étaient ébahis.
Mais voilà que tout le monde nous reluque.
Heureusement ce n’était pas une perruque.
Très fièrement, sans y laisser une plume,
D’un bond, je me retrouvais sur le bitume.
Ouf !!! Mais j’aurais pu finir ma vie chez toi…
Dans une casserole, avec des petits pois. ”

2ème prix 2010 Jean de la Fontaine au concours international
de poésie “Rencontres - île de poètes “ de Ste Geneviève des Bois.

1ère mention 2010 catégorie humour au concours international
de l’association “Arts et Lettres de France” à Bordeaux.

2ème prix 2013 catégorie fable au concours de poésie “le fleuret
de Midi-Pyrénées” à Villematier (31)

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Ma petite culotte en dentelles…
Publié à 17:10 dans Humour apprécié...

Je sais d’avance ce que vous allez penser, et…
J’ai pour mauvaise habitude, et je le reconnais,
Une fois la lessive terminée et à moitié séchée,
D’attraper mon linge, de le jeter dans le panier.

La jolie corbeille bien en équilibre sur la moto,
La voilà qui voltige et redescend de bien haut.
Ma petite culotte aux belles couleurs orangé,
De la panière avait glissé et s’était échappée.

Sur le repose-pied elle séchait tranquillement,
Bien à l’abri du soleil, du vent venu de l’étang.
Evidemment je ne l’avais pas vue, suspendue,
Et carrément posai mon pied sur cette tordue.

Ainsi fut fait… toute la journée en allant travailler,
Mon joli dessous… s’est promené un peu partout.
Je comprends à présent le pourquoi du comment,
Les badauds me reluquaient à tout bout de champ.

Nous n’étions plus intime, c’était une victime…
De mon fétichisme, de mon je-m’en-foutisme.
Le soir, tellement contente de l’avoir trouvée,
Ma petite rescapée, que je l’ai faite encadrer.

Ce poème a obtenu un Diplôme de Reconnaissance culturelle au 4e Concours National de Poésie 2009-2010 de l’association À mots ouverts (ville de Fabrègues)

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Le pigeon, si mignon…
Publié à 13:36 dans Humour apprécié...

C’était un beau jour du mois de mai,
Et sur l’esplanade, je me promenais.
Tout simplement, bien tranquillement,
Subitement, “cette chose” est arrivée.

Ma tête était très propre, elle venait d’être lavée,
Enfin, pour une fois que j’étais aussi bien coiffée.
Un pigeon, en plein vol, dessus, s’y était installé,
Plantant toutes ses griffes pour ne plus s’envoler.

Il se faisait des noeuds dans mes beaux cheveux.
Plus je criais fort… plus il s’affolait et tirait encor ‘.
“Aïe, aïe, aïe !!!… Mais il va tous me les arracher…
Avec la place qu’il a, il s’était juste posé sur moi.”

Les badauds, ébahis, me regardaient tous ravis.
Certains se marraient… car le spectacle payait.
Mais bien sûr !… personne n’était venu m’aider.
La vie n’était pas mauve, j’aurais pu être chauve !

Heureusement ! que je ne portais pas une perruque…
J’en avais plein la nuque que les gens me reluquent.
Les mains en l’air, avec des mouvements saccadés,
Je gesticulais énervée comme un pantin désarticulé.

Finalement, mon volatile a réussi à se dégager…
Sans y laisser une plume… pour toi je résume !
Je viens de l’entendre, il n’est même pas tendre,
Il aurait terminé chez moi, avec des petits pois…

Ce poème a obtenu la 1ère Mention catégorie “Humour” au Concours International Littéraire 2010 de l’association Arts et Lettres de France (Bordeaux).

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Quel toro piscine endiablé !
Publié à 11:13 dans Humour apprécié...

Un toro piscine un soir d’été, rien de mieux pour embellir une agréable soirée. L’histoire vraie que je vais vous conter, devrait bien vous amuser. Allez, venez !
D’abord, rappelons les faits, vite fait ! Une splendide scène : la superbe arène, piscine carrée, l’eau jusqu’aux mollets, bottes de foin groupées de tous côtés. Olé… Olé ! Des jolis pasos enlevés, des estivants déjantés, des jeunes excités, le micro spécial taureau résonnait tout là-haut, les bestiaux paraissaient costauds.

Ce bestiau si costaud voulait faire le beau...

L’animation retenait l’attention, tous les spectateurs participaient de bon coeur. Dans cette bonne humeur, l’ambiance “Bonheur”, la vachette était en vedette. Elle a déboulé sur la piste ensablée, de ses pattes arrière valsait la poussière. Tête baissée, elle s’est élancée et tous azimuts, cette Dame allait droit au but. Ces jeunes en short et baskets s’éparpillaient comme des moineaux dévariés. En voilà des plongeons dans la piscine, elle les attendait la coquine… et devine !

Robe colorée, les pattes dans l’eau souillée, l’Artiste ne se sentait pas gênée. Plantée dans le bassin, tête relevée, elle satisfaisait à l’appel, besoin naturel… Sa queue en cadence menait la danse, et cette “fontaine” coulait sans arrêt, d’où l’expression “pisser comme une vache”… Là, ils jouaient à cache cache. De plaisir elle rugissait et pour finir, le fessier vu de près les impressionnait. Ces gamins tout en grelottant, essayaient de respirer pour ne pas se noyer. Du rire, du délire ! La pena s’éclatait, le public criait… et le micro s’animait. La Miss répondait au doux prénom de Maryse… je n’irai pas lui faire la bise.

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L’amour des chats…
Publié à 8:17 dans Humour apprécié...

Il était une fois un riche bourgeois habitant ce lotissement banal.
Adorable locataire jadis plutôt simplet, droit, également original.
Celui-ci maudissait la saison des amours de nos compagnons chats,
Ne supportant plus du tout aucun miaulement toujours aussi gras.

Outre la charmante échoppe joliment décorée, de sa galante fiancée,
Monsieur se promenait en cravate achetant quelques kilos de patates.
Non destinées à la succulente fabrication d’une exquise purée maison,
Encore moins la cuisson de délicieuses frites, bonheur de son acolyte.

Ma plume volontiers va vous dévoiler l’autre activité déguisée par nécessité.
Visualisez son plendide sofa dans l’alcôve verte… face à la fenêtre ouverte.
A l’intérieur de sa fine corbeille en osier, une flopée de munitions attendait.
Calme, incognito, notre personnage sommeillait certes, en slip et en tricot.

Le festival commençait, nos minets menaient la danse, lui entrait en transe,
Saisissant aussitôt ses féculents colorés afin de les projeter de tous côtés.
Menaçant certains délicats minous… échangeant leurs majestueux “miaous”.
Ce qui devait arriver, bien sûr arriva. Vous ne voyez pas ? Sa chute, là-voilà !

Un propriétaire levé aux aurores découvrit ce curieux magot en son enclos.
Le grand-père hurlait : “Au secours ! On nous bombarde de topinambours”.
Vêtue d’une longue chemise de nuit, sa tendre épouse s’approcha sans bruit,
L’embrassa sur la joue et répliqua qu’il les confondait avec de gros cailloux.

Notre brave homme éberlué s’interrogeait alors sur la provenance du trésor,
Se prosternant chaque jour pour le ramasser, le déposer dans un joli panier.
Jusqu’au matin où il comprit que son cher voisin n’était pas encore bien fini.
Le potager achalandé proposait de tout… même des patates à quatre sous.

Autres titres proposés :
- Le lancer de patates…
- Cent patates pour pas un sou…
- Le voisin a la patate…
- Les patates venues du ciel…
- Le chat a la frite…

Et vous, qu’auriez-vous à me proposer comme titre très sympa ?

Ce charmant poème fait partie d’un ensemble de 3 poésies.
il a remporté le 3ème prix du concours “Poète d’aujourd’hui” 2010
de Pont St Esprit
(L’aquarium de St Jean du Gard ; Quel toro piscine endiablé !).

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