Du carnet intime de Jean De La Fontaine…
Publié à 10:09 dans Fables... j'adore !

Jean De La Fontaine…1621-1695 (…de ses carnets intimes !!!)

Une fable inconnue ! mais une moralité indéniable

Une chenille se balade sur une branche.
Au bout de celle-ci se trouve un bourgeon.

La chenille, s’apprêtant à le manger,
regarde le ciel menaçant et se dit :

“S’il pleut, le bourgeon va grossir,
donc  je vais avoir plus à
manger.”

Donc elle attend.

Au-dessus, un oiseau survole l’arbre
sur lequel se balade la chenille.

Il s’apprête à manger la chenille
quand  soudain il regarde le ciel
et se dit :

“S’il pleut, le bourgeon va grossir, la chenille également,
donc je vais avoir plus à manger.”

Donc il attend.

A côté de l’arbre se trouve une chatte sur une palissade ;
elle regarde la scène et se dit :

“S’il pleut, le bourgeon va grossir, la chenille aussi,
l’oiseau aussi, donc je vais avoir plus à manger”.

Et elle attend.

Le miracle de la nature s’accomplit :
il pleut !!!

Le bourgeon grossit, la chenille aussi,
l’oiseau aussi, la chatte s’élance,
mais comme la palissade est trempée par la pluie,
elle glisse  et tombe lamentablement dans une flaque d’eau.

MORALITÉ :

Plus les préliminaires sont longs, plus la chatte est mouillée…!!!

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La Fontaine version africaine
Publié à 11:44 dans Fables... j'adore !

Cette fable africaine, vous ne l’avez certainement pas apprise à l’école primaire.
En direct d’un Jean de la Fontaine africain. A ne pas rater, elle est vraiment excellente !!!!!

FABLE AFRICAINE

Une fermière du Rwanda,
Qui était Hutu de surcroît,
Quitta sa case et sa smala
Pour le marché de Kampala.
Elle voulait honorer sa tribu
d’un beau chapon gras et dodu…
Mais elle était peu fortunée,
Et le marchand Tutsi, rusé,
Refusa de baisser le prix
Du chapon par elle choisi…
Me le donnerais-tu,
Dit la cliente Hutu ,
Contre une gâterie
Sur ton beau bengali
À voir, dit le vendeur,
De cette gâterie quelle serait la valeur ?
Vaudrait-elle un chapon ?
Il m’en faudrait la preuve pour de bon.
Aussitôt la bougresse s’enfouit sous le boubou,
Et vite fait jaillir la sève du bambou.
J’ai gagné le chapon, s’exclame l’innocente,
La bouche encore pleine du produit de la vente.
Que nenni lui répond le volailler acerbe.
Tout comme la figure, le chapon tu as perdu,
Car comme le dit notre si beau proverbe :
“Turlute Hutu, chapon point eu”.

“Inconnu/Internet”

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La mouette et le chat…
Publié à 12:11 dans Fables... j'adore !

Dame mouette, avec sa bonne tête,
Avait décidé à moindre frais de faire la fête.
En cette magnifique matinée ensoleillée,
“Madame” épiait un gîte qui l’intéressait.
Le volatile se faufila dans la cuisine, doucement,
Puis se dandina vers sa découverte, innocemment.
Un splendide matou, lové sur son coussin préféré,
L’observait, intrigué, d’un oeil très étonné.
Il matait l’intruse qui pénétrait dans sa maison,
Et s’appropriait les restes de sa pâtée, sans façon.
” Mais je rêve… moi qui suis si affamée !
Je ne saurai résister à ce mets si raffiné. ”
Jetant un petit coup d’oeil circulaire,
Avec son savoir-faire légendaire,
Carrément, sous le nez du joli chat,
La maligne créature lui subtilisa son plat
Et s’en retourna tranquillement dans la cour
Terminer son repas sans plus de discours.
” Gonflée cette Demoiselle !…
Mais la voilà comme chez elle ! ”
Râlait notre pauvre Mistigri,
Qui en était encore tout ébahi.
Le félin surveillait de près “Sa Belle”
Se demandant où elle emmenait sa gamelle.
Ce brave minou, déjà repu, n’en pouvait plus
Et l’étrangère s’esquiva comme elle était venue.
Tellement fatigué de sa faction,
Trop épuisé par tant d’émotion,
Le minet ferma ses yeux d’espion…
Pour faciliter sa digestion.

Moralité :
A trop vouloir se remplir la panse,
On n’arrive plus à entrer dans la danse.

Harmony

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La libellule et la truite…
Publié à 10:47 dans Fables... j'adore !

Au-dessus de l’étang, ses longues ailes battantes,
Une jolie libellule traînassait insouciante.
Voltigeant bienheureuse de roseau en roseau,
Elle vit tout à coup une truite au fond de l’eau…
- Ma pauvre chère madame, lui dit-elle en confiance,
Si j’en juge en mon âme, vous n’avez guère de chance,
Les proies se font bien rares, vous semblez affamée.
N’avez-vous rien mangé ces trois dernières années ?
Maniant l’ironie, le sarcasme et le mépris,
L’insecte rigolard se croyait à l’abri…
- C’est bien vrai mon amie, la faim me turlupine,
Répondit le poisson, d’humeur plutôt chafouine.
Mais à vous écouter, à vous voir vous moquer,
Je vous goberais bien, c’est à n’en point douter !
A ces mots plein d’envie, l’insecte se mit à rire,
Et d’un air dédaigneux, lui dit sans réfléchir :
- La nature est ainsi faite : je vole et vous nagez.
Alors non, désolée, jamais ô grand jamais,
Je ne finirai, ma vieille, dans votre épais gosier.
Hélas, la libellule s’était trop avancée,
Car d’un bond aussi aérien que soudain
La truite s’élève dans le ciel d’un coup de rein,
Et l’avale telle une bouchée de pain.

Moralité :
A être trop sûr de soi, sans aucun doute,
On a vite fait de finir en casse-croûte.

Anonyme - trouvée sur “Détective”…

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Le Belle et le pigeon…
Publié à 10:37 dans Fables... j'adore !

Un beau jour en plein été sur l’esplanade,
Le pigeon se remémorait une escapade.
” Je me promenais volant au gré du vent,
Tout simplement, bien tranquillement,
Quand soudain pour un atterrissage forcé,
Sur une tête bien coiffée, me suis posé.
Les mains en l’air avec des gestes saccadés,
La Belle, énervée, hurlait à gorge déployée.
- Aïe aïe aïe, il va m’arracher les cheveux ! -
Et moi affolé, je me faisais plein de noeuds.
Quelques badauds nous observaient, ravis.
Certains riaient, d’autres restaient ébahis.
Mais voilà que tout le monde nous reluque.
Heureusement ce n’était pas une perruque.
Très fièrement, sans y laisser de plumes,
D’un bond, je me retrouvais sur le bitume.
Ouf ! Mais j’aurais pu finir ma vie chez toi,
Dans une casserolle, avec des petits pois.

Moralité :
C’est en posant les pattes n’importe où,
Que l’on risque de se rompre le cou !

Harmony

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La balle et la bête…
Publié à 10:30 dans Fables... j'adore !

Par cette magnifique journée du mois de mai,
Un splendide animal en son jardin s’ennuyait.
Il avait la robe tâchetée et une tête de polisson,
Des poils si longs qu’on aurait dit un paillasson.
” Mon cher voisin, vous qui êtes si boute-en-train,
Me lanceriez-vous la balle d’un bon tour de main,
Avant d’aller déguster votre déjeuner festif ? ”
L’interpella t’il, d’un regard interrogatif…
Le galopin, apostrophé de la sorte, ne put refuser.
D’une belle envolée, il jeta le jouet convoité…
Qui resta coincé dans un immense palmier,
Au grand dam de notre bel aventurier !
” Je ne vais pas m’écorcher bêtement,
Demain j’irai chercher une paire de gants…”
S’exclama le gamin. Le soir descendait…
Et le drame, lentement, couvait…
” Au lieu de retourner chez toi sans faire de bruit,
Occupe-toi de moi… sinon j’hurlerais toute la nuit ! ”
Ainsi fut fait, la créature s’égosilla à perdre haleine.
Se souvenant alors des morales de Jean de la Fontaine,
Certes un peu tard, la “Bête” jura, tant qu’il le put,
Que l’on ne l’y reprendrait jamais plus !

Harmony

Cette fable a gagné une mention très honorable 2014
section Jean de la Fontaine à l’Association Rencontre
île des poètes à Ste-Geneviève-des-Bois (91)

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Le lapin et le corbeau…
Publié à 10:20 dans Fables... j'adore !

Le corbeau sur un arbre perché
Ne foutait rien de la journée.
Le lapin voyant le corbeau
L’interpella et lui dit aussitôt :
” Moi aussi comme toi puis-je m’asseoir
Et ne rien “foutre” du matin jusqu’au soir ? ”
Le corbeau lui répondit de sa branche :
” Bien sûr, ami à la queue blanche,
Dans l’herbe verte tu peux te coucher
Et ainsi de la vie profiter… ”
Blanc lapin s’assit alors par terre
Et sous l’arbre resta à ne rien faire,
Tant et si bien qu’un renard affamé
Voyant ainsi le lapin somnoler
S’approcha du rongeur en silence
Et d’une bouchée en fit sa pitance.

Moralité :
Pour rester assis à ne rien “branler”,
Il vaut mieux être très haut placé…

Anonyme… fable trouvée sur un livre…

 

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