Dès potron minet, dans le car, nous-voici installés,
Pour la Charente-Maritime, île d’Oléron, île de Ré.
Philippe l’aimable chauffeur conduit avec maestria,
Encore quelques heures à rouler, en avant la fiesta.

“Au langonnais”, un restaurant renommé de Langon,
Un menu assez sympathique, le déjeuner super bon.
Ronce une des toutes premières stations balnéaires,
Bordée par la Seudre, la forêt de Coubre, populaire.

Arrêt Village de Vacances Azureva Ronce-les-Bains,
Pot de bienvenue, buffet succulent, on n’a plus faim.
Le soir, chacun cherche sa case comme les bronzés,
Papy parle fort, mamie papote, en cette nuit étoilée.

Un hurlement de loup Ahou ahou, me fait frissonner.
Enfin ! quand même trouvé, notre exquis nid douillet.
Après les bras de Morphée… tous au petit déjeuner,
Café au lait, croissants… n’oublions pas les cachets.

Découverte d”un beau village “Talmont-sur-Gironde“,
Marion charmante égérie locale nous refait le monde.
Au travers de cette immense pinède bien ensoleillée,
Un grand zoo… splendides flamants roses, orangés.

Admirant le solide rempart… ouvert à tous les vents,
L’église Sainte-Radegonde reste un site éblouissant.
Bâtie en bordure de l’abrupte falaise… très rocheuse,
Dame marée caresse sans cesse la rive bienheureuse.

L’ancien cimetière marin lui tient toujours compagnie,
Recouvert d’herbes folles, pierres, pots de fleurs, ici.
Dans les eaux calmes de cet endroit naturel, occupé,
Des canards, sur le ponton, dorment à poings fermés.

Sur la longue passerelle là-bas, des cabanes sur pilotis,
Où carrelets(filets) se remplissent de crevettes si jolies.
Ces embarcations attendent l’équipage… à l’abordage !
L’estuaire de la Gironde se fond… en ce doux paysage.

Agréables venelles fleuries… pavées de galets de rivière,
Vers midi, Madame tire sa noble révérence bi journalière.
Pêche à pieds, en plein coeur de l’estran vaseux dévoilé,
Prises de coques palourdes, couteaux suaves crustacés.

Royan“, principale ville de la sublime Côte de beauté,
Plaisante station balnéaire très convoitée, privilégiée.
Léglise Notre-Dame, originale main fort bétonnée,
La descente de quatorze marches, recommandée.

Son élégant autel, ses vitraux rectangulaires,
Le chemin de ronde, l’intérieur spectaculaire.
Tablée avec délicieux buffet… sieste bien méritée,
Reprenons le chemin afin de continuer notre virée.

Direction “la lumineuse”… j’ai nommé l’île d’Oléron.
Bercés sur ce viaduc… de trois kilomètres de long.
Fort Louvois, les pieds dans la vase, pris en photo,
Escale, bel historique de la Citadelle… du château.

Talus, douves, orties, pont-levis, pont dormant,
Remparts, portes royales, poudrière et Vauban.
Passons à St Pierre, ensuite flânons à St Denis,
A la pointe, le phare de Chassiron se trouve ici.

Tout blanc, avec trois bandes noires châtelaines,
Pour mieux le différencier, de celui des baleines.
Sur la route des huîtres, traversons “la Cotinière“,
Un joli port, une flottille de couleurs vives si fière.

Le ballet incessant de nombreux chalutiers animés,
L’activité intense, la vente du poisson sur les quais.
Homards loups, soles maigres, seiches baudroies,
Avec sa criée informatisée, à droite, là, tu la vois ?

La Tremblade“, considérable centre ostréicole,
Du bassin de Marennes-Oléron, dont je raffole.
Famille Coutant, film intéressant d’une demi-heure,
Dégustation chaleureuse, ambiance bonne humeur.

Quelques ronds-points aménagés… avec originalité.
Plage, deux chaises longues, parasol, ballon coloré,
Deux petits bateaux blancs, en feuilles d’écoliers,
Un baigneur portant l’huître, traînant un sardinier.

Au retour ce merveilleux coucher de soleil orangé,
Se laisse contempler, en cette immensité bleutée.
Le souper, toujours varié, nous a tous requinqués,
Le marchand de sable, ne va pas tarder à passer.

Mercredi, avec Josette, jeune femme très coquette,
“La Rochelle”, commune la plus peuplée, la fête !!!
Des bassins d’affinage, réserve naturelle protégée,
Belles cigognes hérons cendrés cygnes immaculés.

Hissée sur son petit muret, notre guide raconte,
Cette relation charmante, et sans aucune honte,
Les amours tumultueuses d’Aliénor d’Aquitaine,
Devenue Reine d’Angleterre, ah quelle aubaine !

Hôtel de ville brûlé… statues bien diversifiées,
La rue des templiers… clocher, tour restaurée,
Entrons au coeur historique du légendaire quartier,
Passage souterrain fermé, aussitôt la nuit tombée.

Sublime pavillon Renaissance, l’ancien accès muré,
Un délicat balcon d’angle enrichit déjà cette beauté.
Ce chapelet d’arcades réservées aux commerçants,
Groupés par activités bravant la pluie le beau temps.

Cette grande porte de la grosse horloge, si typique,
Arches, tourelles, globe mappemondes magnifiques,
Campanile recouvert d’ardoises, goélette en blason,
Débouche au vieux port en zone piétonne, trop bon !

Deux immenses tours de défense protégeaient l’entrée,
Surveillance, jets de pierres, huile bouillante, à volonté.
L’une, baptisée Saint Nicolas se situait, bien à bâbord,
La seconde dite de la chaîne de l’autre côté sur tribord.

Pendant toutes ces nuits, empêchant l’ennemi d’accoster,
Une énorme chaîne était tendue pour en interdire l’accès.
Trois ports en un seul, le commerce la pêche la plaisance.
Toutes ces sublimes embarcations mènent alors la danse.

L’église St-Sauveur, au clocher carré, a brûlé également,
Trois fois la reconstruction de ce bâtiment, intégralement.
Après nos ripailles en ville, la gare monument authentique,
Puis la bonne demi-heure de car vers l‘ïle de Ré magique.

Luxuriante, très boisée… le St Trop de l’Océan atlantique.
L’interminable pont payant, sa vue panoramique spécifique.
A gauche vous apercevez le port de commerce de La Pallice,
Côté sud… les longues plages de sable fin, sans leur artifice.

Rivedoux” première ville, phare de Chauveau rouge blanc,
L’unique situé même en pleine mer, automatisé maintenant.
Cent kilomètres de pistes cyclables, vignobles bien alignés,
Puis… dans le lointain, les cloches de Sainte-Marie-en-Ré.

Arrivés à l’endroit le plus étroit, dénommé “Martrai”,
Apparaît l’océan vision des parcs à huîtres dégagés.
Ensuite, le super beffroi noir et blanc d’”Ars-en-Ré“,
L’un des plus beaux villages de France si renommé.

Le phare des baleines, cinquante-sept mètres de hauteur,
Deux cent cinquante-sept marches à monter, aïe le coeur.
En pierres de Crazannes, il faut redescendre du bon pied,
Socle en granit, bonjour nos mollets c’est du béton armé.

La célèbre tour des baleines au 17ème siècle fonctionnait.
Le phare des baleineaux, déjà créé, prévenait du danger.
Immédiatement, tout au large, quand se retirait la marée,
En ces grilles, treize écluses, les poissons étaient piégés.

Voici “Saint-Martin-en-Ré“, capitale de l’île qui se dévoile.
On longe quatorze kilomètres de fortifications… en étoile.
Prison, rassemblement de dangereux détenus condamnés,
Attendent le transfert à Cayenne, centre carcéral complet.

Une kyrielle de baudets du Poitou broute dans un pré,
Pelage longueur insolite, animal emblématique choyé.
Baladant tout le long de ce charmant port, regardez !
Les anciens rails du petit train sont ici, transformés.

Quelques maisons basses pour se protéger du vent,
Celles à deux étages… les riches armateurs d’antan.
Les couleurs typiques restent le blanc, le vert et gris,
Rues pavées, vigne-vierge grimpant aux murs jaunis.

Une plante solitaire, garnie de roses trémières,
Adorant caillasse, sécheresse, joue l’aventurière.
L’île vit du sel, vignobles, cultures maraîchères,
Ostréiculture, tourisme, bâtiment, bonne bière.

Petit demi-tour tranquille, nous avons beaucoup marché,
On s’assoupit, dans notre car, jusqu’à l’heure du souper.
Tous en forme le lendemain jeudi… la dernière journée,
La matinée à “Mornac-sur-Seudre” afin de se promener.

Après ces succulents festins qui nous ont bien profité,
Voici nos sept heures de “retour chez nous” avec regret.
Que quatre jours, sans cuisine, sans mari, sans enfants,
La belle vie où l’on a profité de tous ces bons moments.

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Dès potron-minet… en ce lundi vingt-neuf mai,
Bordeaux en autocar, plaisant voyage organisé.
Quinze heures… St Emilion, vignobles du pays,
Rendez-vous office du tourisme, Laure-Amélie.

Sur les hauteurs de l’accueillante cité médiévale,
L’Histoire divinement contée, par l’égérie locale.
Descendons la venelle pavée de galets de rivière.
C’est glissant… mais tenez-vous bien à la barrière.

Tous entier devant la spacieuse place du marché,
Où repose l’ancienne église…catacombes, cavité.
Tandis que ces mythes redeviennent légendaires,
Fascinants, passionnés, conservant leur mystère.

Attendus au Château Laniotte offrant la dégustation,
Découvrons la cave raffinée débordante d’animation.
Film illustratif, explicatif, spectacle original, humour,
Une kyrielle de tours de magie, suivis de calembours.

Installation au majestueux hôtel Quality suites,
Mérignac… et pas question de prendre la fuite.
Quel délicieux dîner, en charmante assemblée,
Chaperonnés jusque dans les bras de Morphée.

Le lendemain, p’tit déjeuner, matinée ensoleillée,
Admirons donc cette merveilleuse perle d’Olivier.
Après nos joyeuses agapes… promenade, photos,
Sur la Garonne, balade commentée de Bordeaux.

Xavier, ce jeune guide conférencier, séduisant,
Lunettes noires, reste notre chevalier servant.
Découverte intéressante, de la capitale du vin,
L’autre activité afin de partager entre voisins.

Installés aux premières loges, l’astre rayonnant,
Naviguons sous ces trois ponts, très différents.
Mais sur quelle rive allons-nous enfin accoster ?
Bâbord ? Tribord ? Gaby va encore rouméguer…

Pendant notre temps libre, essayons ce tramway
Puis poursuivons notre attrayante flânerie à pied.
Rue Ste Catherine, élégante galerie, joli marché,
Riche théâtre, cathédrale, bonjour mes mollets !


Nos ripailles achevées, au salon, aubade au piano.
Marche turque par Véro, suite… fin, par une pro.
Bonne nuit les petits, Nounours tu es toujours là,
Survolant le nuage blanc en compagnie de Nicolas ?

Journée admirable en ce mercredi… Sa Majesté,
Idem son précédent confrère, Valérie appréciée.
Découverte panoramique de cet écrin d’Arcachon,
Splendide, chic agglomération des quatre saisons.

Moment captivant dû aux quelques particularités,
Cinq quartiers rapprochés, port, passes, marées.
Vivant du tourisme, de la pêche, d’ostréiculture,
Traditions, souvenirs émouvants mais fière allure.

Midi ! Déjeunons tous en chœur “Chez Yvette”,
Superbes plateaux de coquillages, menu de fête.
Poissons en sauce, crêpes au coulis, café serré,
Nous-voilà rue Gambetta afin de mieux digérer.

En début d’après-midi, Le Tethys à l’embarcadère.
Divin catamaran… aux parcours plutôt exemplaires.
Assis sur la banquette très attentifs on se prélasse.
Agréable sortie sur le Bassin, surveillons les nasses,

Lunettes foncées, casquette beige, tee-shirt bleu,
Bermuda vert, Serge vit, tel un capitaine heureux.
Tatouages aux deux biceps, musclé comme Popeye,
Barbiche grisonnante, aimant une plante, l’Oseille.

La baleine échouée, à queue zébrée jaune et noir
Sert de repère, salue en disant ”allez, au revoir”.
Cette captivante excursion vers l’île aux oiseaux,
Cabanes sur pilotis, maints migrateurs, incognito.

Ensuite en direction de la Presqu’île du Cap Ferret,
Une vue sur plusieurs villages de pêcheurs, abrités.
La pinasse, bateau traditionnel de la pêche d’antan,
Requin, voilier affiné, muni d’un haut mât flambant.

Quand les flots se retirent les barques ainsi couchées
Languissent patiemment, l’éminent retour de la marée.
Apparaissent alors de nombreuses plages de sable fin,
Harmonieux coquillages, longs piquets noirs souverains.

Palanquée de tables d’huîtres… pontons d’amarrage,
Résidences en forêts de pins… affinons le bronzage.
Grouillante flopée d’embarcations dispersée partout,
L’étonnant maestro slalome gracieusement, coucou !

Matelot Véro, au rapport ! Reçois ton carnet de bord,
Offert gentiment par ce loup de mer, l’ultime trésor.
“On va s’écarter un peu, car l’eau descend toujours”.
Aux abords de l’illustre dune du Pilat, hop demi-tour.

Depuis sa cabine blanche, équipée d’instruments,
Compas, radar, GPS, jumelles, micro ensorcelant,
Poussé par le vent, en essayant de s’amarrer à quai,
Ce cher paradis assez secret vient ici d’être dévoilé.

Deux chaleureux bisous posés sur ma joue ont claqué,
Souhaitant prompte continuation, à ce futur retraité.
Dix minutes après, à l’assaut du long chemin ensablé,
Marchons tranquillement, jusqu’au pied des escaliers.

Une deux trois, à haute voix, commençons à compter,
Motivation, rires, bonne humeur m’ont beaucoup aidé.
Que cent cinquante marches à escalader, ouf, crevée
Grimper tout là-haut, m’a fait travailler les fessiers.

Dominant l’immensité du fabuleux océan atlantique,
Fiers, enivrés, victorieux, halte dans les boutiques.
Souper gourmet… je m’endors vite comme un bébé.
Déjà jeudi ! Mon dernier jour de vacances méritées.

Neuf heures trente à Bordeaux, visite audio guidée,
De cette cité du vin dans sa plus profonde diversité.
Gigantesque bâtiment, huit étages, large ascenseur,
Fantastique… extraordinaire… aisance… grandeur.

Univers si goûteux… collation en toute tranquillité.
Reste à prévoir dans le circuit, la seconde matinée.
Bernard, voulant s’instruire m’a carrément oubliée,
Sans montre ni portable, “Au secours, suis paumée”…

Nos mirettes rassasiées de vision, folie, souvenirs.
Mille remerciements, retour au bercail avec plaisir,
Pour Michel, l’adorable conducteur de bus attitré,
A Gaby… notre accompagnatrice toujours dévouée.

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Lacs italiens, îles Borromées, Milan
Publié à 13:44 dans Voyages/Voyages

Dès potron-minet, commence le long départ,
Escorté par Littoral Voyage et mon Bernard.
Ce lundi premier mai très ensoleillé, magique,
Stéphane le chauffeur, a un humour ironique.

Certains nuages, en forme de boules de coton,
Ressemblent à des centaines de jolis moutons.
Roulant sur la tranquille autoroute… de Menton,
Admirons le paysage, coincé dans les bouchons.

Notre mer méditerranée, ses reflets argentés,
Splendide port de plaisance, sa jetée adaptée,
Nez collé à la vitre, maintes tonalités de vert,
Une vue magnifique, je garde les yeux ouverts.

Plein de villas nichées au sommet de la colline,
Dame rivière somnole dans son lit… la coquine.
Une flopée de tunnels, les hurlements du loup,
Cultures diversifiées… serres étagées partout.

Mais voilà que depuis ce généreux moment,
Des larmes de pluie… suivent tranquillement.
En fin d’après-midi, arrivée à Montichiari,
Garda Hôtel premier étage, gîte couvert ici.

“Bonne nuit les petits”. Nounours, vite dans mes bras !
Des pâtes oui, mais des Panzani, éh non des Barilla.
Sept heures, réveil programmé suivi du p’tit déjeuner,
Adieu pour la semaine à toutes mes grasses matinées.

Convoyé par cet épais brouillard qui déjà s’estompe,
Rencontre avec le mini-groupe, en grandes pompes.
La passion d’Elide… notre guide régionale, attitrée,
En vingt minutes de bus, le lac de Garde en beauté.

Entouré de trois ravissantes régions, Lombardie,
Trentin-Haut-Adige ainsi que la superbe Vénézie.
Très impressionnant avec sa luxuriante végétation,
Oliviers, pins parasols, pépinières et augmentation.

Divins lauriers, vignobles, petites baies, cyprès,
Juteux cépages, de vins blancs, rouges ou rosés.
Salo commune importante si riche en monuments,
Palaces particuliers, hôtels élégants, restaurants.

Le soleil caresse tendrement nos coeurs transis,
Un souffle de vent couvre nos minois, de mimis.
La Piazza Della Vittoria fleurie dévoile sa mairie,
Poétisée, parée de rosiers, aux multiples coloris.

L’infini baladoir pavé de dallages assez clairs,
Plusieurs bancs en fer noir, zone de plein air,
Des blocs pierreux entourent les lampadaires,
Une agréable promenade de futur milliardaire.

Une myriade de bateaux… attend patiemment,
Ce couple de canards déambule clopin-clopant.
Différents mandariniers… imposants orangers,
Blanc, jaune, violet, ces bouquets de pensées.

Devant cette matinée chatoyante, idyllique,
Ce lieu est un charmant endroit touristique.
De nombreuses familles avec leurs enfants,
Baguenaudent en flânant interminablement.

Temps libre, achat de cartes, souvenirs,
Faire du shopping, fut un énorme plaisir.
Gardonne, une belle vedette nous invite,
Vingt-cinq places à l’intérieur, vite vite !

Réunis pour l’excursion en cette bonne humeur,
Jusqu’à Sirmione… notre balade dure une heur’.
A bâbord chaîne de montagnes bien enneigée,
A tribord, verdures, pinèdes et feuillus serrés.

Entre deux repères visibles sur ses flots glacés,
J’admire bouche-bée Isola Del Garde, île privée.
Une sublime propriété, résidence, parc féerique,
Les héritiers séjournent, en ce site fantastique.

Subitement, sur cette extraordinaire étendue,
Une embarcation nous fonce carrément dessus.
A l’abordage ! Voici paolo le nouveau barreur,
Pirates ? Voleurs ? “Au secours moi j’ai peur” !

A présent cherchez-moi, avec votre pendule.
Sa grandeur se dresse sur l’étroite péninsule.
Sirmione, petite ville belle comme un joyau,
Conserve les vestiges romains, médiévaux.

Alors contemplons ce précieux panorama,
Qui sur les deux rives, nous tend les bras.
Cette magistrale forteresse repose par ici,
L’entrée, en accédant au vieux pont-levis.

A l’intérieur traversons religieusement ces ruelles,
Suivant la reine du pompon, chantant la ritournelle.
Rapide virée en Trenino Delle Grotte le petit train,
Goûtons vingt parfums de glaces en ce magasin.

Tiramisu café, deux grosses boules très parfumées,
Cet éminent quart d’heure… pour mieux les savourer.
Présents sur le bord d’une plage remplie de cailloux,
La flopée de cygnes font leur toilettes, devant nous.

Certains se baignent, ensuite quémandent du pain,
Voulant moi ausssi les câliner, je leur tends la main.
Qui se balance au fil de l’eau sur son joli radeau ?
Elle couve puis se repose, la gentille poule d’eau.

Soudain s’envolent dans le ciel de justes mélodies,
En s’approchant, le raccord d’une jeune harmonie.
Dix-sept heures ont sonné, voilà le départ à regret,
Au revoir, adieu, à notre adorable cité appréciée.

Passons par Descenzano avec son vaste port,
A gauche, des ruelles piétonnes, l’ancien port.
Beaucoup de sculptures, chapelets de pierres,
La violence des vagues, brisée par la barrière.

Plus notre voyage progresse plus le réveil sonne tôt,
Donc à la fin de la semaine ça va faire assez chaud.
Après la matinée à rouler, explorons pour de vrai
Le lac de Côme disséminé par ce brouillard épais.

Mercredi trois mai… un temps trop frais,
A Varenne, température à douze degrés.
Sur le quai la coquette échoppe couleur violet,
Aux produits de lavande, vraiment particuliers.

Ce cours d’eau printanier se jette dans le lac,
Une bonne quinzaine de canards tout en vrac,
Somnolent, nagent, réclament le p’tit déjeuner,
En batifolant sur la pelouse, à l’abri du danger.

Béatrice, ouverte, serviable patiente au ponton.
Traversée en ferry, dix minutes, pas plus long.
Soleil et brouillard jouent à cache-cache ici,
La pluie ayant décidé d’abandonner la partie.

Sur l’éblouissante presqu’île de Bellagio, accostons.
Petit bourg antique situé sur le promontoire, en fond.
Corniche verdoyante, cottages éparpillés au sommet,
Villas aristocratiques, darses, plates-formes privées.

Au coeur de la rotonde, des commentaires intéressants.
Village de pêcheurs surnommé “la perle du lac” d’antan.
Immense maison jaune… pierres grises, tout là-haut,
Restes de quelques reliefs, d’un merveilleux château.

Des pirates l’utilisaient en guise de quartier général,
Bien transformé en un fabuleux centre culturel local.
Toujours de galets de rivière ces venelles pavées,
Regardez quand même où vous mettez vos pieds.

Buvant les paroles de la chef et à la queue leu leu,
Grimpons pour admirer les boutiques l’air heureux.
Cygnes, canards, mouettes, pigeons et poussins,
Après ce succulent festin… je leur jette du pain…

A présent positionnés à la proue de cette navette,
Débarquons ainsi à Tremezzo villa Carlotta en tête.
Camélias, tonnelles d’agrumes, pergolas d’orangers,
Glycines géantes, rhododendrons et rares azalées.

Epaisse grille en fer forgé noir, fontaine mirifique,
Impossible de tout décrire, c’est trop magnifique.
Sur cette route panoramique, à pattes de velours,
Pistons l’étonnante villa de Georges, notre Amour.

Verdagna à l’hôtel Belvédère, majestueux,
En face du célèbre lac Majeur, somptueux.
Lara, mentor professionnel pour la journée,
Nourrissant encore les moineaux affamés.

Huit heures quarante-cinq, jeudi quatre mai,
Sur l’embarcation, direction îles Borromées.
Lent passage vers l’île madré, villa illuminée,
Verdure luxuriante… tellement bien arborée.

Dix minutes plus tard Isola Bella mitoyenne,
Palais baroque… superbe jardin à l’italienne.
Un pharaonique salon, ainsi que salles de bal,
Les musiciens au balcon débutent le festival.

Sublime lit de Napoléon, salle de musique, clavecin,
Bibliothèque, les livres anciens tous écrits en latin.
De superbes vitrines remplies de gracieuses poupées,
Marionnettes à ficelles, comme des pantins articulés.

Les bonnes soeurs du couvent fabriquent la tapisserie,
Exposée au mure à l’abri du soleil dans l’infinie galerie.
Avec deux ou trois centimètres… par jour, de broderie,
En laine, en soie, au moins dix ans pour chaque tapis.

A l’intérieur de ces hautes pépinières entretenues,
Une palanquée de paons me souhaite la bienvenue.
Tout en faisant la roue avec leurs plumages blancs,
Ces gentils volatiles crient et font les intéressants.

Soit de face, de profil, de dos, celui-ci est un vrai pro,
Sous toutes ses coutures, tout le groupe l’a en photo.
Au fond de l’extraordinaire parc, des grilles immenses,
Protègent quarante perruches, toutes menant la danse.

Une kyrielle de belles cages en bois, toujours colorées,
Où nos charmants oiseaux se bécotent en toute liberté.
Certaines allées exigües et pavées de galets diversifiés,
Plein d’agréables boutiques continuellement achalandées.

Achetons torchons, souvenirs, cadeaux, produits locaux.
Onze heures, juste à temps, embarquons sur le bateau.
L’astre lumineux apparait… aux retrouvailles pacifiques,
L’île des pêcheurs séduisante par ses maisons typiques.

Petite île égale petit tour, tous encore en file indienne,
On monte, on descend, on trinque à la tienne Etienne.
A l’intérieur de la crique… ce minuscule port protégé,
Beaucoup de magnolias en fleurs pour nous faire rêver.

Tous ces nombreux pêcheurs, leur famille habitent ici;
Un succulent déjeuner face au lac, voici notre paradis.
En direction du lac d’Orta, quelques kilomètres de là,
Du parking au centre ville, tous en petit train, woah !

Sur la place, grimpons sur l’embarcadèr’,
En dix minutes, on va respirer le bon air.
Enfin ! voici venue notre amie la pluie,
Surgie doucement, sans faire de bruit.

Le tonnerre, les éclairs mais pas tous en chocolat,
Parapluie, K-way, maintenant de sortie, les-voilà !
Bernard transformé en pirate, puis en mendiant,
Rire, sourire, le partage d’un moment distrayant.

L’île San Giulio, basilique romane, cloître baroque,
Silencio ! revenu au bourg et à chacun son époque.
Fin d’après-midi, trempés, retour au petit train,
Anes, chevaux, moutons broutent dans le jardin.

Vite ! Tout le monde grimpe dans le bus pour se sécher.
Un léger souper et hop, au lit dans les bras de Morphée.
Très tôt le matin, départ pour la visite guidée de milan,
Cette somptueuse ville princière, magique au printemps.

Voici Stéphanie, l’accompagnatrice du Bonheur,
Comme dit la chanson “il neige sur le lac majeur”.
La chaîne de montagnes d’une blancheur immaculée,
Contraste avec le ciel bleu, les flots tout en beauté.

Branle-bas le combat enfin pour nos papys, mamies.
Beaucoup d’autoroute plus tard, on est tous ravis.
En cette journée bien ensoleillée à dix-huit degrés,
Paola “le gourou” et ses écouteurs vont nous guider.

Une joyeuse tournée de l’extraordinaire localité en autocar.
Le vieux cimetière monumental comprend vingt-cinq hectare’.
Une bonne demi-heure à promener dans les allées cimentées,
Tombes, chapelles, cryptes, tombeaux et monuments sacrés.

L’un d’eux majestueux est dédié à Léonard de Vinci,
Les artistes, qui travaillaient dans son atelier, aussi.
Au coeur de ville “Salon de Milan” la galerie princière,
Boutiques de luxe couvertes par une géante verrière.

Puis s’offrant à nos yeux la fine cathédrale gothique,
Subtile dentelle de pierres… imposante, magnifique.
On passe tous à la fouille, de nos sacs, de nos corps,
Par quatre beaux militaires, dans ce sublime décor.

Après nos joyeuses agapes et succulent vin blanc,
Du temps libre apprécié, quel charmant moment !
Véritable forteresse la découverte de ce château,
Sa double fontaine, ses jaillissantes perles d’eau.

La cour militaire carrée, deux pont-levis restaurés,
Imaginons la princesse qu’il faut à tout prix sauver.
Déambulons à travers rues jusqu’au théâtre La Scala,
En ce superbe foyer, magnifique parquet, du verglas.

Ces lustres à couper le souffle, bonjour le ménage.
Balcons… scène… sièges… le décor d’un autre âge.
Passées vingt heures, sans souci, toujours fatigués,
Délicieux souper, bavardage dans nos lits douillets.

Samedi six mai huit heures, le retour au bercail.
Des étoiles dans nos mirettes, bientôt le travail.
Merci à Domi, Mme Salade avec ses deux Véro,
Enfin à Bernard pour la jolie photo de notre trio.

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Quel beau pays, le Portugal !
Publié à 11:37 dans Voyages/Voyages

Depuis très longtemps, je les attendais,
Mes véritables vacances tant méritées.
Balaruc, six heures quinze, arrive le car,
Direction le Portugal, en avant le départ.

C’est la société Gaiffier, en ce dimanche 2 avril,
Journée ensoleillée, ne te découvre pas d’un fil.
Christian notre chauffeur conduit avec maestria,
Valérie, l’accompagnatrice, participe à la fiesta.

Traversons donc… cette éblouissante Costa Brava,
Vignes, haciendas, oliviers, aperçus de l’auto pista.
Charmants villages, nichés au sommet de la colline,
Ce léger vent frais et quelques nuages s’acoquinent.

Au “Ciudad des Burgos”… ce premier futur hôtel,
Souper sympa, délicieuse nuit, au cinquième ciel.
Petit déjeuner varié, adieu mes grasses matinées,
Ah, tu voulais y aller ! Maintenant tu vas en baver.

Des couples de cigognes couvent leurs cigogneaux,
Sur les lampadaires, dans des jolis nids… au chaud.
Une façon de nous souhaiter la bienvenue au pays,
L’Espagne me charme par son torride climat, pardi !

Bom dia, mesdames frontière et heure portugaises.
Midi au resto de Guarda, nous-voici à l’aise Blaise.
Virée à la cathédrale, tour, monte les cent escaliers,
A quatre pattes j’ai tout grimpé, bonjour les mollets !

Continuons la douce escapade, destination Porto,
Seconde ville du Portugal en rive droite du Douro.
Au Phénix, deuxième étage, attend le lit douillet,
Succonbant lentement dans les bras de Morphée.

A huit heures trente, la visite guidée panoramique.
Cette splendide gare, ses vieux quartiers typiques.
Ainsi ce bâtiment carrelé de faïences bleu et blanc,
Dépeint procession, vendanges, transports d’antan.

La prison transformée en musée de la photo,
L’institut analyse et classe les crus de Porto.
Commentaires très intéressants de Raimundo,
Ce mentor si passionnant, digne d’un maestro.

Ce féérique Palais de la Bourse, Palàcio Da Bolsa,
Aux majestueux salons, embellis comme à l’Opéra.
L’incomparable Salle du Tribunal, aperçue ce matin,
Leur sert d’intronisation… pour la confrérie des vins.

Fresques, vitres peintes, lustres colossaux, parquet,
Costumes d’autrefois, plafonds… tout cela fait rêver.
Treizième, quinzième siècles, bel’ époque, Reine, Roi,
Mon imagination s’envole, vagabonde, moi je m’y vois.

En suivant, entrons dans cette cave raffinée,
Explications de Cécile, la conseillère attitrée.
Larges comptoirs, nombreux fûts, tonneaux,
La plaisante dégustation à table sert d’apéro.

Sur la corniche, ce point de vue anecdotique.
Au bord du quai apparaît le long téléphérique.
En animation un musicien roucoule sa sérénade,
A ses côtés, je danse aux rythmes de l’aubade.

Après ces agréables agapes, chichitons avec un T,
Cela signifie, faire pipi, dans son langage “Olé Olé”.
Quinze heures promenade en bateau le Saõ Telmo,
Trois ponts impressionnants surplombent le Douro.

Certaines mouettes prennent aussi… leur bain de soleil
Pendant que nous naviguons sous l’immensité bleue ciel.
Envol à regret vers notre palace d’Afonso, Monté Réal,
Ravissant endroit bien connu pour ses eaux thermales.

Succulent brunch, rassasiée, flânerie à Fatima,
Escale vraiment appréciée, sanctuaire en apparat.
Le primordial et important centre de pélerinage,
Petites chapelles, tombeaux, vitraux de tout âge.

Attirantes boutiques encastrées dans le mur,
Regorgent de souvenirs diversifiés, c’est sûr !
Vierges colorées, torchons brodés, porte-clés,
Cartes postales, tee-shirts, tasses et futilités.

Batalha, sublime monastère, exquis, fantastique,
Classé au patrimoine de l’Unesco, site historique.
Salle fraîche où repose en paix le soldat inconnu,
Deux militaires surveillent avec silence, retenue.

Nazaré, séduisante localité, dégustez, savourez,
Vin blanc, crudités, célèbres sardines réputées.
Allons tremper nos pieds dans l’océan atlantique,
En culotte, soutif illustré, on connaît la musique.

Des vagues dangereuses aux roulis capricieux,
Me-voilà sur le cul sous le regard des curieux.
Pattes en l’air… tête mouillée… regard affolé,
Ces flots se retirent en essayant de me noyer.

Sur les genoux, des galets collés au derrière,
Je regagne le sable, le slip rempli de pierres.
Superbe demi-heure de fraîcheur, de frayeur,
Moment de bonheur, dans la bonne humeur.

Epuisée, malmenée par cette mer déchaînée.
Obidos… sa noble cité, lieu estimé, apprécié.
Des voiturettes électriques !… Ce que j’aime,
En cet endroit touristique, pas de problème.

Avec Daniel et Nicole, à chacun sa bagnole !
Je crie, m’affole mais qu’est ce qu’on rigole !
Puis à cinq à l’heure dans toutes ces venelles,
Glissant sur le pavé, passant sous la tonnelle.

Subitement un sens interdit… Tourne vite par ici !
En solo nous-voilà repartis sans carte sans souci,
Suivant l’énorme panneau bleu, le sentier sinueux,
L’atterrissage sur la nationale est très dangereux…

J’me voyais déjà dans le film, les bronzés font du ski,
Perdus en pleine nature, à droite, à gauche ? Tant pis.
Au bout de deux kilomètres, le destin, la pédale à fond,
Notre Twizy orange retrouve son chemin, pour de bon.

S’ensuivent de vives et joyeuses retrouvailles,
Buvons donc un coup avant que l’on ne ripaille.
L’angoisse m’a vidée… adieu soirée folklorique,
Une agréable journée O mon dieu, magnifique.

Chaque jour de la semaine à huit heure trente,
Quelle divine aubaine, ces trésors m’enchantent.
Au programme aujourd’hui, Lisbonne la capitale,
Rive droite de l’estuaire du Tage notre escale.

Une belle balade à pieds, en ce vieux quartier,
Fontaines, échoppes, taxi, tramway, escaliers,
La sublime Rua Augusta, los pasteis da nata,
Dalles trompe l’oeil, kiosques à fleurs, praças*.

Passage furtif de la Garde Royale à cheval,
D’abord descendant sur le trottoir pavé, idéal.
Ensuite, rassemblés en défilé… au carrefour,
Bien endimanchés, au pas cadencé. Bonjour !

Après ce succulent festin, musée des carrosses d’antan.
Passionnant, ces trois siècles de luxe très attendrissant.
Bélem expose sa splendide tour, toujours aussi originale,
Au final… le monastère clôture cette journée si spéciale.

Vendredi 7 avril, encore une matinée ensoleillée.
Coimbra la surprenante, pour notre visite guidée.
Une des plus resplendissantes villes de ce pays,
Son université, sa bibliothèque… c’est trop mimi.

Tous les niños équipés d’un petit appareil audio,
Père Raimundo transmet son savoir, tout de go.
La Rua Visconde Da Luz… l’harmonie en beauté !
Godasses, sacs, tout en liège fabriqués, le pied !

Une bonne trentaire d’authentiques boutiques,
Régale nos belles mirettes au regard magique.
Porte-monnaie, carte bleue, en pleine action,
Don Pédro présente sa goûteuse restauration.

Salamanqua le palace Régio m’ouvre grand ses bras.
Maria Isabel, de cuir vêtue, entrecoupe ce brouhaha.
La brillante université demeure la “doyenne” d’Espagne,
Ancienne/nouvelle cathédrale, les études nous gagnent.

Depuis deux jours, la religion et l’activité estudiantine,
Agrémentées de commentaires, discussions si fines,
Nous amènent à voyager à travers certaines époques,
Histoires vraies, légendes, traditions, que cela évoque.

La Place Mayor… plus condensée et enchanteresse,
Me remémore celle de San-Marco, sensationnelle.
Dans l’hôtel-restaurant Gran Via, la Calle La Rosa,
Paëlla, poulet frites, délicieux gâteau au chocolat.

Au Boulevard, bonne nuit les petits, Mirando de Ebro.
Du cinquième étage, plus c’est haut, plus c’est beau.
Suivant la route du Pays Basque… enfin bien arrivés,
Charmés, comblés, le marchand de sable va passer.

* places

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Une semaine inoubliable vécue pendant ces années formidables. C’était notre premier voyage réputé dans un superbe avion et par-dessus les gros nuages en pleine ascension. Divinité la Nuit apparaissait enfin et le sommeil gagnait du terrain. Nous étions confortablement placés près des hublots pour moins souffrir du décalage horaire et prêts à plonger dans un rêve imaginaire. Sa Majesté le Ciel avait viré au bleu outre-mer et nous servait de douce couverture, tandis que les Stars scintillantes envoyaient leurs clins d’oeil approbateurs et accomplissaient leur show. Quant à son Altesse la Lune, elle illuminait ce tableau bien dessiné et contemplait notre romance sans arrêt, de son joli croissant doré. Je me blottissais petit à petit dans les bras de Morphée… Mais dès potron-minet, une main invisible avait transformé le décor. Réveillée par un beau steward apportant les succulents petits déjeuners accompagnés d’une musique d’ambiance, j’étais déjà prête à plaisanter et à danser… Derrière une aile de ce majestueux avion apparut l’île Bourbon, sa végétation luxuriante et ses bouches de feu, heureusement éteintes ! Maître Soleil accueillait tout simplement notre comité déchaîné, à l’aéroport Gillot, rebaptisé Rolland Garros, en hommage à cet aviateur natif de la ravissante île de la Réunion… Ici, ce ne sont plus les quatre saisons du compositeur Antonio Vivaldi, mais un charmant duo vivant en bonne entente, pardi ! L’hiver, à la fraîche, de mai à novembre et l’été, chaud et pluvieux, de décembre à avril - ne te découvre pas d’un fil !…
Le lendemain, aussitôt l’escapade commencée, tout aurait pu arriver, même Damoiselle Pluie était venue sans faire de bruit, mouillée de la tête aux pieds malgré mon épais k.way, rejouant ainsi le célèbre sketch de Dany Boon !… Quelques éclaircies plus tard, l’Astre câlinait à nouveau nos corps transis de sa délicate lumière et les enveloppait d’une douce chaleur. Ce conte de fées respirait l’atmosphère du bonheur et nous conviait copieusement aux brunchs vitaminés, buffets améliorés et rhum arrangé*. Invités cordialement à déguster les bouchons américains* - boulettes de viande de boeuf ou de porc enrobées dans une pâte fine, cuites à la vapeur, tout cela servi avec une délicieuse sauce pimentée, installés au-dessous de superbes filaos*, tout en dégustant la sublime Dodo* - bière fraîche locale. D’une évidente générosité, Mère Nature dévoilait de la sorte ses charmes somptueux. Les abondants arbres tropicaux demeuraient très appréciés, les Flamboyants aux fleurs orangées, les hauts bananiers avec leurs longues feuilles effilées. Les cocotiers géants atteignant vingt-cinq mètres de hauteur bordaient les interminables avenues. Nos déplacements s’effectuaient en autobus mais aucune sonnette ni carillon n’attirait notre attention, on devait taper deux fois dans nos mains et le car s’arrêtait, c’est certain !… Rendez-vous en matinée, marché des Camélias, au cœur de la ville de Saint-Denis, capitale de l’île vénérée. Il y a de quoi se constituer une jolie brassée de bouquets tropicaux, arums, anthuriums, hibiscus, amaryllis, bec-de-perroquet, impatientes, roses de porcelaine, lotus et notamment leurs légendaires orchidées. Les halles couvertes, dans un quartier populaire bien animé, où notre panier se remplissait encore de produits locaux, fruits si délicieux, légumes frais et variés : bananes, mangues, goyaves, papayes, pamplemousses, oranges, mandarines, citrons, pastèques, litchis, également viandes, volailles et objets de la vie courante. Les chouchous, pâtissons, pousses de bambous et cœurs de palmiers restaient très prisés, mais j’en oublie certainement… Il fallait déambuler un peu plus loin pour découvrir le grand marché malgache ne vivotant qu’au travers des expositions permanentes des artisans, proposant aux chalands des produits venant de Madagascar, nappes brodées, vanneries… S’en suivit une très agréable marche jusqu’à l’agglomération de Saint-Gilles afin d’admirer, au travers de cette réjouissante flânerie, son port si typique. Egalement faire la rencontre de commerçants bienveillants, le long des immenses quais pavés, en prospectant par-ci par-là, afin de dénicher l’objet convoité ou le cadeau original à ramener.
Dans cet océan resplendissant et limpide qui caressait le sable fin, inlassablement et selon un rythme lancinant, apparaissaient le fond argenté et ses ailerons dissimulés. La température de l’eau atteignait au moins vingt-six degrés, un rêve… à la fin de l’hiver ne l’oublions pas ! Goûtant ici le plaisir de la baignade, mais seulement sur les plages des lagons protégés par des récifs coralliens. Les fortes houles et surtout redoutables requins demeuraient ainsi à distance de nos ébats aquatiques. L’élégant rivage de sable blanc hébergeait à l’année galants et soupirants mais aussi somptueux coraux et lumineux coquillages. Notre audacieuse balade en amoureux, pieds nus sous ce ciel bleu, main dans la main sans penser au lendemain, témoignait de notre amour clandestin. Un farniente lascif éternisait ce doux moment agréable de détente sans danger, mais attention, pas de sieste sous les cocotiers, les lourdes noix risquant de tomber sur votre canotier !… Ensuite, le paysage contrasté de Saint-Leu dévoilait d’une autre façon ses gigantesques falaises et son aventureuse pêche au gros. Avec le Grand Bleu, le bien nommé, l’excursion au fil de l’eau parfaitement commentée, convenait à des allures de croisière, toujours accompagnée d’un banc de gentils dauphins si malins. L’enrichissante visite de l’aquarium fit également sensation, créa en moi de nouvelles émotions, un véritable safari sous-marin fidèlement reconstitué.
“L’éclosion” de cette île si séduisante fut créée grâce à deux événements successifs. Un premier incident volcanique réalisé par la naissance, émergeante, du Piton des Neiges, ce célèbre volcan éteint depuis longtemps, qui engendra la création des grands sites de Salazie, Cilaos et Mafate. Le second entraîna l’éruption - ne vous déplaise - du fameux Piton de la Fournaise, Roi des coulées de lave rougeoyantes et larmoyantes, d’ailleurs toujours épisodiquement en activité. L’incroyable avalanche de telles beautés naturelles éblouissait nos yeux ébahis, et méritait cette inhabituelle pause par ici.
Une autre caractéristique de cette île paradisiaque est la profusion de l’eau, élément essentiel de cette végétation luxuriante. Poétiquement appelé “Le voile de la Mariée”, la merveilleuse cascade, très connue localement et située à cinq cents mètres d’altitude, restait bien visible depuis l’étroite route sinueuse. Elle faisait ressortir la blancheur immaculée de son voile de “taffetas” sur un fond de verdure presque monochrome. Les jaillissements de l’eau photographiés sous toutes les coutures pendant que mon imagination s’envolait un court instant dans l’Aventure. Je m’voyais déjà -non pas en haut de l’affiche - mais en Tarzane endiablée, me balançant de liane en liane, sautant par-dessus les filets, grimpant le long du rempart montagneux, vagabondant sur le plateau accueillant et plongeant dans cette belle chute d’eau enchantée, amortissant ainsi ma culbute… pour me glisser dans cette belle parure. Quelques âmes charitables me ramenaient soudain à la réalité, vers ce paysage insolite. Savoir profiter pleinement de la tranquillité de ces lieux et contempler l’éclat de ce panorama dépaysant demeurait unique…
Le jour suivant, en plein coeur de Saint-Denis, Place de la Mairie, à l’intérieur de sa divine Cathédrale, un bel office émouvant, unissant chansons entonnées par des choristes de nationalités confondues, accompagnées par la mélodique de notre harmonie connue, me fit monter les larmes aux yeux. A proximité se distinguait le plus important Temple typiquement Tamoul, très élevé et haut en couleurs. Visite autorisée mais en respectant cependant certaines règles - pas de tenue légère, chaussures, cuir, photos. Ses fidèles , en tenue traditionnelle, quémandaient à la sortie une obole, une offrande. Non loin de la Cathédrale également, la première grande Mosquée de France ouvrait ses portes au public. Elle pouvait être fréquentée avec un guide pieux, à l’occasion du circuit religieux. Des moments exceptionnels et tellement forts où toutes ces communautés si différentes (indienne, chinoise, cafre, “Z’oreille”*…) se côtoyaient sans aucune animosité et en parfait œcuménisme. Cette île mérite bien son nom… de la Réunion !…
Dans la rue, commerçante, du Maréchal Joffre, assis à la terrasse d’un café, à l’ombre des palmiers, nous grignotions nos sandwichs préférés “escortés” d’une fraîche boisson aromatisée. En fin de journée, nous nous offrions une longue promenade au Barachois* - esplanade aménagée en front de mer, bordée de remarquables canons rutilants et cocotiers divers si surprenants, où une vue panoramique se dévoilait à nos regards fascinés par tant d’originalité…
Le folklore local s’accoutumait à notre participation active au fameux Dipavali* - fête religieuse hindoue, par nos ovations  et acclamations. Cette impressionnante parade de groupes musicaux aux personnages joyeux, revêtus de déguisements bariolés et masqués avec leurs chars bigarrés et pittoresques, ensorcelaient nos mirettes conquises. Au passage, tous ces artistes triomphaient grâce à nos applaudissements chaleureux et enthousiastes, immortalisant ainsi à jamais cette éternelle soirée. Un grandiose feu d’artifice clôturait cette semaine de festivités. Cela s’apparentait à une cavalcade, à un corso dynamique défilant lors de nos fêtes bucoliques et villageoises…
Le lendemain, ce fut une expédition au cœur de l’extraordinaire jardin botanique où une halte sympathique s’imposait. Ses senteurs printanières fragiles et si subtiles parfumaient nos narines sensibles. Nos pieds frémissaient dans l’eau glacé de la rivière, caressant les rochers de façon très régulière. Cette Dame berçait déjà nos esprits de sa sérénade mélodieuse tandis que le vent faiblissait, comme pour aller se reposer. De plaisants gazouillis et jolies mélodies d’oiseaux exotiques ajoutaient du charme à ce firmament magique. Les Bengali vivaient en colonie. Les Cardinals, ainsi nommés pour leur plumage rouge, peu farouches, faisaient volontiers acte de présence à table. Pour un peu, ils deviendraient même des invités indésirables… Je prêtais l’oreille au milieu de ces ritournelles sereines. Tous nos sens contribuaient positivement aux généreuses réjouissances festives. S’en suivit la divertissante ferme Corail où de grosses tortues adorables barbotaient dans leurs bassins et se laissaient taquiner chaleureusement, par des caresses et des chatouillements.
Nous voilà encore fascinés par les commentaires détaillés concernant la fabuleuse usine de canne à sucre transformée en musée - Stella Matutina. L’illustre complexe hôtelier la Résidence - Les Villas du Lagon, où fut enregistrée la première Star Academy, relâchait sa surveillance et ouvrait largement ses portes aux riches touristes et simples vacanciers. Camouflés en paparazzi surpris, surtout très discrets, caméra branchée, mes amis si complices espionnaient les stars cachées… Raté !…
Concernant l’Histoire de “Notre île La Princesse” et ses somptueuses richesses, en accompagnement avec son célèbre hymne officiel Ti fleur fanée* (refrain : Ti fleur fanée, ti fleur aimée, dia moin toujours, couc’ c’est l’amour…!!), il me faudrait bien plus qu’une semaine de repos bien mérité et ces quelques feuillets pour tout vous raconter.
Notre bel hôtel Alamanda* de Saint-Gilles déployait tout simplement ses ailes avec sa splendide piscine proche d’une véranda bien achalandée et ainsi révélait ses armes secrètes : bars à cocktails variés, punchs assaisonnés, rhums arrangés*, servis par des barmans typés très attentionnés, bonne cuisine -non pas au beurre mais épicée, et d’excellents buffets variés.
Nous commencions pourtant à prendre nos habitudes, comme à la maison en toute quiétude, mais voilà, nos chères vacances venaient de s’achever… L’avion, le car, retour à la case Départ, renouant avec le décalage “horair’”, tout en respirant un dernier grand bol d’air. Fermant les yeux pour d’autres cieux, oubliant à jamais ce bel inconnu qui n’était toujours pas venu, et qui ne saura jamais tout ce qu’il a perdu.. Un pur délice, un réel plaisir, un vrai moment de dépaysement qui m’a procuré d’agréables frissons afin de vous narrer - un p’tit coin de paradis, dans ses moindres détails. Ce merveilleux - et le mot n’est pas assez fort !… périple d’aventurière nous a tous rajeunis et réjouis. Ma plume a réveillé cet harmonieux souvenir et je partage avec vous, cher jury, Sète invitation à la rêverie, toujours en connivence avec mon adorable et inséparable muse attendrie.

* vocabulaire de l’île de la Réunion

Cet adorable texte vient de remporter le 2ème prix Carnet de voyages 2013 au 45ème concours “Rencontres-île des poètes” à Ste-Geneviève-des-Bois.

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L e matin du vendredi et nous voici enfin partis,
A utocar Capeille, Hélios, Betty, les merveilles.

C ôte d’Azur italienne et adieu la Languedocienne.
O n prend celle de l’Esterel puis tous ces tunnels.
T outes les maisons colorées et cultures étagées,
E ntre ces petites villes, des serres si tranquilles.

D u panini, par ici, à la charcuterie fine et extra fine,

A ccompagné d’un café corsé, on a mangé, dévarié.
Z ou, soyons fous, à Gênes la Reine, c’est l’aubaine.
U ne petite pluie tombait… et le parapluie était soldé.
R egardez le Galion à trois mâts qui nous tend les bras.

I l ne manquait que Jeannette, pour animer la fête.
T ouristique, magnifique, le vieux centre historique.
A ncienne ville médiévale, avec sa belle cathédrale.
L e circuit panoramique est, lui aussi, si magique.
I l y a beaucoup d’ascenseurs, un goût de bonheur
E t des longs funiculair’s. Bon, je vais prendre l’air.
N ote la terrasse sur le toit, cocasse, cela va de soi.
N on ! La passerelle en bois, pour rentrer chez soi.
E ntrecoupés de bâtiments de six étages sans âge.

R iche, la jolie cathédrale fétiche pour mon acrostiche.
I maginez les colonnes marbrées, les arcades zébrées,
V oyez le plafond décoré, de belles fresques colorées,
I nvitée dans la chapelle aménagée, lumières tamisées,
E n compagnie de beaux vitraux, de nombreux tableaux.
R avies, des sœurs chantent les louanges du Seigneur,
A vec de grandes statues, un confessionnal entretenu.

D es préparatifs très actifs, l’arrivée de Sa Sainteté,
U ne entrée de chaque côté, chandeliers, escaliers.

P our la façade, il faut voir la photo car c’est trop beau.
O n voit deux lions couchés sur le côté, quelle beauté !
N ous passons, aussi, devant la jolie place De Ferrari,
A vec la fontaine magique, la souveraine si pacifique.
N os bus variés et à soufflets, le trolley nous fait rêver.
T outes ces ruelles donnent des ailes pour promener.

S i vous voulez vous reposer, à l’Eden Park ça allait.
O n a adoré la douche, les pâtes servies à la louche.
I l nous fallait nous remplumer… et on a tout dévoré.
R endez-vous dans la chambrée, batifoler, s’éclater
E t digérer tous ces mets parfaits si bien appréciés.
E n soirée, la balade à pied, la promenade illuminée

N ous ravit et nous rajeunit, Betty n’a plus de souci.
O n est si bien dans ce jardin qui nous tend la main. 
C es statues énigmatiques… ou une tortue magique.
T oute l’imagination en action… c’est une distraction.
U ne jolie mer, enfin, caresse sans cesse le sable fin.
R iant de bon cœur, dans la bonne humeur, je meurs.
N otre escapade improvisée et en rade, on est paumé
E t vois, la belle Mazeratti nous a ramené au paradis.

R éveillés par le portable, le déjeuner est sur la table.
I l est huit heures, dit Bernard. Voici le car et le départ. 
V ivre “l’Aventura” avec le sourire d’Emanuella, on y va.
I nvitation à la route panoramique des terres idylliques,
E tant reliées entre elles par chemins de fer et de terr’.
R iomaggiore, le premier village traversé, est bien situé,
A pic sur la plage, la mer et un hic, ce paysage d’enfer.

D es voitures interdites de circulation sauf si autorisation,
U ne pure visite de contemplation qui vaut la description.

L a petite rivière si fière et les beaux canards si bavards.
E ntrez à Manarola et ouvrez le diaporama, tout en bas…
V os yeux émerveillés de beauté, aux cieux, on y était,
A vec la pluie qui nous suit, le parapluie ressort de l’étui.
N ous avons une vue imprévue, l’intérieur, non l’extérieur,
T ellement beau que je ne regrette pas celle du bateau.

L e train des autochtones, on s’abonne. 3ème arrêt, descendez !
E nfin, Monterosso pour le bain, la plage est ici, le restaurant Maxi.
S aluto ! Me gusto el risoto, et la friture, elle assure, que ça dure !

C afé, tiramisu, limoné, nous voilà prêts pour balader, enchantés.
I maginez cette fête du citron, si bon… et ses formes si trognons.
N otre journée était improvisée et diversifiée à volonté, quel pied !
Q uelle surprise, la promenade sur l’eau fut un très beau cadeau.

T oute l’excursion retient notre attention et c’était champion,
E t voilà nos cinq magnifiques petits villages, si authentiques.
R egardez-les, tous si bien colorés, accrochés à des rochers.
R egardez-les, si typiques, nichés dans les criques magiques.
E nchantés, les vagues nous arrosaient, on riait, je “pissais”,
S urtout la corde au cou mais lui, c’est aux pieds qu’il l’avait.

 "Surtout la corde au cou mais lui, c'est aux pieds qu'il l'avait".

M ais au lointain, cachés dans les coins, Vernazza, Corniglia.
A ccostés à Portovenere, lâchés en quartier libre, ça équilibre.
G uide appréciée, le château trop éloigné, l’église juste à côté.
N ous baladons en amis, espinchons* les prix… la belle vie.
I l nous faut d’abord quitter ce port pour entrer à “bon port”.
F inalement, le vent et la pluie nous poursuivent sans bruit.
I l faut faire vite, de l’air on s’abrite mais les gens s’agitent…
Q uel bon week-end à rallonge, le refaire ? Mais on y songe.
U ne fois rentrés, trempés jusqu’au cou, voilà les 400 coups.
E nvie de pâtes à la tomate, de patates, candidates, je relate.
S ur l’immense lit, silence j’écris, Morphée a bercé la nuitée.

Pas assez dormi ?

P our se lever si tôt le dimanche, une autre paire de manches.
O n achève de somnoller au fauteuil, je rêve bon pied, bon oeil.
R écréation organisée à Rapallo, l’excursion guidée en bâteau.
T ous à Portofino, port de pêche très beau et trop “magnifico”.
O bservez la station balnéaire huppée et légendaire à souhait.
F ranchement, des résidences paradisiaques, si démoniaques.
I mpressionnant, ces jolis palaces fantastiques et idylliques.
N otez la plage de sable fin et ses si belles cabines de bains.
O n dirait notre côte d’azur mais ici, un peu obscur, c’est sûr.

R evenus sur terre, à l’embarcadère, le restaurant est charmant.
A nous, pâtes et pizzas, coucou, nous voilà ! Le dernier repas.
P ardi ! qu’on est ravi de quitter la pluie pour le soleil du midi…
A dorer le chanteur Lenorman, partager le bonheur de l’instant,
L e dédiant aux ”jeunes amants”, Marthe-Maurice si complices.
L e temps est vite passé, il nous était compté, on en a profité.
O bjectif réalisé, imaginatif, on l’était et positif, on l’est resté.

*Terme sétois qui signifie “jeter un œil vite fait”.

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Voyages de rêve
Publié à 13:17 dans Voyages/Voyages

ALLEMAGNE
Dossenheim
- 2 acrostiches

ESPAGNE
Les Baléares
- 1 acrostiche
Lloret del Mar - 1 acrostiche
Navajas - Valencia - 1 acrostiche

ITALIE
Follonica
- 1 acrostiche
Venise Carnaval - 3 acrostiches
Gènes, les 5 terres, Portofino - 1 acrostiche
Lacs italiens, îles Borromées, Milan - 1 poème

Île de la Réunion - 4 acrostiches

PORTUGAL
Porto Fatima Batalha Nazaré Obidos Lisbonne Bélem Coimbra - 1 poème

Tous les Voyages de rêve…

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Escapade à Lloret del Mar (1999)
Publié à 13:39 dans Voyages/Voyages

A rrivés à Lloret del Mar, “un perroquet, un Ricard”.

L ‘autoroute si tranquille… trois heures pile… facile !
L a BX garée… l’hôtel repéré… rasé, douché, parfumé,
O n chantonne aux antipodes, l’eau chaude est bonne.
R eposés, frais comme des gardons, là, nous soupons
E nfin ! Heureux, si joyeux, tous deux en amoureux…
T out mon projet était au point, ce fut un bon festin,

D u vin frais rosé… la belle paella nous tendait les bras,
E ntrez, dégustez ! La gaieté nous a gagné, on pouffait.
L e rire si communicatif dévoilait notre esprit trop naïf. 

M ême sans se parler, qu’à se regarder, ça repartait,
A vec les joues si bien coloré, nos yeux en pleuraient.
R avis de cette soirée mémorable, quittons la table ! 

A ppécie la promenade sur la corniche… ma biche !

P ar un beau clair de lune où l’on cherchait fortune…
A partir à l’aventure, je ne trouvais plus la voiture.
Q uelle surprise, une crise de fous rires me dégrise.
U ne milice, la police, elle passe, repasse, se lasse,
E bahis, avachis, tremblant, riant, sur ce petit banc…
S ‘il vous plaît ! Le nom de la rue… bel et bien perdu.

B aragouinant l’espagnol, puant l’alcool, le bémol, lol.
O bservez notre clef de l’hôtel, pour le septième ciel.
N uancée, la crise continuait… la brise rafraîchissait…

S toïque, je tique, l’unique place publique magique.
O h ! Que cent mètres, le vent nous prend en traite
U ltime rigolade, petite bousculade… plus en rade ! 
V ivement la douche car on en tenait une couche…
E mus, main dans la main, le même destin. Tintin !
N otez bien ! Si crevés, épuisés, ratatinés, congelés. 
l y a déjà, dix ans de cela… La suite ? Devinez la !
R emarquez, j’en ris encore, nous aussi, on s’adore.

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Dossenheim… (Nov.2002)
Publié à 14:36 dans Voyages/Voyages

Dossenheim, octobre 2002

D ans le fond du car, nous étions, les Sétois, à l’écart…
O n a réussi à bien s’occuper pendant ce long trajet…
S ortie autorisée, pause déjeuner, ambiance assurée…
S uivez Carole ! Déchaînée, elle était vraiment drôle !…
E n arrivant, au petit matin, nous allons chez l’habitant…
N o allemand ! Mais avec les mains, on se comprend…
H a, la jolie visite !… Le château, la Mairie, l’Harmonie…
E t les deux concerts nous ont donné une pêche d’enfer.
I mprovisant cet acrostiche, souvenir de toi, Ma Biche !
M erci à Notre Président, pour tous ces bons moments.

Dossenheim, novembre 2002

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Ido, le “beau de l’Île”
Publié à 13:00 dans Voyages/Voyages

P asser une heure en admiration, c’est plaisant !
O ui, une heure, à La Réunion, tout simplement.
U ne journée enchantée, le temps était compté…
R éunis sur la Comédie, à déguster un ice-tea…

I  maginez ce moment sans souci mais avec préavis,
D ommage de se séparer, je tourne la page à regret.
O h ! Je vais m’organiser, pour y retourner, vite fait…

E t la charmante Julie que j’ai enfin pu rencontrer,
M ême notre quatuor valait bien, son pesant d’or,
M ais le tramway l’a emporté, avec mes pensées…
A h ! Me voilà au bureau et je reprends le boulot.

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