La belle nuit, si magique…
Publié à 8:39 dans Saisons/Nature

La nuit, tu es et tu resteras ma confidente pour ce magnifique conte de fées.

Il était une fois, à la belle étoile, deux jeunes qui décidèrent de camper dans un champ d’herbes folles, vertes et fraîches qui ondulaient au vent et nous mouillaient les mollets. Aux quatre coins  du pré, les fleurs si colorées, regroupées en bouquets ou clairsemées sentaient si bon, le printemps arrivait. Les vaches, à la robe tachetée de noir et blanc, nous dévisageaient comme des intrus. Le crépuscule descendait tranquillement, il nous fallait monter le campement assez vite si nous voulions dormir, protégés de l’humidité du soir et de la tendre rosée du matin. Une petite lampe de poche nous éclairait gentiment et un pique-nique alléchant nous tendait les bras.

Tu n’imagineras jamais qui nous espionnait… discrètement… secrètement…

Le ciel avait viré au “bleu nuit” et nous servait de douce couverture, tandis que les étoiles scintillantes nous envoyaient des clins d’oeil approbateurs. La majestueuse lune nous illuminait  et nous observait sans arrêt de son croissant doré. Nos pieds frémissaient dans l’eau glacée de la rivière qui caressait sans cesse les rochers polis avec le temps. Elle nous berçait de sa  sérénade mélodieuse, bien régulière tandis que le vent faiblissait, comme pour aller se reposer. La température devenait frisquette et la petite laine était de sortie.

On comprend que la soirée était si fraîche mais qui faisait tout ce vacarme ?

Nous étions de bonne humeur et, tout en rigolant, nous décidions de rentrer tranquillement vers notre résidence improvisée. Sans faire de bruit, hop, dans le duvet, les bras de Morphée bientôt nous protégeraient et surtout nous réchaufferaient.
La nuit était maintenant noire mais dans ce calme si parfait, les animaux nocturnes s’étaient donné rendez-vous. Les petits lapins aux museaux roses et panaches blancs s’amusaient à virevolter. Les mulots, effrayés, traversaient vite fait le pré pour aller se cacher. La chouette, dissimulée dans son grand arbre, ululait pour nous rassurer. Seuls, au lointain, quelques chiens hurlaient à la mort et brisaient épisodiquement  ce silence. Nous aurions savouré pleinement cette tranquillité s’il n’y avait eu ce moustique qui avait réussi à partager notre chaleureuse intimité et rôdait autour de nous dans le seul but de nous piquer. Son manège a duré… Les brindilles craquaient, il ne nous manquait plus que le loup et voilà notre histoire au grand complet.

Au petit matin, une main invisible avait changé le décor.

La nuit était allée se coucher, la lune avait disparu tandis que la rosée cristalline perlait sur notre toile de tente bleutée, le soleil commençait à rayonner de tous ses feux. Il nous invitait simplement au petit déjeuner sur l’herbe. Cette nuitée là ? Nous ne sommes sûrement pas prêts de l’oublier, elle restera gravée en nous à tout jamais.

*Les commentaires sont clos.