Nuit blanche au camping

N uit blanche, éh oui, je n’ai pas de chance.
U ne répétition super, soliste seule en liste.
I maginez ça, je me suis régalée et éclatée,
T oute cette soirée a vite passé, on a rigolé.

B ienvenu, attendu… et l’imprévu, je l’ai eu.
L e foie gras, le saumon citronné, quel pied.
A vec deux petits perroquets, c’était parfait.
N ous venons au carioca, vite, mon pyjama.
C et après-midi, les fenêtres ont été isolées.
H a, une fois parti, le chauffage, en maladie,
E t noir complet, ça y est, je suis congelée.

A vec 1 fois, 2 fois, 3 fois, il a carrément disjoncté,
U ne température à vingt degrés et qui descendait.

C ouvertures à souhait, enroulée comme un bébé,
A chaque voiture qui revenait, si, je me le pensais
M ais il va l’enclencher, ce compteur de malheur !
P ardi, je n’ai pas dormi de la nuit, c’était reparti !
I l me fallait m’emmitoufler. Bonnet et cache-nez,
N ‘oublie pas le col roulé, les gants et coupe-vent.
G arder la double paire de chaussettes, c’est fête.

A quatre heures, ce matin, c’est l’heure de certains.

V oici un ronflement familier, régulier, je le reconnais.
O h, pourvu que ça dure, elle grimpe, la température.
L ‘histoire ne dit pas, si mon très cher voisin était là.
O u si l’on s’endort, corps à corps, sans faire d’effort.
N on, bien sûr, vous l’avez deviné, il n’était pas rentré.
T oute la journée, il fait bon, c’est vrai et on est gâté…
E t quand la nuitée vient me border, je deviens givrée.

Sapin réfrigéré (à consommer avec modération)

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