Le gouffre de Padirac (46)
Publié à 19:08 dans Grottes, gouffres..., Lot, ses environs

Dans le gouffre de Padirac, avec à l'arrière plan, sa célèbre "pendeloque"

Maître Soleil, tendrement, caresse tout avec douceur,
Sa touche si personnelle pour partager notre bonheur.
Gazouillis et vocalises des oiseaux, un ciel très bleu,
Annoncent les grandes vacances… les jours heureux.

Il est cinq heures, Paris s’éveille…
Il est huit heures, Padirac sommeille…
Cette gigantesque cavité noire aux feuillages verts,
Nous attire en ses immenses entrailles pour l’enfer.

Le bel enfer d’une beauté magnifique,
Un coin de paradis tellement magique.
Les nombreux escaliers nous avalent d’un coup,
Et nous voici régurgités, en bas au fond du trou.

Vues d’en haut les silhouettes sont minuscules,
Quand le géant déploie gaiement ses tentacules.
Des fourmis, de petites fourmis si bien colorées
Qui, dans l’énorme fourmilière… vont se dévorer.

Se dévorer agréablement ça sous-entend…
Nous flânons dans l’estomac, on descend,
A peu près, cent trois mètres sous la terre.
Quatre barques amarrées à l’embarcadère.

Le vieux film d’époque apparaît sur la paroi,
En noir et blanc, un fantôme, cela va de soi.
Le vrai fantôme de Edouard Alfred Martel,
Qui nous amènera direct
au septième ciel.

Vingt spectateurs curieux scrutent l’horizon,
Dame Rivière fait cinq cents mètres de long.
Bonjour et bienvenue à bord de notre Titanic,
Tout est sécurisé alors surtout pas de panic’.

Température constante de treize degrés.
L’eau si claire, limpide, fraîche à souhait
Interdit la baignade, même les longueurs.
50 centimètres à 5 mètres de profondeur.

Arrivés au Lac de la pluie, quelle piscine !
Qui veut prendre la douche ? ma voisine ?
Voyez la grande Pendeloque sur la photo,
L’impressionnante colonne, là
tout là-haut.

Soixante quinze mètres sa vraie longueur,
Sois le bienvenu Maître, chez le bienfaiteur.
Comme un phare planté à l’entrée d’un port
Cette Pendeloque représente un vrai trésor.

La rivière court sur dix-neuf kilomètres encore
Et notre balade sur l’eau en bateau, je l’adore.
Voici déjà la fin des précieux aménagements,
Les bateliers arrivent, tout le monde descend.

Dans la deuxième partie de notre escapade,
Voilà ! Nous continuons à pied notre balade.
Grimpette par les escaliers jusqu’aux salles,
Et reflets des gours comme la carte postale.

Tout en cascade, grande et petite cascades,
Un naturel stalagmitique pour la promenade.
Le buste d’Edouard Alfred Martel nous invite
Avec la lampe à huile pour
sa première visite.

La salle des gours puis celle du grand dôme.
Stalagmites, piles de crêpes, quel royaume !
Empilées comme des assiettes pour la fête,
Une gigantesque robe de mariée, déjà prête

En se retournant, un splendide point culminant.
Belles draperies
grandes orgues dans le vent,
Magnifiques pieuvres et éclatantes concrétions,
Délicieuse fontaine à glace, quelle imagination !

Ainsi… quelques marches plus tard,
Nous revoici à notre point de départ.
Repassons devant la plage déserte,
En maillot de bain col roulé,
certes.

Enfin ! Deux à trois mille chauves-souris
Habitaient bien clandestinement… par ici.
Nifarius crevettes aveugles transparentes,
Bitinelles, petits escargots, s’implantent.

Presque trois bornes exécutées… dans les normes,
Dont une en barque à vitesse modérée… conforme.
Cinq cent soixante escaliers ou par les ascenseurs,
Bonjour l’état de mes mollets mais que du bonheur !

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