Procession de la Sanch Perpignan et Collioure
Publié à 14:37 dans Perpignan, ses environs

En admiration pour ce joli cortège catalan du Vendredi saint,
Tout à notre excitation, nous-voilà en route, de si bon matin.
Au centre ville de Perpignan en terrasse d’un café renommé,
On attend patiemment… à la Porte Notre-Dame du Castillet.

A quatorze heures, dans une ambiance plus que solennelle,
Les femmes vêtues de noir ajustent leurs voiles de dentelles.
Dans l’église St Jacques, les pénitents revêtent leurs tenues,
De longues robes noires, des caparutxes* cagoules pointues.

A quinze heures quelques roulements de tambour plus tard,
Le nouvel évêque donne enfin le coup d’envoi pour le départ.
Enfants, croyants, anonymes, touristes, étrangers, curieux,
Toute la foule respectueuse, contemple ces nouveaux lieux.

Afin d’accentuer davantage l’atmosphère fébrile, mystique,
Des haut-parleurs diffusent en continu chants et cantiques.
Le Régidor* vêtu de rouge conduit l’imposante procession,
Sonnant sa cloche de fer par intermittence, pure tradition !

Suivent huit tambours aux roulements lugubres, sinistres.
Là, recueillement et deuil, en ces circonstances si tristes.
Le bruit sourd des bâtons frappant le sol rythme la pause,
Hommes et femmes soutenant les mystéris* se reposent.

Certaines statues, croix pèsent près de cinq cents kilos,
Souvent même ils s’entraident, pour éviter le mal de dos.
Pendant tout cet après-midi là, sous un soleil éblouissant,
Peu de fidèles défilaient pieds nus en ce jour de printemps.

La nuitée à Collioure avec la pleine lune nous a enchantés.
Ensuite ce trajet dans le village si merveilleusement balisé,
Maintes couronnes d’eucalyptus, lierre, rameaux d’olivier,
Feuillages et bouquets de fleurs colorées très parfumées.

En l’Eglise Notre-Dame-des-Anges, une douce musique.
A l’intérieur, la découverte de huit chapelles magnifiques,
Où s’organise, en commun, la préparation des reposoirs*.
C’est complet. Ah, voilà juste deux places pour s’asseoir.

Après la prière, quelques chants, le moment jamais vécu.
Accompagner, participer, à ce fascinant cortège inconnu.
L’appel  au micro…et une à une, s’alignent les confréries,
Du chœur aux escaliers, ici aussi cette place est envahie.

Le Régidor, sa cloche en fer, les roulements de tambour,
Des haut-parleurs, du bonheur… tout le long du parcours.
Se glissant au milieu de la foule en ces ruelles escarpées,
Nous célébrons ensemble, ce réel moment d’authenticité.

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