Publié à 14:21 dans Dordogne, ses environs

St-Hilaire-la-Palud un joli village magnifique,
Où se situe cet immense parc ornithologique,
Demeure bien la capitale du marais sauvage.
Nature, calme… il en faut pour tous les âges.

En ce site étendu de huit hectares magiques,
Film de présentation, sentiers pédagogiques.
Kyrielle de plantes, arbres et divers oiseaux,
Dans leur milieu naturel, suivez le panneau.

Le paon, parure bleutée, aux lueurs métalliques,
Sa longue traine cent cinquante plumes uniques
Déployées en belle roue, ornementées d’ocelles,
Défile plusieurs minutes… pour séduire Sa Belle.

Ce Maître au plumage chamarré entre en action,
Splendide tenue de soirée il frétille du croupion.
Au printemps improvisation de parades nuptiales,
Braillements, excitation, une occupation spéciale.

Tout le long du chemin serpenté caillouteux,
Des volatiles jacassent… sous l’astre radieux.
Tourterelles, coqs, poules… cailles, perdrix,
Faisans… entourés de nombreux lilas fleuris.

Ensuite… assis serrés dans notre petit bâtai,
Se baguenauder en ces voies d’eau colorées,
Vincent, batelier, s’évade de l’embarcadère,
Endroit si reposant où l’escapade s’accélère.

L’originalité de ce décor vaut son pesant d’or.
Troncs coupés à bâbord… alligators à tribord,
Sire bernache lance ses appels, en sérénade,
Ce pinson musicien le charme de son aubade.

Subtil pont naturel, réelle passerelle locale,
Ici… cet anaconda serpente dans ce dédale.
Mandarins fugitifs très amoureux batifolent,
Dansent, virevoltent en éclatante farandole.

Dans l’héronnière les jeunes sonnent le réveil.
Certains hérons cendrés se dorent là au soleil.
Sur ces chênes, seize nids cachés des feuillus
Confrontent un bien grand nombre d’individus.

Monsieur de ces lieux Sa majesté ragondin,
Avec ses crottes en cornichons, quel festin !
Le-voilà qui traverse.”Ah zut, photo loupée”…
Quatre somnolent dans les bras de Morphée.

Flopée de bardanes, aux couleurs écarlates,
Aubépines blanches, aux senteurs délicates.
Ravissantes clochettes… fleurs roses, violet,
Promenade intéressante, sympa et partagée.

Du houblon timide… s’accroche aux branches,
Comme une divine ballerine, qui se déhanche.
Solides ponceaux en béton… ou ponts en bois,
Tracteurs… vignes, jardins cultivés… ça se voit.

Maintes conches, ourlées de frênes têtards,
Ces reflets parfaits, illuminent nos regards.
Fossés bouchés recouverts de lentilles d’eau,
Trous de bri, superbes peupleraies, chevaux.

En remuant la vase, remontent des vapeurs,
Briquet et vraies flammes, sont à l’honneur.
“Votre barque a vraiment toutes les options,
Marche arrière avec pigouille à propulsion”.

Un léger vent frisquet, caresse nos cheveux,
Affectueux câlin en ce moment bienheureux.
Dames araignées patinent presque sur l’eau,
Mouches, moustiques, troublent notre repos.

Embarcation en face pour les joutes sétoises,
En avant la pluie quelques gouttes sournoises.
A deux kilomètres à l’heure, filant lentement,
Créneau typique dans les orties, adroitement.

Nous lanternons… en cette gigantesque forêt.
Ainsi… au détour de l’épais fourré, esseulée,
Son éternel château, de brindilles emmêlées,
Dame cigogne couve à l’orée de ce bois privé.

Vadrouillant joyeusement en ce vaste étang,
Maman canard et petits… nagent en flânant,
Escortés par trois couples de cygnes blancs.
Grâce, élégance, un divertissement apaisant.

Ces chers volatiles attendent en embuscade,
Déjà s’achève notre attendrissante croisade.
En plein cœur de cette amazonie miniature,
Riche en faune et flore, apprécie l’aventure.

Huit kilomètres de sentiers de randonnées,
En barque, à cheval, à bicyclette… à pieds.
Mémorable et délicieux moment de détente,
Labyrinthe de verdure qui depuis me hante…

Ce bel écrin de nature préservée fait rêver.
Sète Venise verte oui je l’ai bien composée.
D’une beauté réelle toujours aussi magique,
A St-Hilaire-la-Palud joli village magnifique.

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