Grotte d’Osselle (25)

Juste en bordure du bras mort, du Doubs,
Des splendides vaches tachetées partout.
Chaleur et ciel bleu, enfin au rendez-vous,
Magnifique soleil, si bon si doux, coucou !

Lieu fleuri… odeur printanière… abri frais,
Terrasse ouverte, avec l’appel de la forêt.
La flopée de glycines en grappes violettes
Câline, côtoie, embellit cette maisonnette.

L’endroit si verdoyant, la plaisante balade,
Les rosiers grimpants caressent la façade.
Camille la guide détient les clés du musée.
Toutes mirettes écarquillées… bouche bée,

Ah ! Mille deux cents pierres précieuses,
L’unique collection… approche délicieuse.
En ces mines, on a extrait des diamants,
Des quatre coins du monde… stupéfiant !

Après avoir joué notre rôle de bons élèves,
Apprécions tous les vingt minutes de rêve.
Cheminons sur les traces de nos ancêtres,
Aussi loin, qu’on puisse nous le permettre.

Mil’ deux cents mètres aisément aménagés,
Où l’exploration de ce joyau va commencer.
″Attention à la tête″, les recommandations,
″Découverte de la cavité″, ses explications.

Une palanquée de gours aux formes variées,
Serpentons gaiement, sur le circuit cimenté,
Dans le lit, de l’ancienne rivière souterraine,
Nommée Dame Froidière Dame Souveraine.

Troublée par l’envol, de ces chauves-souris,
En vraies espionnes me tiennent compagnie.
D’éternelles colonnes contemplées… par ici,
En calcite pure, comme de la vraie chantilly.

Courbant l’échine devant le passage étroit,
Vois-tu la belle salle colorée… d’autrefois ?
Le manganèse presque noir, le fer, orangé,
Pour clore ce trio, le cuivre… bleuté, grisé.

Récit du long laminoir… l’élargissement
Vaut le coup d’être raconté adroitement.
Donc ici le carrefour des quatre rivières,
Qui dévalaient, de façon très irrégulière.

″Bienvenus, dans le département du Jura″.
Douze grosses marmites érodées, par là !
Entrée insolite, dévoilant un beau corridor,
Sans stalactite ni stalagmite, quel décor !

Une voûte calcaire aux parois bien lissées,
Par la violence des flots, qui descendaient…
Squelettes des ours de cavernes, retapés,
Deux adorables oursons… assez familiers.

Admirez… cette sublime cuisse de canard,
Sa bonne graisse en calcite pure… pétard !
Au détour du chemin, le lac aux Colonnes,
Si calme si profond, alors je m’abandonne.

Pour achever ici, la fin de notre parcours,
Avec satisfaction entamons le demi-tour.
Plaisir partagé, à cent mètres sous terre,
Que treize degrés, bonjour l’atmosphère !

Orgues, draperies, méduses, tu les vois,
Et la gigantesque aquarelle, sur la paroi.
La grotte fort originale, à voir et à revoir.
Un arc-en-ciel, nous souhaite le bonsoir.

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