Quel beau pays, le Portugal !
Publié à 11:37 dans Voyages/Voyages

Depuis très longtemps, je les attendais,
Mes véritables vacances tant méritées.
Balaruc, six heures quinze, arrive le car,
Direction le Portugal, en avant le départ.

C’est la société Gaiffier, en ce dimanche 2 avril,
Journée ensoleillée, ne te découvre pas d’un fil.
Christian notre chauffeur conduit avec maestria,
Valérie, l’accompagnatrice, participe à la fiesta.

Traversons donc… cette éblouissante Costa Brava,
Vignes, haciendas, oliviers, aperçus de l’auto pista.
Charmants villages, nichés au sommet de la colline,
Ce léger vent frais et quelques nuages s’acoquinent.

Au “Ciudad des Burgos”… ce premier futur hôtel,
Souper sympa, délicieuse nuit, au cinquième ciel.
Petit déjeuner varié, adieu mes grasses matinées,
Ah, tu voulais y aller ! Maintenant tu vas en baver.

Des couples de cigognes couvent leurs cigogneaux,
Sur les lampadaires, dans des jolis nids… au chaud.
Une façon de nous souhaiter la bienvenue au pays,
L’Espagne me charme par son torride climat, pardi !

Bom dia, mesdames frontière et heure portugaises.
Midi au resto de Guarda, nous-voici à l’aise Blaise.
Virée à la cathédrale, tour, monte les cent escaliers,
A quatre pattes j’ai tout grimpé, bonjour les mollets !

Continuons la douce escapade, destination Porto,
Seconde ville du Portugal en rive droite du Douro.
Au Phénix, deuxième étage, attend le lit douillet,
Succonbant lentement dans les bras de Morphée.

A huit heures trente, la visite guidée panoramique.
Cette splendide gare, ses vieux quartiers typiques.
Ainsi ce bâtiment carrelé de faïences bleu et blanc,
Dépeint procession, vendanges, transports d’antan.

La prison transformée en musée de la photo,
L’institut analyse et classe les crus de Porto.
Commentaires très intéressants de Raimundo,
Ce mentor si passionnant, digne d’un maestro.

Ce féérique Palais de la Bourse, Palàcio Da Bolsa,
Aux majestueux salons, embellis comme à l’Opéra.
L’incomparable Salle du Tribunal, aperçue ce matin,
Leur sert d’intronisation… pour la confrérie des vins.

Fresques, vitres peintes, lustres colossaux, parquet,
Costumes d’autrefois, plafonds… tout cela fait rêver.
Treizième, quinzième siècles, bel’ époque, Reine, Roi,
Mon imagination s’envole, vagabonde, moi je m’y vois.

En suivant, entrons dans cette cave raffinée,
Explications de Cécile, la conseillère attitrée.
Larges comptoirs, nombreux fûts, tonneaux,
La plaisante dégustation à table sert d’apéro.

Sur la corniche, ce point de vue anecdotique.
Au bord du quai apparaît le long téléphérique.
En animation un musicien roucoule sa sérénade,
A ses côtés, je danse aux rythmes de l’aubade.

Après ces agréables agapes, chichitons avec un T,
Cela signifie, faire pipi, dans son langage “Olé Olé”.
Quinze heures promenade en bateau le Saõ Telmo,
Trois ponts impressionnants surplombent le Douro.

Certaines mouettes prennent aussi… leur bain de soleil
Pendant que nous naviguons sous l’immensité bleue ciel.
Envol à regret vers notre palace d’Afonso, Monté Réal,
Ravissant endroit bien connu pour ses eaux thermales.

Succulent brunch, rassasiée, flânerie à Fatima,
Escale vraiment appréciée, sanctuaire en apparat.
Le primordial et important centre de pélerinage,
Petites chapelles, tombeaux, vitraux de tout âge.

Attirantes boutiques encastrées dans le mur,
Regorgent de souvenirs diversifiés, c’est sûr !
Vierges colorées, torchons brodés, porte-clés,
Cartes postales, tee-shirts, tasses et futilités.

Batalha, sublime monastère, exquis, fantastique,
Classé au patrimoine de l’Unesco, site historique.
Salle fraîche où repose en paix le soldat inconnu,
Deux militaires surveillent avec silence, retenue.

Nazaré, séduisante localité, dégustez, savourez,
Vin blanc, crudités, célèbres sardines réputées.
Allons tremper nos pieds dans l’océan atlantique,
En culotte, soutif illustré, on connaît la musique.

Des vagues dangereuses aux roulis capricieux,
Me-voilà sur le cul sous le regard des curieux.
Pattes en l’air… tête mouillée… regard affolé,
Ces flots se retirent en essayant de me noyer.

Sur les genoux, des galets collés au derrière,
Je regagne le sable, le slip rempli de pierres.
Superbe demi-heure de fraîcheur, de frayeur,
Moment de bonheur, dans la bonne humeur.

Epuisée, malmenée par cette mer déchaînée.
Obidos… sa noble cité, lieu estimé, apprécié.
Des voiturettes électriques !… Ce que j’aime,
En cet endroit touristique, pas de problème.

Avec Daniel et Nicole, à chacun sa bagnole !
Je crie, m’affole mais qu’est ce qu’on rigole !
Puis à cinq à l’heure dans toutes ces venelles,
Glissant sur le pavé, passant sous la tonnelle.

Subitement un sens interdit… Tourne vite par ici !
En solo nous-voilà repartis sans carte sans souci,
Suivant l’énorme panneau bleu, le sentier sinueux,
L’atterrissage sur la nationale est très dangereux…

J’me voyais déjà dans le film, les bronzés font du ski,
Perdus en pleine nature, à droite, à gauche ? Tant pis.
Au bout de deux kilomètres, le destin, la pédale à fond,
Notre Twizy orange retrouve son chemin, pour de bon.

S’ensuivent de vives et joyeuses retrouvailles,
Buvons donc un coup avant que l’on ne ripaille.
L’angoisse m’a vidée… adieu soirée folklorique,
Une agréable journée O mon dieu, magnifique.

Chaque jour de la semaine à huit heure trente,
Quelle divine aubaine, ces trésors m’enchantent.
Au programme aujourd’hui, Lisbonne la capitale,
Rive droite de l’estuaire du Tage notre escale.

Une belle balade à pieds, en ce vieux quartier,
Fontaines, échoppes, taxi, tramway, escaliers,
La sublime Rua Augusta, los pasteis da nata,
Dalles trompe l’oeil, kiosques à fleurs, praças*.

Passage furtif de la Garde Royale à cheval,
D’abord descendant sur le trottoir pavé, idéal.
Ensuite, rassemblés en défilé… au carrefour,
Bien endimanchés, au pas cadencé. Bonjour !

Après ce succulent festin, musée des carrosses d’antan.
Passionnant, ces trois siècles de luxe très attendrissant.
Bélem expose sa splendide tour, toujours aussi originale,
Au final… le monastère clôture cette journée si spéciale.

Vendredi 7 avril, encore une matinée ensoleillée.
Coimbra la surprenante, pour notre visite guidée.
Une des plus resplendissantes villes de ce pays,
Son université, sa bibliothèque… c’est trop mimi.

Tous les niños équipés d’un petit appareil audio,
Père Raimundo transmet son savoir, tout de go.
La Rua Visconde Da Luz… l’harmonie en beauté !
Godasses, sacs, tout en liège fabriqués, le pied !

Une bonne trentaire d’authentiques boutiques,
Régale nos belles mirettes au regard magique.
Porte-monnaie, carte bleue, en pleine action,
Don Pédro présente sa goûteuse restauration.

Salamanqua le palace Régio m’ouvre grand ses bras.
Maria Isabel, de cuir vêtue, entrecoupe ce brouhaha.
La brillante université demeure la “doyenne” d’Espagne,
Ancienne/nouvelle cathédrale, les études nous gagnent.

Depuis deux jours, la religion et l’activité estudiantine,
Agrémentées de commentaires, discussions si fines,
Nous amènent à voyager à travers certaines époques,
Histoires vraies, légendes, traditions, que cela évoque.

La Place Mayor… plus condensée et enchanteresse,
Me remémore celle de San-Marco, sensationnelle.
Dans l’hôtel-restaurant Gran Via, la Calle La Rosa,
Paëlla, poulet frites, délicieux gâteau au chocolat.

Au Boulevard, bonne nuit les petits, Mirando de Ebro.
Du cinquième étage, plus c’est haut, plus c’est beau.
Suivant la route du Pays Basque… enfin bien arrivés,
Charmés, comblés, le marchand de sable va passer.

* places

*Les commentaires sont clos.