Grottes féeriques des grandes canalettes

Près de la superbe citadelle de Villefranche-de-Conflent,
Se dissimule l’insolite, la rare perle de l’époque d’avant.
Nichée au cœur de la gigantesque falaise, toujours cachée,
En ce matin très frisquet, découvrons le précieux secret.

Un interminable parking gratuit… bien situé, agrémenté,
Séduit tous ces promeneurs stupéfaits par cette beauté.
Deux grilles fer peintes en gris… s’entrouvent lentement,
Ce joli pont de bois, la Têt coule à flots inlassablement.

Notre dame rivière ronronne tranquillement sa sérénade,
Avec ce froid si piquant, fredonne agréablement l’aubade.
Tout en batifolant dans son perpétuel lit, impressionnant,
Elle effleure aussi les énormes galets usés par le courant.

Un chemin cimenté tortueux embelli de yuccas, cyprès,
Donne facilement accès à cette plaisante terrasse dallée.
Huit tables couleur marbrée de formes très diversifiées,
Vous tendent les bras, afin de se restaurer et patienter.

A l’intérieur de la fraîche cavité, avec ses treize degrés,
L’ample miroir mural, quelques plantes vertes colorées.
Samedi vingt-deux avril… notre circuit enfin programmé,
Bien couverte de la tête aux pieds, me-voilà très excitée.

Dix heures, les premiers arrivés, toujours prêts à visiter,
L’absence physique du guide m’a un peu décontenancé.
Ouverture de la porte d’entrée… on reste là, bouche bée,
A gauche un magnifique bourg en miniature a été recrée.

Mon imagination ma plume souhaitent vous la raconter,
L’extraordinaire histoire, en témoignage de notre passé.
Le temps jadis, le village d’autrefois, en toute simplicité,
Une petite croix, un champ de paille ceinturé de rochers.

A côté, ce grand pré où l’herbe ne demande qu’à pousser.
Potager, bruyère, culture, la nature tout en générosité.
Sur l’immense pont de bois, traversant sur l’autre rive,
Serrant deux bébés dans ses bras, la fermière s’active.

Avec son mouton sur le dos arrive notre jeune vacher,
Un troubadour, tout le monde vit ici en pleine sérénité.
Parfois un pêcheur à la ligne musarde sur le plan d’eau.
L’enfant admire le manège depuis son modeste bateau.

Aux abords de cet étang… un cochon traîne sur la rive.
Batifolant, nageant sereinement, ce canard à la dérive.
Souvent ce villageois soigne les fleurs de son jardinet,
Lavande en bouquets serrés, un banc pour se reposer.

Cette bienveillante maisonnette, avec fenêtres carrées,
Garde généralement la porte ouverte, en signe d’amitié.
Le chien à peine éveillé sort de sa niche pour s’ébrouer,
Quant au chat sur le toit, il miaule pour laper son lait.

L’abri du bois bien rempli, permet d’alimenter le foyer.
Maître Coq sur les tuiles surveille d’un œil le poulailler.
Un puits avec ses ustensiles servent à récupérer l’eau,
Le cheval la vache, baguenaudent dans ce joli hameau.

En ce formidable havre de paix, de bonté, de verdure,
Cette volée d’oies reste séparée par la fragile clôture.
Des couples de cygnes flirtent sous la rosée du matin,
Tandis que le dindon attentivement scrute son festin.

Sur les hauteurs du versant, apparaît un calme plateau,
Où paissent paisiblement tous les nombreux troupeaux.
Borders, bergers si complices, surveillent leurs animaux,
Les moutons, mouflons, bouquetins, brebis, tout là-haut.

Incrustée dans la falaise, une caverne s’est creusée.
Un étrange ours blanc somnole juste devant l’entrée.
Caresses du soleil, vent léger, vont enfin le réveiller,
Partir à la chasse débusquer son savoureux déjeuner.

Au fin fond de cette montagne au majestueux paradis,
Circule le “petit train jaune” touristique… le train d’ici.
L’église illuminée dont le clocher retentit dans la vallée,
Règne en maitresse souveraine sur ce hameau comblé.

Devinez qui attend à la sortie de ce petit bourg ?
Une sorcière vêtue de bleu souhaite “bon retour”.
Très gentille, elle procure bonheur, joie et santé.
Je la salue bien bas, généreux moment partagé.

Et “Sésame, ouvre-toi” ! Revoilà le repaire de l’aventurier.
Marchons sur ce chemin cimenté toujours bien sécurisé.
En écoutant l’Avé Maria je ressens de bonnes vibrations,
Tandis que plein de gouttelettes jouent aux percussions.

Sur ce passage accessible aux fauteuils handicapés,
Cette “salle du Totem”, commence à nous faire rêver.
Ici, un film inouï, dont je tairais le nom, a été tourné,
Pour la nuit de Noël l’an deux mille. Allez, cherchez !

Découvrons le monde merveilleux non pas de Némo,
Seulement le royaume enchanté, des gouttes d’eau.
Une palanquée de draperies foncées… vues par ici,
Ressemblent à s’y méprendre à des chauves-souris.

Comme l’interminable piste de ski serpente en chenille,
Imaginez la longue descente, de chantilly, et de vanille.
Dans la galerie façonnée par cette rivière souterraine,
Les marmites, cheminées deviennent des châtelaines.

Quinze marches plus tard, la suave “salle blanche”.
Nos mirettes écarquillées devant cette avalanche.
Stalagmites, stalactites, piliers, fissures, macaronis,
La pureté des concrétions, ces fistuleuses trop mimi.

Beaucoup de panneaux de guidage, explications,
Tout le long de ce parcours… à notre disposition.
Cascades de glaces café caramel, j’en suis sûre,
Un gradin pour mieux admirer cette calcite pure.

En descendant encore un peu dans ses entrailles,
Contemplez la “salle du balcon” et ses trouvailles.
Une flopée de gigantesques colonnes circulaires,
Aux mille excentriques, ce plafond extraordinaire.

Depuis la passerelle en fer un super décor de cinéma.
Le “lac aux atolls” débordent de choux fleurs ici et là.
Des centaines, des milliers… mais on ne voit que ça !
Enormes, prodigieux coraux, magnifique panorama.

Ensuite toujours en silence la “salle d’Angkor”,
Le superbe son et lumière dévoile ses trésors.
D’étonnantes aiguillettes mais pas de canard,
La tour, la Vierge et l’enfant, le Saint-Bernard.

“Balcon des ténèbres”, subjugués je frissonne,
L’Avé Maria en cet harmonieux décor, résonne.
Grandes orgues, colonne catalane, Montserrat,
Splendide tombeau de Martel, Sagrada familia.

Au fond du gouffre une tente illuminée en rouge,
Deux spéléos encordés mais personne ne bouge.
Silence revenu, seules les gouttelettes crépitent,
Retour par un chemin inattendu, lors de la visite.

La “cité interdite”, mais toutefois inaccessible,
Un monastère au sommet de la colline paisible.
Intéressante plateforme, panneaux illustratifs,
La centaine de chaises cannelées, c’est positif.

Hommage vibrant dédié à… Jean-Luc Armengaud,
Poème d’amis, nombreuses coupures de journaux.
Grand merci Edmond Delonca homme dynamique,
Qui a découvert cette grotte divine, très magique.

“Caverne de l’Onyx”, bijoux, cadeaux, présents,
Vitrine riche de pierres, au centre, nous attend.
Un sublime ours brun de deux mètres cinquante,
Yeux noirs, gueule fermée et griffes reluisantes.

Vite dans ses bras ! Photographie en souvenir,
L’adorable… la merveilleuse matinée de plaisir.
Le bar, la cafétéria, des endroits anecdotiques,
Merci Betty, ouverte, serviable et sympathique.

*Les commentaires sont clos.