Fête de la transhumance à l’Espérou
Publié à 8:40 dans Gard, ses environs

L’époque appréciée du printemps déjà achevée,
Parfait, la promenade, depuis plaines et vallées.
Les jolies bêtes rejoignent les verts pâturages,
Ceci jusqu’à fin octobre, l’estive sans ombrage.

En cette journée du samedi dix juin ensoleillée,
Camping-car enfin stationné dans ce vaste pré,
Pour la vingt-sixième fête de la transhumance,
Mille cinq cents brebis… mènent ainsi la danse.

La traversée du charmant village de l’Espérou,
Cette longue rue devient invisible, tout à coup.
Chaque troupeau est acheminé par son berger,
Maints accompagnateurs, pour les encourager.

Et patiemment, leur bâton de marche en main,
Discutant du beau temps, ils suivent le chemin.
La fabuleuse troupe arrivée en fin de matinée,
Envahit l’éternelle prairie… toujours sécurisée.

De joyeux tintements, de pultiples sonnailles,
Puis approche la période, où l’on fait ripaille.
Ensuite une chaleureuse sieste accompagnée,
Mesdemoiselles très pomponnées, en beauté.

Aussitôt, la meute se déplace dans la clairière,
Là-voilà, avançant soudain près de la barrière.
L’occasion d’approcher,  caresser les chiens,
Discuter sereinement avec leur ange-gardien.

Après la démonstration de la tonte, en action,
Véritable délice, un pur moment de récréation.
Abordons les détaillants, écoutons leur savoir,
Goûtons ici, les succulents produits du terroir.

A dix-sept heures, tous comme un seul homme,
Le cheptel se dirige vers son superbe royaume.
L’attroupement alors se reforme, tel un peloton,
En avant, marche, bon courage en cette saison.

Le Border débordé, les guette attentivement,
Quelques petites brebis tètent leurs mamans,
Certaines descendent, broutent dans le fossé,
D’autres essayent bien de s’échapper, manqué.

Fidèles, curieux, suivent ce magnifique défilé,
La balade au même pas, en cadence rythmée.
Au bout d’un kilomètre… rebroussons chemin,
Cette étape-là, demeurera un souvenir serein.

*Les commentaires sont clos.