Grotte du Mas d’Azil (Ariège)

En ce samedi quinze juillet résonne enfin le départ,
Direction, l’incroyable pays basque en camping-car.
Suivant la féerique route des vacances, avant Foix,
Visiter la grotte du mas d’Azil, stop cela va de soi.

Le panneau, trente kilomètres. Bifurque, vite, vite !
Une gigantesque cavité… mais quel magnifique site.
Superbe porche… soixante-dix mètres de hauteur,

Où départementale, rivière, apportent du bonheur.

Charmés par la demoiselle fredonnant sa sérénade,
Caressant les rochers usés… elle offre son aubade.
Soudain, jouant toujours à cache-cache… à bâbord,

Souterraine, enchanteresse… je l’entends, dehors.

Sous la vaste voûte principale apparaît la boutique,
Charmant hall… zone intéressante, recoin magique.
Des rampes de projecteurs aux lumières tamisées,
Livres… mugs… peluches… expositions diversifiées.

Victor, coquet jeune homme, brun, cheveux frisés,
Bermuda en jeans, bien chaussé, semble passionné.
Passionné, passionnant, petit rappel des consignes,
Notre mentor, sa copine la lampe, nous font signe.

En avant, marche ! Après cette kyrielle d’escaliers
Où Mrs Piette et Mandement ont usé leurs souliers,
Une flopée d’éternelles salles… autant de galeries,

Servaient de lieux d’échanges, entre tribus amies.

Ouvertes par Monsieur Dynamite assez dynamique,
Des milliers d’objets… des hommes préhistoriques.
Mille cinq cents chauves-souris… avec leurs petits,

Batifolent en espionnes changeant souvent de nids.

Nourries de papillons… recrachant les ailes par ici,
Faites juste attention au guano des gazelles, aussi.
Ainsi… une série de généreuses marches plus tard,

Découvrons la suite escortés par un air de Mozart.

Passage rétréci en ce couloir ventilé, douze degrés,
Isolé de l’Arize… leur climatisation crée son effet.
Vision d’une originale scène, aux trois hologrammes,

Bel honneur, profond hommage à cette grande dame.

Crânes vernis ou non, en l’immense salle Mandement,
Et la devinette : à qui appartiennent ces ossements ?
Tous ces squelettes d’ours tués par les éboulements,

Ou décédés pendant l’hibernation… tout simplement.

Telle l’organisation du jeu de piste follement sympa,
Maintenant… courbons l’échine comme cela et voilà !
Il subsiste quand même une autre sortie de secours,

Public souffrant du dos… claustro… chacun son tour.

Dans ces vitrines en verre, cherchons tous les nonos,
A droite ! A gauche ! Là ! Là ! Et non tu l’as dans l’os.
Retrouvons la température normale, de cette saison,

Lentement on entrevoit la chaussée de tout son long.

Sur quatre cents mètres, voici enfin l’apparition,
Le pont du diable ? Mais quelle belle imagination !
Grimpons les derniers plateaux en fer, sécurisés,

Surtout n’oubliez pas votre guide, s’il vous plaît !

Le spacieux bâtiment d’accueil monté sur pilotis
Peut se démonter en trois journées selon l’envie,
De continuer les fouilles… creuser… rechercher…

En une heure trente de plaisir partagé… au frais.

Reprenant notre fidèle camping-car, l’air heureux,
Regardant le panorama stratégique, avec ciel bleu.
Allumant nos codes afin d’explorer ce long tunnel,
Endroit exceptionnel, j’ai grimpé au septième ciel.

Site de la grotte du Mas d’Azil

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