Notre blog fétiche
Publié à 7:54 dans Tout venant varié

C ‘est incroyable mais vrai !
I  mpayable, trop bien fait !
N ous carburons à l’essence.   
Q ui de nous mène la danse ?

M onseigneur se la donne,
I  l faut qu’il me pardonne,
L es âneries que je lui dis,
L es plaisanteries… aussi,
E t je lui dédis mes soucis. 

C her, chair, de mon cœur,  
I  l est l’expert du bonheur. 
N on, t’as compris, ma biche,  
Q u’il s’agit des acrostiches ?

C haque fois que je le vois, 
E ntre toi et moi, chichois !
N otez qu’on est bien sétois.
T è bé, c’est quoi, chichois ?  

C ommencez, je ponds l’écriture,   
I  maginez, d’un bond, la lecture.
N ‘oubliez pas… les animations.
Q ui le décore ? Devinez encore ?
U nanimité gagnée !  L’inspiration, 
A ccompagnée de fortes pressions,  
N aît, bercée, par son imagination,    
T oute débordante, ça m’enchante.
E t carte blanche, c’est dimanche !

C ar “Pince Monseigneur” se dit aussi “pied de biche”,   
I  l est tout à ton honneur d’œuvrer à mes acrostiches.
N ous partageons les grands moments, si simplement…
Q uel que soit le temps ou le vent, c’est si charmant !

V oici de la poésie, tout est décrit…
I  l faut ici aussi qu’on le remercie.     
S i je glisse un indice, on le bisse ?   
I  l s’agit de Pierre, à la traversière.
T oujours prêt, pour me dépanner,     
E t il est très souvent, à mes côtés.
U nis en chœur que pour le meilleur.
R avis ? Bon cœur et bonne humeur.
S ouriez !!!  Ce n’est que de l’Amitié.

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Palma de Majorque - Baléares (Nov.2006)
Publié à 15:40 dans Voyages/Voyages

A quatre heures et demi, un beau dimanche après-midi, nous voici partis !

P artis avec La Populair ‘, Christian nous fait prendre l’air car on a les nerfs…
A rrivés à Barcelone, il nous abandonne, on se questionne, ça impressionne !
L e magnifique ferry illuminé ; la nuitée magique et agitée nous a marqués,
M ais nous avons raté La Belote, pour la petite anecdote, sans fausse note !
A l’Alexandra, ce palace nous tend les bras ! On se prélasse sur la terrasse.

Hôtel Alexandra (Mallorca)

D éjeuners toutes nationalités à volonté, notre chambre s’appelait Désirée.
E n plus, avec la chance que j’ai, on prenait déjà le bus du mauvais côté…

M agistrale cathédrale, tapisseries, vitraux, chapelles, tableaux, trop beau !
A ccompagnée de son musée nuancé, une forteresse pittoresque, une déesse…
J et d’eau, palmiers, plan d’eau, escaliers, lampadaires, barrières, lumières.
O n balade Plaça d’Espanya et à la nuit tombée, nous voilà rentrés, crevés !
R avis, Corinne et Tony nous font la visite guidée, une journée très appréciée.
Q ue de beaux paysages et de courts virages ! Je suis déjà toute en nage !
U n passage à Santa Maria pour ses très nombreuses caves à vins réputées,
E t à Inca, ville industrialisée, église, perle, cuir tanné et son beau marché.

Mallorca, la cathédrale

A Selva, on aperçoit des oliviers millénair’ avec différentes tonalités de vert.
V oici Caimari, amandiers, orangers, citronniers, caroubiers, terre en espalier
E t on roule sur une petite route goudronnée, où l’on a du mal à se croiser…
C henilles à éliminer, lacets serrés, gorge nouée, la montagne est escarpée.

D ans le commentaire, le saut de la belle dame, légendaire ! Quel mystère !
A Lluc, admirez le sanctuaire en bois sacré, ce monastère secret et discret…

P armi les écuries transformées en chambrées, les randonneurs acharnés…
A vec son paysage lunaire, c’est le calvaire ! On attend le point culminant
L e pic majeurnoeud de la cravate, circuit goudronné, j’ai hâte d’y arriver…
M les 3 Maria, la belle mère, virages appréciés mais visages décomposés…
A la Calobra, le joli petit hameau est restauré, on s’y arrête pour déjeuner.

B aies nuancées, grottes abritées, criques camouflées, mouettes affamées,
E t le bateau a accosté, le phare nous dirigeait, zone militair’, Port de Soller.
R eprenons notre tournée en tramway, tout de bois et fer forgé, il était fait.
N on, il longeait la plage de sable fin, traversait la ville en notable souverain
A u centre, église, mairie et pour le ventre, les pâtisseries nous font envie.
R emarquez ces belles ruelles décorées et l’expo Picasso et Miro, vite fait…
D ans le Tortillard, les bavards en profitaient… 13 tunnels, quell’ bagatell’ !

Le train de Soller

E t ce petit TGV de 6 wagonnets nous a enchantés et bercés jusqu’à l’arrivée,
T rès Grandes Vibrations fait sensation, huile et discrétion étaient en option !

V oilà les exercices et supplices achevés, on s’acoquine près de la piscine.
E t le mercredi, ravis, on promène sur le front de mer, il y fait bon et clair…
R egardant les boutiques, les plans touristiques, c’est la forme olympique…
O n balade avec le petit train local et un tour de la baie… sans se fatiguer…
N ous démarrons de Can Pastilla, la Playa et l’Arénal, le parcours normal…
I l siffle à chaque arrêt, la cloche tinte à volonté, la matinée est vite passée.
Q uoi de plus magique, une belle mer azurée, mélodie d’enfer, c’est l’été…
U n carré de fleurs colorées et plantes grasses variées se laissent admirer,
E t dans ces variétés de bleus-verts mélés, ça crée du Bleu-Vert harmonisé.

L'iténéraire du train touristique de Platja de Palma

B ienvenu dans la baie où l’on s’est envoyé 5 km à pied, pour un bon café.
O ù il est situé ? Je ne peux le nommer, il était léger, pas très cher payé !
U ne baignade, une orangeade, plus je barbote, plus il m’asticote et radote…
Z ou, implantées à l’année, les paillotes nous appelaient : coucou, venez !
I nstallez-vous, buvez un coup, protégez-vous car le soleil est de partout…
G énéreuses formes enveloppées dans un T-shirt orangé, j’y suis pas allée…
U ne très bonne journée arrosée d’oranges pressées et non de perroquets,
E t arrivés rétamés au terminus, nous rebroussons chemin avec l’autre bus…
S ous les lumières tamisées, on circulait et se dirigeait comme des habitués.

D ebout bonn’ heure, avec le chauffeur, on s’en va dans la bonne humeur !
E xplications de l’aéroport qui “dort”, et les éoliennes pas très anciennes…

S urtout utilisées pour l’extraction de l’eau dans les sous-sols et l’électricité,
E t l’atelier de démonstration de fabrication de perles nacrées et sacrées…
T ellement flattée, on m’a traitée de Perle Rare, Unique, c’est magnifique !
E lles ont 16 couches de nacre ; Moi, je n’en tiens qu’une seule ! Le Sacre !

P ar là, Montuiri et Villafranca, la dernière récolte de melons de la saison…
E t les recettes alcoolisées d’Ismaël pour la Noël, fête organisée, trop bell ‘.
N otez Manacor, deuxième ville industrialisée, spécialisée en bois d’olivier ;
D is ! Porto Cristo, c’est le port de plaisance de Manacor… mais quel décor !
A vec son gruyère français, cette île a quand même 2 200 grottes classées.
N on, 5 sont à visiter, la notre, Hams, c l’hameçon en français, tu le savais ?
T empérature à vingts degrés et quatre-vingts pour cent d’humidité… c’est vrai !

Grottes de Porto Cristo

U ne musique magique, Stéphanie qui nous sourit, nous voici tous enfouis…
N ous descendons sous terre, humide est le parterre et on dirait du  verre…
E t chaque salle a son propre nom, pour l’occasion, je respecte la décision.

S ur le lac glisse discrètement et secrètement une petite barque illuminée…
E t doucement, violoncelle et clavier nous enchantent… et nous font rêver…
M ozart, quel art ! C’était silencieux, notre âme montait vers d’autres cieux !
A pparition anonyme, bellissime, sublime… Ce fut du très grand millésime !
I maginez ce tableau, trop beau ! La rivière souterraine vit en châtelaine…
N ostalgique de cette jolie musique, on quitte les grottes… pour l’Antidote
E t la liqueur, le Palo, doux, noir et 40 degrés, réchauffe nos coeurs légers !

D éjeuner avalé, on est pressés de filer, il fait frais et  le 15 vient d’arriver…
E t quel joli dos d’âne, on a fait un bond !!! On est en panne pour de bon.

V endredi, jour maudit ! Paumés sur la chaussée, on ne sait plus où aller !
A ttendre et sourire, ça me fait rire ! Un autre bus pointe son nez, c’est gagné !
C athédrale, fait ! Un bus rouge bariolé à étage superposé nous fait visiter…
A vec commentaires français ! El castell de Bellver, c’est la vue, Mont St-Clair !
N ous recevons quelques gouttes, le temps va se gâter, sans aucun doute !
C hez Pope, on a trop bien mangé, c’était parfait, et quel bon café serré…
E t on suit le cortège, un tour de manège, c’est à volonté, pour la journée
S uivez mon guide, le “Druide”, il fait humide. Intrépide, rapide, il décide.

Château de Bellver

B uvons le pot d’au revoir, c’est le soir et le patio nous sert d’auditoir’…
I nvités par Colette, tous à la bonne franquette, on enlève nos casquettes.
E t une vraie fausse perle aux donzelles, un siruell aux maris fidèles,
N otez : on siffle 3 fois une nuit de pleine lune, on a bonheur et fortune !…

Un siruell pour les maris fidèles...

M atin, chagrin, poudre de Perlimpinpin, c’est le départ, on va dans le car…
E t arrivés au port d’embarcation, quelle émotion ! Bonjour l’organisation !
R etard assuré, rencard manqué. 3 heures après, notre ferry va “décoller”…
I mproviser, belotes bien orchestrées, avec Daniel, cet hôte tombé du ciel.
T out l’après-midi, la soirée, la nuitée, à tanguer… Minuit vient de sonner !
E t à Barcelone, on s’époumone, c’est l’automne, on frissonne, je suis aphone…
E mbrassade, rigolade, Thierry et son bus d’enfer nous ramènent à la mer.
S ix heures, le marchand de sable va passer. Vite ! Les bras de Morphée !!!

Carte de Mallorca

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N ous étions enfermés, dans notre maisonnée,
U n petit repas vite fait, installés devant la télé.
I maginez ça, et voilà, un filet de lumière filtrait,
T outes fenêtres fermées, le chauffage marchait.

D ‘accord avec vous, on est si bien chez nous.

E t le vent soufflait, le froid frappait à notre porte.
N on, bien au chaud, au dodo avec mon escorte.
F ranchement encor ‘ un très bon moment en or.
E t subitement, on se retrouve tous, dans le noir.
R iez… c’est le compteur, malheur, en plein soir.

A tâtons, je cherche la fameuse lampe de poche.
U ne sortie très risquée pour voir ce qui est arrivé.

C inq minutes après, il pétait les plombs, c’est vrai.
A vec mon pyjama bleuté, mes chaussettes rayées,
M on Dieu ! Je le priais… pour ne pas finir congelée.
P lus de chauffage. Mais ce n’est plus de mon âge.
I l me fallait utiliser, celui au gaz, le laisser allumer.
N ouveauté, belote et rebelote, dix de der et l’enfer.
G agné, nuitée très perturbée et la matinée, crevée.

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Tous les jours depuis bientôt quatre ans, je m’en vais contempler ce splendide décor de printemps. Le soleil se réveille, caresse l’étang en finesse pour le sortir de sa paresse. Sur le chemin caillouteux où poussent de superbes fleurs parfumées, je me balade sur mon vélo violet. Ces senteurs printanières si fragiles embaument mes narines sensibles. Un heureux papy tenant un enfant par la main se promène en famille tout en sifflotant ce refrain : “il fait beau, il fait bon, la vie coule comme une chanson”… de notre “Cloclo” national. Des chiens non attachés mais habitués gambadent de tous côtés. Quelle douceur ! Le rivage calme et transparent m’offre une vue imprenable sur les algues ondulant au gré des vaguelettes et les limaces de mer aux couleurs si vives et si parfaites. Au fur et à mesure que la nuit descend, Dame Lune, esseulée au beau milieu du firmament, illumine notre jardin secret de son joli croissant doré. Les mouettes, de leur bel envol, glissent sur l’eau, un “plouf” trouble ce silence et mon repos. Plusieurs embarcations amarrées par-ci par-là, attendent paisiblement leur virée quotidienne. Je garde le bon souvenir d’un mercredi ensoleillé où l’heure des festivités venait de sonner, n’oubliant pas la crème à bronzer, la glacière et les bières, le gâteau, le maillot, surtout le jerricane et les éternelles cannes. “Vite vite, j’accélère jusqu’à l’embarcadère”. A l’intérieur de son “Petit baigneur” - en hommage au célèbre acteur comique Louis de Funès - le capitaine détache les amarres et au quart de tour le moteur démarre. Une fois installée à l’endroit recherché et les deux ancres lancées, je rabats la casquette, chausse mes lunettes et avec les gros “bibis” (appâts), plus de souci. “Daurades, dorades, tenez-vous bien, on vient !”. Pendant que je cale, elles cavalent, et notre passagère la brise vient me déposer une bise. Ravis, nous attendons patiemment l’instant qui troublera cet agréable moment. En guise de bonne pêche, ce fut la dèche… Mais comme le chantait gaiement notre Carlos regretté - “tout nu et tout bronzé, on est bien, on est beau, quand revient l’été” - ce n’était juste qu’une partie remise, nous remémorant notre sublime voyage en gondole à Venise… Hier, j’y ai observé un fabuleux coucher de soleil. Cette couleur orangée se laissant aller sur le bleu azuré improvisait, comme à la craie, un dessin magique et unique. Une autre fois, cet astre harmonieux aux reflets éclatants tirait sa révérence tout simplement. Les cumulus de mai, en forme de flocons grisés, ressemblaient à un troupeau de brebis bouclées. Cependant Dame lune refusait de s’amuser avec eux et se dissimulait parmi ces boules de coton pendant que l’étang flirtait avec les poissons. Fréquemment, cette immensité aux tonalités bleutées variait sensiblement, du pastel au myosotis, de la pervenche à la lavande en passant par l’outre-mer ou le noir, ces impressionnants nuages emboîtés crayonnaient les contours d’un puzzle, c’était beau à voir ! En solo dans le lointain, un point lumineux de “long courrier” clignotait. Quelques temps après, le voile s’est enfin déchiré permettant d’admirer la magnifique constellation de la voûte céleste. Voilà qu’ici résonnait minuit enchanté. Mon ami le vent séduit par Dame Lune en beauté, auprès d’elle sans bruit se prélassait. L’aventurière, ronde, étincelante comme un diamant, toujours brillante si délicieusement, jouait souvent à l’actrice. Cet assistant, très amoureux, cédait à ses caprices. Ce vieux couple m’enveloppait d’une tendre malice. Soudain, la pluie, sans vice, versa une larme de bonheur, selon l’humeur elle y allait parfois de bon cœur. Miss Etoile resplendissait de mille feux pour illuminer ce paysage bienheureux. Maître Eclair, façon de les chatouiller, claquait en l’air en guise d’artificier, afin de les manipuler. L’orage si coquin me transmettait un message clandestin : “encore une nuit blanche, ce n’est pas tous les jours chance, la pleine lune possède son avantage et nous tournons ainsi la page”…!!!  Au cours d’une longue promenade, je percevais le clapotis de l’eau salée qui caressait les rochers et la complainte du vent qui faiblissait, satisfait de sa journée mouvementée. Je me posais un instant sur ce banc érodé au cœur de la charmante place pavée, au milieu des caisses renforcées et des bouées bariolées. La plage de sable cristallin rythmait en cadence toute les nuances du matin. Le varech si sec, les cailloux de partout, il est passé, le Petit Poucet ? Je respirais l’odeur forte de l’iode en cette généreuse période. Tout près des filets, les nasses et mes orteils se doraient là, au soleil. Même des chats tigrés se prélassaient sur la pelouse bien taillée et complétaient ainsi ce havre de paix. Les six marches d’escaliers cimentées facilitaient la descente pour aller me baigner. Déguisée en requin suivi par ses rémoras,  je m’voyais déjà - non pas en haut de l’affiche - mais avec une flopée de seiches dans la bourriche, et surtout une pêche d’enfer, prête à badiner sur “Les dents de la mer”. Quelle amusante baignade et savoureuse orangeade ! Après cette rafraîchissante collation, je reprenais ma marche sans hésitation et lézardais le long de la berge, tout en frottant mes souliers sur l’herbe mouillée. Soudain, mon imagination s’emballait. J’apercevais tout là-bas “les petits rats de l’Opéra”, virevoltant et sautillant élégamment, vêtus de leur tutu magique tel un cygne magnifique, plaçant leurs différents pas au rythme de la musique… Ma rêverie se transformait soudain en vision d’horreur par rapport à ces rongeurs. Une colonie de rats d’égout émergeant d’un minuscule trou, pointait leur noire frimousse, manière de me flanquer la frousse… Mais que faisait donc ce gros matou à part “miaou” ? Ne faudrait-il pas éradiquer ce problème par un puissant stratagème ? En versant tout simplement une petite dose d’arsenic, bien que l’endroit appartienne au domaine public… Après cet incident mouvementé, assise sur un rocher, jambes repliées, un petit vent frais s’était blotti à mes côtés. Ce magicien gémissait doucement, soulevait mes cheveux fins et tournait les pages de mon bouquin. Ce mage me câlinait, tout mon corps frissonnait et mon esprit s’abandonnait… Aucun bruit ne venait troubler cette paisible pause, de bonheur j’étais ivre et mon visage respirait la joie de vivre… Les confortables habitations aux murs et volets colorés harmonisaient ces ensembles ravissants, de hauts lampadaires éclairaient ces grands lotissements. Le soleil jouait de nouveau à cache-cache puis s’enfuyait subitement. L’onde devenait alors plus sombre tandis que sa complice m’invitait à rêvasser dans les bras de Morphée. Rentrée aussitôt à mon “do mi si la do ré” - jeu de mots musical, je m’endormais dans un songe apaisé et idéal… Pourtant dès potron-minet, une main invisible avait encor’ transformé ce somptueux décor. Quand le soleil s’éveillait, l’étang s’émerveillait… Ce Maître raffiné habillé d’or luisait comme un trésor et me cajolait avec finesse et délicatesse… mais la tramontane s’était mise d’un coup à souffler très fort… Donc revenons maintenant à nos chers moutons, c’est le cas de le dire ! Car les lames couvertes d’écume se rebellaient et se déchaînaient. Ces nobles vagues si surprenantes escaladaient les énormes digues et s’invitaient par les fenêtres qui n’étaient pas fermées. Ces intruses noyaient les allées goudronnées, arrosaient nos jardinets décorés, aspergeaient les promeneurs et les faisaient fuir ailleurs. Ces friponnes virevoltaient avec les mouettes en farandole secrète. Quel plaisir de les regarder tourbillonner, danser gracieusement en toute liberté, les ailes déployées à quelques pas de la jetée. Ces coquines s’amusaient, comme moi avec ma muse préférée. Afin de mieux parader à Sète dans ces régates si renommées, ces remarquables voiliers du dimanche agrémentés de voiles blanches, battaient tous les records de vitesse. Dans le lointain, ces “vedettes” filaient et défilaient comme une chenille qui scintillait. Je me souviens que par un bel après-midi sans souci, nous étions repartis dans la bonne humeur, en escapade dans notre “Petit baigneur”. Un gentil brin de vent et quelques amis charmants nous accompagnaient. En bordure de la sèche - banc de terre formant un petit îlot tout en longueur - nous descendions batifoler dans ces flots si chauds et désirables pour ramasser des coques enfouies dans le sable. Quel festival, les déguster sur place demeurait un vrai régal ! Quelques heures après notre délicieux festin, Compère Mistral laissa éclater sa colère, ce coquin ! Vraiment surpris par ce début de tourmente, nous étions pressés de prendre la tangente. Mais au moment de démarrer, le bateau s’était échoué. Plus on s’acharnait à le tirer d’un côté, plus le vent invincible et furieux le poussait de l’autre côté. Nous buvions la tasse à chaque nouvelle brasse et ces maudites rafales aiguisaient notre fringale. Quelle situation désespérée mais le voici enfin désensablé. Agrippés à la chaîne de l’ancre pour le stabiliser, avec nos yeux si rieurs, nous sautions par-dessus les vagues pour essayer de grimper à l’intérieur. Mais à chaque saut manqué, notre slip, lui, descendait. Même le ressac s’infiltrait dans la cabine, s’éclatait sur nos alléchantes tartines. Abandonnés à nos tristes sorts, ballottés de bâbord à tribord, nous voici revenus entiers, mais après tant d’efforts, pour enfin s’accoster et s’amarrer à notre corps-mort. Nous avions mal à la tête et nos dents jouaient des castagnettes, tous transformés en statue, en petite tenue et le sourire disparu… Imaginez notre situation dans le feu de l’action, quelle animation ! Bien orchestrée et en mesure, l’indésirable houle dirigeait notre aventure. Et par ce temps humide, quelques hommes-grenouilles intrépides, plongeaient avec leurs cordages en quête de coquillages… Le lendemain, je revivais, soulagée, ce mémorable souvenir qui aurait pu mal finir, et restais plantée avec mon inséparable K.way, évoquant ainsi le fameux sketch de Dany Boon… Face à cette digue inondée, la furie s’excitait sans cesse sur les galets usés. Cette amazone traversait le chenal endormi, s’enfuyait vers le canal engourdi et s’abandonnait tranquille vers notre jolie presqu’île, avant de recommencer. Nos majestés les mouettes profitaient de la tempête et planaient comme d’élégants cerfs-volants dirigés par le vent. Ces bancs de goélands si gracieux au grand cou blanc majestueux, au long bec épais, aux pattes palmés, se reposaient en toute sérénité sur les toits des maisons, sur les rampes des balcons. Je les apercevais se dandiner dans les ruelles ou sautiller dans les nacelles. Ces volatiles si adroits - non virtuoses de surcroît - se stimulaient par des cris de plaisir pour un instant de désir… Pendant la journée, quand le temps le permettait, ces donzelles se regroupaient régulièrement sur la pelouse nettoyée. C’est le quartier général où se passait leur festival, le stade étant animé et les buts bien gardés… Vous souvenez-vous de cet agréable sketch à propos de “la Pointe Courte” ? Raconté et mimé par l’humoriste local, Daniel Villanova, sur les places réservées le long des quais et les fils emmêlés… Dans ce quartier typique de pêcheurs, d’audacieux cambrioleurs avaient fait main basse sur des objets de valeur. J’ai lu plus tard dans notre quotidien habituel, que ces malfaiteurs et leurs revendeurs s’étaient fait arrêter pour vol et recel… Soudain, dans le lointain, j’entendais fredonner “la supplique pour être enterré sur la plage de Sète” du compositeur Georges Brassens, enfant du pays. Ecoutez-la vous aussi - non pas sur un disque bien sûr ! - mais sur un CD en son Espace dédié… La réalité, c’est ce qui continue d’exister lorsque l’on cesse d’y croire… et l’harmonie de mon sublime paradis durera ainsi toute la vie. Je me permets d’envoyer naturellement un sincère clin d’œil à tous les artistes cités et une touchante pensée à tous ceux qui nous ont quittés. Me voici vraiment inspirée et ma plume veut partager avec vous, cher jury, “Sète” plaisante prose qui nous a tous rajeunis et réjouis.

“Sète prose poétique vient de remporter le 1er prix au concours de poésie de la Vallée de l’Huveaune et de Marseille 2013″

“Cet agréable texte vient de remporter le 1er prix Douce France 2013 au 45ème concours de “Rencontres-île des poètes” à Ste Geneviève-des-Bois.

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Journée à l’ancienne à Sussargues
Publié à 18:00 dans Sorties en peñas

S i cela devient une habitude… alors… pourvu que ça dure !
U ne année supplémentair’, mais nos costumes ont pris l’air…
S ous nos déguisements d’antan, il faisait très beau temps !
S i vous montez en charrettes… on y est pour faire la fête !
A la manade Vitou, on joue ! Il en faut pour tous les goûts !
R egardez ce déjeuner au pré, tous ses invités… C’est prêt !
G éant ! Aux champs, c’est la démonstration… des gardians.
U ne fois sur la place du village… l’apéro était en ballottage…
E t on a animé… dansé, chanté, beurré, arrosé et… rétamé…
S i vous voulez mon avis, 10 heures - 15 heures, cela suffit !

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“Boun Annivèrsari !”
Publié à 7:57 dans Mon demi siècle...

« Pas une obligation » ? Pitchoune, vous galéjez ?
En quelques vers choisis célébrer vos années,
C’est chose que je vais sur le champ entreprendre,
Dont je goûte d’avance tout le plaisir à prendre.

Cinquante années ? Déjà ? Je ne peux pas vous croire !
Vous êtes sûre, vraiment ? C’est bien vrai, cette histoire ?
Car à vous voir, ma belle, on ne peut que douter
Que sur vous tout ce temps déjà ait pu passer !.

Je ne demande pas quel est votre secret
De jeunesse éternelle (parce que je le sais !) :
C’est d’avoir ce joyeux et ardent caractère
Don que le Sud aux siens réserve sur sa terre.

Et puis ce petit plus, vous êtes musicienne.
Car il me semble bien que quelque Muse ancienne
Se soit penchée un jour sur ce petit berceau,
D’où vous jetiez vos premières notes « allegro ».

Etant un peu « pais », nous avons tous les deux
Le goût de la musique et celui du ciel bleu…
Laissez-moi donc vous dire, ainsi qu’un vieil ami,
En la lengo nosto « Boun Annivèrsari ! »

Je vous embrasse bien fort à cette occasion (de loin, et je le regrette !)

Francés, lou vièi gardian.

Réponse de la “Pitchoune” au “gardian”…

F ranchement et du plus profond de mon cœur,
R avie, je vous remercie pour ce gentil bonheur.
A la date du 19 mars,  j’aurai une petite pensée,
N oyée en un nuage bleuté de baisers imaginés.
C omme tous les “poissons”, en vrais polissons,
O n chante la même chanson parfois à l’unisson.
I mprovisation, délectation, et sans la partition !
S oyez heureux avec La Cigale en pleine action.

A ccompagné de “Sète” courte bafouille sétoise,
U n joli cadeau et bon resto, j’en reste pantoise.
R egardez-moi, le printemps arrive à grands pas,
E t grand ciel bleu, nuages heureux sont déjà là.
N otre “Joyeux Anniversaire” ! Tout en musique !
T oute mon affection, pas sous l’Arbre magique,
I l était un bel olivier, eh oui ! votre olivier préféré.

Gros bisous de la pitchounette de Sète…

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Bon annif’…
Publié à 14:32 dans Mon demi siècle...

Cinquante ans ! Ah mais oui ! Quelle joyeuse fête !
Oublier ? Allons donc, où avais-je la tête ?
Mes pensées étaient là et tous mes voeux aussi,
Pour celle qui sait bien chasser les noirs soucis.
Reine de l’acrostiche et amie de l’humour,
Madame Météo annonce les beaux jours,
Et bien sûr l’Harmonie, un paradis sur terre.
Véronique, bravo ! et bon anniversaire !

Michèle Fizaine

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Un beau dimanche varié…
Publié à 1:00 dans Sorties en peñas

F inalement, on s’est bien éclatés… Quelle belle matinée !
E t les morceaux bien orchestrés, ça y allait ! Quel pied !
R emarquez que tous les pasos sont beaux… et les solos ?
R ires, bonne humeur, chaleur, couleur et quel bonheur !
A vec l’habitude et pourvu que ça dure, c’est l’Aventure.
D ans les arènes, avec la Reine… On est les rois, de quoi ?
E t de l’apéro, trop beau ! Repas improvisé, il fallait filer…

et

C ar nous avions rencard, en Agde, à deux heures et quart.
O n a attendu, attendu ! et de la patience, on en a tous eue.
R egardez ! C’est par ici ! Hé, Walt Disney ! Enfin, les voici !
S uivez le méchant loup… Et le chaperon rouge… il est où ?
O n l’imagine, rien qu’à voir ses grosses babines ! Devine ?

A vec notre tenue colorée… et musique variée,
G agné ! On nous a repérés et si bien apprécié.
D ‘accord, on revient le 5 août, mais en nuitée,
E t pour 3 tours de ville, on va encore s’amuser.

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Pour mon ami de la poésie
Publié à 14:26 dans Copains/copines

R êvant de participer au concours de poésie
A dorant la simplicité, toujours j’ai eu envie.
Y a t’il un moment plus amusant et exaltant ?
M a renaissance, Raymond, la nuance, le ton.
O h, coucou, grand méchant loup, charmant,
N ‘allez-vous pas me dévorer pour votre dîner ?
D emande tout rouge, le petit chaperon rouge.

B lague à part, petit clin d’œil, ceci dû au hasard.
E tonné, il s’est reconnu, m’aurait dégustée crue.
R evenu de sa stupeur, mordu, il a un grand cœur.
G agné ! Lundi de Pâques, il me sourit, maniaque.
E ncor’, sous son aile et de l’or, dans la cervelle…
R iche, l’acrostiche fétiche pour vous, Ma biche.
O n s’enlace, s’embrasse, c’est le coup de grâce.
T ous mes remerciements et sincères sentiments.

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Passion
Publié à 19:52 dans Amis poètes

De passion il vit
De passion elle rit
Leur passion les réunit
Au sein de l’harmonie

De musique il vit
Des acrostiches elle écrit
Il les lit, elle les publie
Ainsi va leur vie

Christian (La Peyrade)

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